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Le régime iranien sérieusement menacé par la pénurie d’eau et l’exode des millions de personnes


Le régime iranien sérieusement menacé par la pénurie d’eau et l’exode des millions de personnes

Le gouvernement d’Hassan Rohani a les bras plutôt chargés ces derniers temps. Il est en proie à de nombreux challenges économiques et politiques majeurs. Entre négociations sur le nucléaire, crises géopolitiques en Syrie et au Yémen et manifestations pour les droits de l’Homme et de la Femme à l’intérieur du pays. Cependant le pays est aussi confronté à un adversaire très silencieux mais absolument redoutable : le climat

La pénurie d’eau en Iran étant déjà à un stade critique, il est fort probable que la crise s’aggravera dans de nombreuses régions du pays à mesure que l’été se rapproche, à tel point que les représentants du gouvernement de Rohani ne se contentent plus de parler de pénurie d’eau et mettent explicitement en garde contre une restriction hydrique auquel le pays va être confronté.

L’Institut international de la gestion de l’eau vient d’intégrer l’Iran dans sa liste noire des pays menacés par la pénurie d’eau.  La sécheresse est devenue un problème de sécurité nationale en Iran. La pénurie d’eau en Iran peut conduire à la famine.

Le pays ne possède pas les compétences nécessaires pour gérer la problématique de l’eau convenablement et la mise en place des sanctions est toujours un frein supplémentaire majeur.

À Kashan, le lieu de fabrication de la très renommée eau de rose, connaît des niveaux décroissants des ressources d’eau. Mais c’est Ispahan qui où la situation illustre  l’image de la crise environnementale et sociale dans laquelle est plongée l’ensemble du pays ces dernières années, entre disparition des zones humides, assèchement des lacs et désertification de masse.

À Chiraz, c’est le lac Urmia sert de baromètre des dégâts causés sur les ressources en eau du pays. Ce plus grand lac du Moyen-Orient- 5 200 km2- sa capacité est réduite d’environ 90 % par rapport au début des années 1970. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ce retrait, notamment l’utilisation pour l’irrigation des ressources des cours d’eau qui s’y déversent, le prélèvement massif dans les eaux souterraines qui l’alimentent ainsi que le réchauffement climatique régional.

Le centre national d’alerte et de surveillance de la sécheresse et de l’Organisation météorologique d’Iran (IRIMO), estime que  plus des trois quarts de l’Iran sont victimes de la sécheresse.

Depuis début mars 2018, les manifestations d’agriculteurs se succèdent à Ispahan, avec pour slogan une question simple : où est passée notre rivière ? Ces fermiers sont au chômage technique car il n’y a plus assez d’eau dans le réservoir pour satisfaire l’intégralité des demandes.

La crise de l’eau alimente aussi la tension entre l’Iran et ses voisins.

Les populations d’Ispahan et du Sistan-Baloutchistan subiront une restriction de l’eau

Selon Reza Ardakanian, ministre de l’Energie de Rohani, 334 villes du pays seront soumises à une restriction de l’eau cet été. Avec un total de 35 millions d’habitants, les villes représentent près de la moitié de la population du pays.

« Sur la base de nos études, 165 villes avec une population totale de 10,5 millions d’habitants sont au niveau jaune, 62 villes avec 6,8 millions sont au niveau orange et 107 villes avec 17,2 millions seront au niveau rouge. Dans l’ensemble, 334 villes seront soumises à une restriction hydrique », déclare Ardakanian. (Journal  Mardomsalari, 22 avril 2018)

« Cinq millions de personnes dans la province d’Ispahan seront privées d’eau potable à partir du mois d’août. Il s’agit d’une situation d’urgence », déclare le député du régime Haji-deligani. (Radio du régime – Farhang, 8 avril 2018)

Dans la province de Kerman, au sud-est de l’Iran, est actuellement en pénurie d’eau potable et les agriculteurs  sont en colère car ils  n’ont plus d’eau.

Les zones rurales du Khorassan Nord sont  aussi sujettes à une mort progressive et 159 villages de la province souffriront d’une pénurie d’eau cet été. En outre, certaines villes seront également touchées. Par exemple, Shiravan, dans la province du Khorassan Nord, est l’une des villes qui a été confrontée à la crise de l’eau ces dernières années.

Le 22 avril 2018, l’agence de presse officielle Tasnim, a également souligné ce problème dans un article intitulé « Le stress hydrique à Kohguilouyeh-Bouyer Ahmad est grave », écrivant que « six villes de la province, notamment connaissent actuellement des conditions de pénurie d’eau, et que la situation dans ces villes et même dans d’autres villes de la province devrait s’aggraver avec l’augmentation des températures et de la consommation d’eau. »

Selon les projections des experts, si la crise de l’eau persiste, les habitants des provinces centrales de l’Iran se retrouveront sans eau potable dans 20 ans, de sorte qu’ils devront immigrer pour rester en vie.

Le chef du département de l’Environnement du régime, Isa Kalantari, affirme que « si nous ne parvenons pas à résoudre la crise de l’eau, 50 millions d’Iraniens devront quitter le pays dans les 25 prochaines années ; une immigration qui aura des conséquences dramatiques, de telle sorte qu’il n’existera peut-être plus un pays appelé Iran. » (Site web officiel Aftab, 18 septembre 2016)

« Aucun ennemi n’aurait traité les ressources naturelles et l’environnement du pays comme ils les ont traités au cours des dernières années », reconnaît Kalantari.

L’ironie amère, cependant, c’est que Kalantari, lui-même, a été directement impliqué dans la crise. En tant que ministre de l’Agriculture du régime pendant les deux mandats de Hashemi Rafsandjani ainsi que pendant les trois premières années de la présidence de Mohammad Khatami, Kalantari a été directement responsable de la catastrophe avec la construction excessive de barrages et la délivrance de permis pour forer des puits d’eau.

Dans un article intitulé « Arrêtons l’effondrement : à quoi ressemblerait un Iran sans eau ? », le site Web officiel Asr-e-Iran écrit : « Si la moitié des efforts déployés par les responsables pour filtrer les réseaux sociaux et les applications de messagerie étaient consacrés à l’eau, nous ne serions pas confrontés aujourd’hui à un problème appelé crise de l’eau. » (Site Web officiel Asr-e-Iran, 19 avril 2018)

 

Pour résoudre une crise, il faut en identifier les racines et y faire face

Cette situation de crise prend racine autour de trois problématiques majeures :

1*Une hausse rapide de la population : L’Iran est passé de 37 millions d’habitants en 1979 à plus de 82 millions en 2017 suite aux politiques gouvernementales pour booster la natalité. Le pays va dépasser la barre des 150 millions d’habitants en 2050.

2* Un système agricole inadapté et improductif : Pendant longtemps le système agricole du pays fut l’un des piliers de la vie iranienne et notamment lors de la guerre avec l’Irak ; aujourd’hui c’est l’une des causes majeures de la pénurie en eau puisqu’elle utilise 92% des réserves en eau fraîche souterraine et n’obtient qu’un taux de rendement de 30%, soit moitié moins que la moyenne mondiale.

3*. La mauvaise gestion de l’eau de manière générale : 90% de la population et de la production économique du pays se situent dans des zones de fortes, voire très fortes, contraintes en eau. L’eau est utilisée en en priorité pour l’agriculture, mais les iraniens  ne savent pas comment s’en servir. Ils noient les champs et de nombreuses cultures de riz et l’eau s’évapore, c’est une perte énorme.

*4 La politique antinationaliste du régime iranien et de la corruption effrénée des dirigeants du régime et des gardiens de la révolution (IRGC) qui gaspillent les atouts du pays pour des projets nucléaires et l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme.

Maintenant que le pays s’oriente rapidement vers une crise de sécheresse, non seulement le régime n’a rien fait pour y remédier, mais il participe également à la détérioration des conditions avec sa politique de pillage des ressources en eau du pays.

Poursuivre la politique de construction de barrages non-experts et de forage de puits d’eau profonde du régime des mollahs et de ses organes prédateurs, notamment les Gardiens de la révolution (pasdaran), est l’un des principaux facteurs qui ont plongé le pays dans une crise de pénurie d’eau et de sécheresse.

Entre changement climatique, sanctions internationales, exploitation agricole critiquable, explosion démographique et gestion de l’eau déraisonnée, l’Iran est pour la première fois face à un adversaire qu’il ne peut plus combattre seul. Dans une région où la plupart les relations sont déjà très tendues sur la question de l’eau.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 11 thoughts on “Le régime iranien sérieusement menacé par la pénurie d’eau et l’exode des millions de personnes

    1. Jg

      Je ne m inquiete pas ! La france et ses voisins aideront l iran , a la fabrication de la bombe tant revee ! , les iraniens viendront s installer dans l espace europeen , ils recevront toutes les aides sociales , et avec cet argent , ils aideront leurs familles au pays .
      L argent ainsi recupere , servira a payer les soldats de l islam qui combattent depuis 1400 ans !

    2. yacotito

      vé’atsar et hachamaïm, vélo yihyé matar, vé hahadama lo titen et yevoulah !

      Les iraniens feraient mieux de construire des usines de dessalement au lieu de gaspiller leur argent à fabriquer en bobinettes.
      Ils pourraient en acheter aux israeliens par ex qui ont le know-how (lol)

    3. LeClarvoyant,

      L’Iran méprise son peuple, il est devenu cher à canon avec leurs Mollahs; Ils se nourrissent d’antisémitisme, mais cela les fera mourir plus vite.

    4. robert davis

      MERCI LA PENURIE D EAU – MERCI LA BOMBE Il faudrait trouver un moyen d’accélérer cette pénurie. Quant aux imbéciles qui donnent des conseils aux iraniens pour améliorer leur sort ILS SONT ENCORE PLUS BETES QUE ROHANI.

    5. c.i.a.

      L`islam et sont tier-mondisme dans toute sa splendeur, en résumé qu`ils prient leur allah, pour avoir de l`eaux, mais il est aussi incompétent et stupide qu`eux, TRÈS BONNE NOUVELLE cette« PLAIE D`ÉGYPTE « sur l`Iran!!

    6. Pinhas

      Ce pays représente l’obscurantisme , la violence et l’ignorance.
      Asséché il tombera en poussière et dans l’oubli .

    7. Armand Maruani

      Encore une Histoire d’O .

      Bientôt avec leurs mensonges sur le nucléaire ils vont l’avoir dans le Q .

      Ils ne manquent pas d’R ces zozos .

      Ils finiront par boire de la pisse de cham’O ooooooo .

      Ah ah ah

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