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Le Qatar et la Turquie des semeurs de discordes en Lybie, un pays en dislocation


Le Qatar et la Turquie des semeurs de discordes en Lybie, un pays en dislocation

En Libye, la situation  est toujours aussi chaotique avec tant de morts qu’on ne les compte plus. Des victimes que les médias ne veulent pas voir, 80.000 morts Libyens et autant. Depuis 7 ans, les violences dans ce pays ont viré à une guerre civile sanglante doublée d’un retour des interventions armées étrangères. 

Alors que le Qatar et la Turquie soutiennent les  groupes rebelles islamistes,  l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite, la France et la Russie supportent, depuis 2015, le maréchal Khalifa Haftar, le commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL, autoproclamée).

Le maréchal libyen ambitionne de réunifier sous sa houlette – et au besoin par la force – ce pays déchiré par les miliciens. Cet ancien général de Mouammar Kadhafi, est devenu l’un des pires ennemis du Qatar et des islamistes depuis son alliance avec le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi.

Le Qatar et la Turquie prônent la balkanisation complète de ce pays en une multitude d’entités. Les événements actuels dans ce pays  doivent réjouir certains du côté des islamistes. Une chose est sûre : une telle politique ne peut conduire les dirigeants libyens qu’à un chaos complet.

Libye : le maréchal Haftar retourne à Benghazi et menace de se venger contre les islamistes pro- Qatar

Le  général libyen, Khalifa Haftar, est rentré à Benghazi après deux semaines de soins médicaux en France. L’homme fort de l’Est libyen, âgé de 75 ans, a été accueilli en grandes pompes. La télévision libyenne a diffusé des images de l’ancien général de l’armée de Mouammar Kadhafi descendant d’un avion en provenance du Caire où il avait assisté à une réunion.

«Je veux vous rassurer sur le fait que je suis en bonne santé», a dit peu après Khalifa Haftar aux commandants de l’ANL et aux chefs de tribus venus l’accueillir, lors d’une déclaration retransmise à la télévision.

L’hospitalisation du maréchal Haftar à Paris pour des raisons gardées secrètes a alimenté les spéculations et les rumeurs sur son état de santé. «Je ne vais pas répondre à ceux qui ont répandu des rumeurs sur ma santé et vous n’en êtes pas responsables. Mais il y en a qui devront y répondre de manière appropriée», a-t-il déclaré.

Khalifa Haftar faisait, là, certainement allusion aux islamistes libyens qui l’ont présenté comme inapte à commander l’armée  et qui ont laissé entendre que la guerre de succession avait commencé à Benghazi. Une version que les médias pro-Qatar ont largement répandue.

A rappeler que Khalifa Haftar est considéré par ses alliés – la Russie, l’Egypte, les Emirats arabes unis et la France – comme un élément clé de la stabilisation de la Libye après sept années de chaos depuis le renversement du dictateur  Mouammar Kadhafi en 2011. Haftar s’entoure d’un cercle restreint, composé de deux de ses fils, Saddam et Khaled, qui dirigent des brigades, alors que ses autres fils Okba  et Sadiq, eux le conseillent en matière économique et diplomatique.

Des médias arabes, et notamment pro-saoudiens, annonçant que le retour de Haftar en Libye  signifie la poursuite  des opérations militaires contre les milices islamistes proches du Qatar et la Turquie. Ces deux pays soutiennent  le gouvernement d’union nationale (GNA), installé à Tripoli (ouest) et dont l’autorité est contestée par le maréchal Haftar.

Les services du Qatar sont-ils derrière l’attentat contre un général libyen proche des Émirats arabes  ?

Le chef d’état-major de l’homme fort de l’Armée nationale libyenne de la Libye, Khalifa Haftar, a échappé le 18 avril 2018  à un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays. L’attaque, n’a pas été revendiquée.

Le général-major Abdelrazak Al-Nadhouri «est sorti indemne d’une tentative d’assassinat terroriste, après l’explosion d’une voiture piégée au passage de son convoi», a indiqué le bureau d’information du commandement de l’Armée nationale libyenne. L’explosion a eu lieu dans la région de Sidi Khalifa à l’entrée est de la ville de Benghazi.

Le général Al-Nadhouri a accusé plus tard des «cellules terroristes» d’être derrière cette tentative d’assassinat. «Cet acte terroriste lâche intervient après la défaite de ces groupes terroristes» à Benghazi, a-t-il déclaré à la chaîne Libya Al-Hadath, bras médiatique de l’ANL.

Les services du Qatar encouragent les rebelles islamistes de se débarrasser du général libyen, Khalifa Haftar, de son actuel chef d’état-major, le général Abderrezak Al-Nadhouri, qui vient d’échapper à une tentative d’assassinat.              Les services du Qatar auraient aussi surveillé aussi les déplacements du général-major Abdeslam El-Hassi, commandant des opérations au sein de l’Armée nationale libyenne.

Cet attentat avait coïncidé étrangement avec une vague de rumeurs sur l’état de santé du maréchal Haftar, qui était hospitalisé plusieurs jours à Paris. L’absence prolongée de l’homme de main des Émirats arabes unies et Égypte sur la scène libyenne avait préoccupé  au plus haut point les services de renseignements de ces deux pays qui songent d’ores et déjà à un successeur de Haftar.

Les services de renseignement français auraient planifié un successeur de Haftar

Dans une déclaration au journal arabe Al-Arabi Al-Jadid, parue le 16 avril dernier, l’ex-conseiller politique du maréchal Haftar, Mohammed Bouïssir, avait révélé que le chef de cabinet de Khalifa Haftar, le général Aoun El-Fourdjani, au chevet de son chef depuis son hospitalisation à Paris, étudiait la question de la succession du chef de l’ANL avec les services de renseignements des Émirats arabes, en présence des quatre enfants du maréchal.

En réponse à une question sur la situation en Libye, l’ex-conseiller politique du maréchal Haftar, Mohammed Bouïssir, affirmait que Haftar «n’est pas seulement le commandant en chef de l’armée libyenne, mais joue également un rôle stratégique en Libye pour le compte des Émirats arabes unis, de l’Égypte et de la France ».

En observateur averti de la scène politique libyenne, l’ex-conseiller de Khalifa Haftar expliquait que ces trois pays avaient «des bras militaires et intelligents dans leurs zones d’influence et leurs projets» et exigeraient que le successeur de Haftar poursuive la même politique. «C’est donc normal que ce soit eux qui le désignent», affirme-t-il, tout en reconnaissant que c’est la France qui dirige actuellement le processus.

L’ex-conseiller de Haftar fait une autre révélation, en affirmant que le report de la succession est dû essentiellement aux démarches qui prendraient apparemment du temps pour en convaincre le président du Parlement libyen (Tobrouk), Akila Saleh, et le pousser à évincer le général Al-Nadhouri, ultime obstacle des services Français.

la Turquie et le terrorisme en Libye

Ahmad al-Mismari, porte-parole de l’armée nationale libyenne basée dans l’est du pays, a accusé il y a quelques semaines la Turquie de soutenir le terrorisme en Libye.

« La Turquie soutenait déjà le terrorisme dans notre pays avant même le début de la guerre contre le terrorisme « , avait-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse dans la ville de Benghazi.

« La Chambre des représentants (de Libye) n’a pas encore formé une commission pour enquêter sur le navire qui transportait des explosifs en provenance de Turquie. Ce navire était destiné aux Frères musulmans et à al-Qaïda, et non à la ville de Misurata« , a-t-il ajouté.

« Nous punirons la Turquie et toutes ses entreprises. Tous leurs contrats en Libye sont désormais invalides« , a annoncé M. al-Mismari,

Les garde-côtes grecs ont annoncé en janvier 2018 avoir saisi un navire battant pavillon  qui transportait des matériaux utilisés dans la fabrication d’explosifs et faisait route vers la Libye. Le manifeste du navire indique que sa cargaison a été embarquée dans les ports turcs de Mersin et d’Iskenderun. Le navire devait en théorie se rendre à Djibouti et à Oman.

Les garde-côtes grecs ont cependant déclaré que selon les premiers éléments d’enquête, le capitaine avait reçu l’ordre du propriétaire du navire de faire voile vers la ville libyenne de Misrata, à quelque 250 km à l’est de Tripoli, la capitale du pays, pour y décharger toute sa cargaison.

Libye : les affrontements intertribaux reprennent à Sebha

De nouveaux affrontements intertribaux dans la ville de Sebha, au sud de la Libye, ont fait plusieurs  morts et blessés parmi les civils, rapportent des sources militaires et médicales.

Une source militaire a indiqué que les affrontements avaient repris après des tirs d’obus aléatoires sur des quartiers généraux de l’armée qui l’ont obligés à répliquer.

Sebha connaît de violents affrontements entre tribus rivales depuis février, qui ont jusqu’à présent fait 10 morts et 30 blessés, selon un rapport médical. Les affrontements ont également contraint plus de 200 familles à quitter leur foyer. La Mission d’appui des Nations unies en Libye a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude quant à l’escalade militaire à Sebha, réclamant la cessation de l’usage inconsidéré des armes dans des zones densément peuplées.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • One thought on “Le Qatar et la Turquie des semeurs de discordes en Lybie, un pays en dislocation

    1. franck

      il etait tres bien kadafi un peu maboule mais bon il les tenaient tous d une bonne poigne
      il a cree des routes hopitaux lancee le premier satellite africain en fait il faisait plus peur aux occidentaux qu a son propre peuple

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