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Les législateurs américains refusent de vendre des F-35 au dictateur islamiste Erdogan


Les législateurs américains refusent de vendre des F-35 au dictateur islamiste Erdogan

Trois sénateurs américains, James Lankford, Thom Tillis et Jeanne Shaheen ont accusé le président turc, Recep Tayyip Erdogan d’avoir violé l’état de droit. C’est la raison par laquelle ils ont proposé un projet de loi au Sénat visant à empêcher la vente de l’avion F-35 Joint Strike Fighter à la Turquie.

Selon le journal Washington Examiner un projet de loi du Sénat bloquerait la vente des F-35 du constructeur Lockheed Martin, pour la Turquie.

« Le mépris du président turc pour l’état de droit est dangereux. Le sénateur Tills, le sénateur Shaheen et moi-même, nous avons présenté aujourd’hui un projet de loi visant à empêcher le transfert d’avions de combat interarmées F-35 en Turquie », a tweeté Lankford son compte.

« Les décisions stratégiques de la Turquie tombent malheureusement de plus en plus en désaccord avec, et parfois en contraste avec, les intérêts des États-Unis », a-t-il ajouté et de conclure :

« De plus, le gouvernement turc continue de se rapprocher de la Russie. Un pasteur américain innocent est emprisonné pour être utilisé comme pion dans les négociations politiques, mais les États-Unis ne récompensant pas les prises d’otages de citoyens américains. On verra le genre de mesures punitives que ce projet de loi adoptera« .

Cela intervient alors que certains médias turcs ont fait part de la colère  des responsables turcs suite au retard de la  livraison par les Etats-Unis des avions de combat F-35 à la Turquie.

Faute de commentaires officiels,  des experts militaires s’efforcent de comprendre des efforts de la part de l’État hébreu veulent empêcher la livraison pour la Turquie de ces chasseurs furtifs ultra-modernes.

Les forces aériennes de l’État hébreu sont les seules, avec les USA, qui disposent des  F-35  prêts au combat. Tsahal garde les F-35 en réserve stratégique au cas où elle viendrait à mener une opération contre un adversaire disposant de systèmes antiaériens performants, estiment des experts.

La Turquie n’a pas besoin de chasseurs F-35 américains, estiment certains médias turcs.

La Turquie pourrait retirer le radar américain si les F-35 ne sont pas livrés à temps

Un journal turc proche du gouvernement a déclaré qu’en représailles aux propos d’un haut responsable américain, Ankara pourrait démanteler le radar américain AN/TPY-2. Une manière pour Ankara de se venger de la prise de décision américaine en « mettant Israël  à la merci des missiles iraniens ».

« Au cas où les États-Unis violeraient leur accord avec la Turquie concernant la vente des chasseurs F-35, cela conduirait Ankara à prendre des mesures en réponse, dont le démantèlement éventuel du puissant radar AN/TPY-2 mis en place par les États-Unis en 2012 dans la province de Malatya afin de repérer tout missile tiré sur Israël« . C’est ce qu’on lit dans l’éditorial de novembre dernier  du journal turc Yeni Şafak.

La sous-secrétaire adjointe aux forces aériennes américaines pour les Affaires internationales, Heidi Grant s’est récemment dite préoccupée de la vente éventuelle à Ankara du puissant système de missiles S-400 russe, avertissant que l’achat du système anti-missile russe pourrait compromettre le contrat de vente des F-35 américains à la Turquie.

Alors que la pression des États-Unis et de l’OTAN sur la Turquie empêche l’achat du puissant système de missiles S-400 en provenance de la Russie, l’administration américaine a menacé de ne pas proposer de chasseurs F-35 commandés par la Turquie.

Au moyen du radar de défense antimissile balistique américain BMD placé dans la ville de Kürecik, l’OTAN pourrait observer tout missile tiré sur Israël. D’autres radars dans la région qui présentent des caractéristiques similaires sont situés en Israël, en Jordanie, au Qatar et aux EAU. Cependant, la portée de ces radars n’est pas comparable à celle du radar installé sur le territoire turc. Au cas où la Turquie déciderait de démanteler le radar de Kürecik en réponse aux tentatives des États-Unis d’utiliser les F-35 pour faire chanter la Turquie, Israël perdrait son « système d’alerte précoce » en cas de lancement de missiles estiment les responsables turcs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • One thought on “Les législateurs américains refusent de vendre des F-35 au dictateur islamiste Erdogan

    1. Malcolm Ode

      « … Au cas où les États-Unis violeraient leur accord avec la Turquie concernant la vente des chasseurs F-35, cela conduirait Ankara à prendre des mesures en réponse… »

      Réponse : « … Au cas où la Turquie violeraient leur accord avec les États-Unis concernant l’état de droit (kidnaping et chantage), cela conduirait Washington à prendre des mesures en réponse… »

      Le démantèlement du radar américain serait une « erreur fatale » pour Ankara et provoquerait à coup sûr son expulsion de l’OTAN où leur présence n’est que géopolitique. Sans le radar plus de géopolitique, mais un affaiblissement mahométan pour ne pas dire djihadiste de la sécurité d’Israël.

      Ça risque d’indisposer sérieusement Mister Président…

      Mais, fondamentalement, la Turquie n’a pas plus à être dans l’OTAN que dans l’Europe : faudra penser à redistribuer tous les territoires du Proche et du Moyen-Orient en fonction des peuples réellement présents… après la 3e Guerre Mondiale!

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