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Le Congrès américain bloque des aides économiques pour l’ennemi syrien


Le Congrès américain bloque des aides économiques pour l’ennemi syrien

La chambre basse du Congrès américain a adopté un projet de loi interdisant toute assistance des États-Unis à la reconstruction de la Syrie sur les territoires contrôlés par Damas. Plongée dans une guerre civile depuis 2011, ce pays est occupé par les Iraniens, les Russes et les miliciens chiites.

Un projet de loi adopté par la Chambre des représentants du Congrès américain interdit l’aide des États-Unis à la reconstruction de la Syrie dans les régions contrôlées par les autorités syriennes, selon une déclaration de la commission des affaires étrangères de la chambre basse du Congrès.

«La politique des États-Unis sera telle que l’aide des USA accordée à des fins de redressement, de reconstruction ou de stabilisation en Syrie dans les plus brefs délais sera utilisée dans une Syrie démocratique ou dans les régions qui ne sont pas contrôlées par les autorités syriennes dirigées par Bachar el-Assad ou par les forces qui y sont liées», indique le projet de loi.

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En janvier dernier, le département d’État a annoncé que Washington n’aiderait pas la Russie, l’Iran et Damas à reconstruire le pays tant qu’une «transformation politique» n’est pas réalisée en Syrie.

David Satterfield, le secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient, a signalé que l’aide serait accordée à condition d’appliquer une réforme constitutionnelle et d’organiser des élections sous l’égide de l’Onu.

Des exigences envers les autorités syriennes comprend 11 points.

Pour que le gouvernement syrien puisse en profiter, le Président américain doit présenter aux comités compétents du Congrès les preuves attestant que les autorités syriennes «ont arrêté les attaques contre la population et l’infrastructure civile», «entreprennent des mesures vérifiables visant à la libération de tous les détenus politiques», «sont en train d’organiser des élections honnêtes et libres» et «ont arrêté le développement et le déploiement de missiles balistiques et de croisière».

La liste complète des exigences envers les autorités syriennes comprend 11 points.

En outre, aucuns officiels syriens ou leur famille ne doivent être impliqués dans des projets qui pourraient être financés par les États-Unis.

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L’ennemi syrien avait attaqué un avion de combat F-16 israélien 

Un avion de combat F-16 israélien s’est écrasé en Israël, le 10 février deernier, après avoir essuyé des tirs de la défense anti-aérienne syrienne alors qu’il frappait « une base iranienne ». C’est un drone iranien entré en territoire israélien qui aurait provoqué la riposte. Les Etats-Unis ont soutenu le « droit de se défendre » israélien.

L’armée israélienne a prévenu qu’elle considérait « l’attaque iranienne et la riposte syrienne comme une violation grave de la souveraineté israélienne ».

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Le F-16 a été abattu dans les tirs intensifs de missiles anti aériens syriens en direction du Golan juif . Il s’est écrasé dans la Galilée  au nord du pays. Les deux pilotes qui étaient à bord du F-16 se sont éjectés de l’appareil.

Ces hostilités interviennent sur fond de crispations grandissantes coïncidant avec le cours pris par le conflit syrien en faveur du régime du dictateur Bachar al-Assad, un ennemi d’Israël soutenu militairement par la Russie, mais aussi par deux autres bêtes noires de l’État hébreu, l’Iran et le Hezbollah libanais.

Washington, allié historique d’Israël, a déclaré soutenir «fermement le droit souverain d’Israël à se défendre», le département d’État dénonçant également «les activités nuisibles de l’Iran dans la région».

L’ennemi syrien procède au transfert forcé des populations sunnites

Plus grave que l’utilisation des armes chimiques qui prend tous les débats dans les médias actuellement, le régime syrien, qui est appuyé par les Iraniens et les Russes, est responsable du transfert forcé de population sunnite.Les groupes chiites étrangers expulsent les derniers sunnites autour de la capitale syrienne. Ce transfert forcé des populations de la Ghouta orientale constitue un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité.

Désormais Damas et ses banlieues deviennent exclusivement des zones sous contrôles des milices pro-iraniennes. Les dernières populations sunnites de la capitale ont été transférées sous la contrainte hors du périmètre de la capitale syrienne. Les opposants sunnites à Assad ne sont plus tolérés de vivre à Damas et dans les zones avoisinantes et ont été contraints par la force à quitter leurs maisons, leur terres, leurs quartiers…

Les Iraniens ont créé une ceinture ethniquement homogène et chiite autour de Damas.

La Ghouta orientale abritait quelques 400 000 sunnites. Or les opérations militaires menées par l’armée syrienne et leurs alliés se sont soldées par la reddition des forces sunnites au bout de quatre semaines. La reprise de la Douma le 7 avril 2018 a été considérée comme victoire pour les Iraniens et les forces supplétives chiites.

Douma, le dernier bastion sunnite dans la Ghouta orientale a été arraché par les forces gouvernementales syriennes appuyées par des miliciens chiites.  Plusieurs milliers de syriens sunnites ont été expulsés hors du périmètre de la capitale syrienne pour faciliter l’installation des groupes chiites à la solde du régime.

Dans le cas syrien, le transfert forcé des populations sunnites est une arme de guerre et un moyen de créer un espace culturellement et politiquement pro-iranien autour de Damas et des grandes villes du pays. En droit humanitaire international, le crime de transfert forcé de population est une infraction grave.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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