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Le Hezbollah commémore la mort de l’un de ses pires chefs terroristes, Moustapha Badr al-Din


Le Hezbollah commémore la mort de l’un de ses pires chefs terroristes, Moustapha  Badr al-Din

Le secrétaire général du mouvement terroriste libanais du Hezbollah,  Hassan Nasrallah, a prononcé un discours ce lundi 14 mai 2018 à l’occasion du 2e anniversaire de la mort de Mustapha Badr al-Din, un haut commandant militaire de ce mouvement tué en 2016 en Syrie.

Badr al-Din, mort le 13 mai 2016 à Damas, est un célèbre chef militaire sanguinaire du Hezbollah libanais. Il est un des fondateurs  de cette milice chiite  en 1982 et il est le beau-père d’Imad Moughniyah, un autre chef chiite militaire tué en Syrie en 2008.

Parmi les premiers djihadistes chiites du Hezbollah

En 1983, lors de la guerre du Liban, Moustapha Badr al-Din  a dirigé les attentats de Beyrouth qui causent la mort de 299 militaires américains et français. En décembre suivant, il est à nouveau impliqué dans des attentats au Koweït, notamment contre les ambassades de France et des Etats-Unis.

Arrêté en 1984, il est condamné à mort au Koweït. Pendant sa détention, le Hezbollah réclame à plusieurs reprises sa libération en échange de celles de plusieurs otages. Badr al-Din  est finalement libéré lors de l’invasion du Koweït par les troupes irakiennes de Saddam Hussein en 1990, puis il trouve refuge à l’ambassade de l’Iran et regagne le Liban. Il entraîne les palestiniens et mène la lutte contre les troupes israéliennes jusqu’aux années 2000.

Il avait également un lien avec l’attentat à la bombe contre en Arabie Saoudite en 1996. Il est aussi le fondateur du Hezbollah en Irak en 2003. Il est soupçonné aussi d’être le « cerveau » de l’attentat qui cause la mort de Rafiq Hariri en 2005.

Lors de la guerre civile syrienne, au cours de laquelle la milice chiite intervient au côté du régime syrien, Badr al-Din devient  le principale commandant militaire en chef du Hezbollah. Il aurait été le responsable en Syrie du renseignement, de la logistique et du recrutement.

La nuit du 12 au 13 mai 2016, il est tué près de l’aéroport de Damas,  par une frappe aérienne peut-être israélienne. Il est enterré à Beyrouth le 13 mai. Mais le Hezbollah insiste de dire que, selon son enquête, Badr al-Din a été tué par un tir d’artillerie effectué par des groupes sunnites, mais sans donner plus de précision. Aucun groupe rebelle syrien ne revendique sa mort.

Le 21 mars 2017, le général Gadi Eizenkot, chef d’État-Major de l’armée israélienne, déclare que Moustapha Badr al-Din  a probablement été tué par « ses propres officiers ». Une information confirmée par les médias arabes sunnites.

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Badr al-Din a été un sauvage qui ordonnait de tuer les enfants et les femmes sunnites en Syrie au nom de l’idiologie chiite. Plusieurs libanais ont été  soulagés de sa disparition. 

Fantôme qui ne laisse pas de traces

Badr al-Din passe pour un fantôme non reconnaissable et virtuellement intraçable à travers le Liban, ne laissant aucune empreinte. Il se nomme Elias Fouad Saab, parfois aussi Sami Issa.

Ni passeport, ni permis de conduire, ni compte en banque, ni propriété, ni entrées-sorties du territoire ne sont enregistrés à son nom au Liban. L’homme est pourtant sous mandat d’arrêt prononcé par le Tribunal spécial pour le Liban depuis le 30 juin 2011.

Il est à noter que  Badr al-Din, est l’un des plus éminents fondateurs de l’appareil secret du Hezbollah, recruté par les Gardiens révolutionnaires avec Imad Moughniyah en 1982 avant la création officielle du « Hezbollah ».  En 1983, il a participé avec Moughniyah  à l’attentat contre l’ambassade américaine, les Marines et les soldats français à Beyrouth.

Il est également connu pour être un spécialiste des tactiques militaires. Il a été formé par des experts ukrainiens amenés par les Gardiens de la révolution iraniens pour former des cadres du Hezbollah à Beyrouth en 1984.

La dernière fois que Badr al-Din était vue, ors des funérailles  de son neveu Jihad Moughniyeh, tué par un drone israélien dans le Golan syrien. Selon le New York Times Badr al-Din lui-même était la cible de ce raid israélien, mais il a changé ses plans à la dernière minute.  Jihad Moughniyeh est le fils d’Imad Moughniyeh, chef militaire du Hezbollah tué en 2008 dans un attentat à la voiture piégée à Damas (Syrie).

Le chef de la division de recherche de la division des renseignements militaires, le général Dror Shalom, a indiqué que  Badr al-Din est mort à la suite d’une dispute majeure avec le chef de la Force Qods des Gardiens de la Révolution iranienne, Qassim Soleimani, à propos de la répartition du fardeau de la guerre en Syrie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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