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La Syrie sous des frappes américaines, Al-Assad et les Iraniens sous le choc


La Syrie sous des frappes américaines, Al-Assad et les Iraniens sous le choc

Le ciel au-dessus de Damas s’est rempli d’une fumée épaisse, tôt samedi 14 avril 2018, tandis que le courageux président américain, Donald Trump, annonçait des frappes militaires contre des installations du régime syrien, en riposte à une attaque chimique imputée aux hommes de Bachar Al-Assad.

Depuis la Maison-Blanche, M.Trump a fait état d’une opération «conjointe» avec la France et le Royaume-Uni.Ces «frappes de précision» ont pour cible l’arsenal chimique syrien, a-t-il expliqué, alors que les missiles pleuvaient sous la capitale Damas occupée par les forces iraniennes et les milices chiites.

De fortes explosions ont été entendues vers 4 H (heure locale) à Damas, capitale syrienne.

Selon les sources syriennes, les frappes des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne auraient été « balistiques ». Les avions de combat ont tiré les missiles sans toutefois avoir pénétré l’espace aérienne syrienne. Trois provinces de Homs, de Damas et de Hama se trouvaient dans le viseur. Une trentaine de missiles Tomahawk et de croisière auraient été tirés.

Sky News arabe, proche de l’Arabie saoudite, évoquent plus de 100 missiles qui se seraient abattus sur neuf cibles différentes.

Les frappes auraient visés aussi le centre de recherche de Barza situé dans la banlieue de Damas, les entrepôts d’armes de l’armée syrienne à 15 miles du centre de la province de Homs, la base de la garde présidentielle et de la 4ème division de l’armée, située elle aussi dans la banlieue de Damas, ainsi que des sites appartenant au Hezbollah. Les frappes ont visé notamment l’aéroport de Damas ainsi que le centre de recherche Masyaf à Homs.

Dans les minutes suivant la frappe US/France/Grande-Bretagne, l’Otan a annoncé soutenir pleinement l’agression.
Le chef d’état-major US, le général Joe Dunford, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé vendredi à 21H00 (01H00 GMT samedi) trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie mais qu’à 22H00, ces frappes étaient « terminées ». Le chef d’état-major français, le général François Lecointre, était présent lors de la conférence de presse au Pentagone.

Les Américains bien déterminés

Les États-Unis se disent prêts, avec leurs alliés, à maintenir la pression sur le régime criminel de Bachar Al-Assad jusqu’à ce qu’il cesse de s’en prendre à son propre peuple avec des armes interdites. L’attaque chimique de samedi dernier avait fait plus de 40 morts et quelque 500 blessés, dont des femmes et des enfants, à Douma, une enclave tenue par les rebelles sunnites à proximité de Damas.

Cette attaque US est une réponse appropriée aux capacités du régime syrien qui cherche la production et l’emploi d’armes chimiques contre les civils. Les américains ont agit en se basant sur des faits, alors que Damas et Moscow tentant de brouiller le cartes et de ne pas assumer leur responsabilité.
Trump a déclaré dans des tweets que des missiles intelligents et nouveaux étaient en chemin vers la Syrie et que la Russie devait se tenir prête à y faire face. Les Russes répondent qu’ils sont prêts.

Plus tôt dans la soirée, le président US a décrété l’ordre de frappe tout en menaçant l’Iran et la Russie. À la Russie, il a demandé de renoncer « au chemin obscure sur lequel elle s’est engagée ».

À peine commencée dans le fracas médiatique occidental, la frappe US/France/Grande-Bretagne aurait pris fin, le secrétaire à la défense James Mattis annonçant qu’il s’agissait des attaques « ponctuelles » contenant un message clair à l’adresse d’Assad et de ses alliés.

La décision de riposter, après plusieurs jours de délibération, marque la seconde offensive américaine contre la Syrie sous Donald Trump. Il y a presque exactement un an, les États-Unis avaient lancé des missiles Tomahawk pour dissuader le régime Al-Assad d’avoir à nouveau recours à des armes chimiques. Depuis le Pentagone, le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, a soutenu que la frappe de vendredi soir était plus «dure» que celle d’avril 2017.

Le gouvernement Assad aurait procédé à des attaques chimiques à Douma. Israël pointe aussi Al-Assad du doigt pour l’attaque chimique de la semaine dernière. Or, le gouvernement syrien rejette toute responsabilité et la Russie a même suggéré que le Royaume-Uni ou encore Israël serait plutôt à blâmer.

Ce sont là, les signes d’un embrasement du front de combat qui se pointent à l’horizon. Un embrasement contre quoi le président américain avait mis en garde, en pointant du doigt Bachar Al-Assad comme celui qui le cherchait.

Le plus étrange de tout aura été le silence des iraniens et ses porte-paroles qui se sont tus sans souffler mot sur cette attaque jusqu’à la rédaction de ces lignes. Mais l’inquiétude étant trop vive à Téhéran.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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  • 3 thoughts on “La Syrie sous des frappes américaines, Al-Assad et les Iraniens sous le choc

    1. Victoire de Tourtour

      L’arsenal chimique de Bachar-el-Assad est-il plus crédible que les armes de destruction massive qu’état censé posséder Saddam Hussein ?
      A qui profite le crime ? Aux marchands d’armes ? A ceux qui veulent mettre le grappin sur le gazoduc ?A ceux qui veulent absolument rajouter du chaos au chaos au Moyen Orient comme si Irak et Libye n’avaient pas suffi ? Aux irresponsables qui se foutent éperdument qu’il y ait des attentats en France et en Grande-Bretagne, voire aux E.U. ? Aux va-t-en guerre éternels qui rêvent d’un troisième conflit mondial ? J’espère que Poutine ne cèdera pas à ce déchaînement d’hubris .

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