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A la veille des législatives, les libanaises pleurent leurs proches morts en Syrie à cause du Hezbollah


A la veille des législatives, les libanaises pleurent leurs proches morts en Syrie à cause du Hezbollah

Pour la première fois depuis l’indépendance du pays, les Libanais vivant à l’étranger participent aux élections législatives. La diaspora dans son ensemble est en colère contre le parti chiite du Hezbollah  qui est responsable de la mort de plus de 7000 jeunes libanais dans cette guerre par procuration en Syrie, pour le compte des Iraniens. Cette grande première occasion législative est une occasion pour punir le Hezbollah dans les urnes.

Le nombre total de ressortissants du pays du Cèdre dans le monde est estimé au minimum à un million, dont deux-tiers sont en âge de voter, selon des experts.

Il y a plus de trente ans, une petite milice chiite émergeait dans un Liban déchiré par la guerre civile. Soutenue par la République islamique d’Iran, cette force paramilitaire est devenue l’acteur politique le plus influent du pays, notamment par la force des armes et des centaines de millions de dollars. Critiqué dans son pays et blacklisté à l’étranger, le mouvement de Hassan Nasrallah continue à défrayer la chronique. Engagé dans des tueries contre les sunnites en Syrie, il assume son statut de force régionale présente sur plusieurs théâtres d’opération en Syrie, en Irak et au Yémen auprès des milices houthies.

Les aventures du Hezbollah en Syrie enragent les veuves et les mères libanaises

Des milliers de femmes libanaises pleurent un proche décédé en combattant en Syrie dans les rangs des miliciens du Hezbollah.

L’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie, en plus de ses autres activités illicites, coûtent la communauté chiite du Liban les vies de ses jeunes hommes, causant le mécontentement croissant entre les femmes qui perdent leurs maris et fils.

Ilham, qui a demandé d’utiliser un pseudonyme par souci de sécurité, a précisé qu’elle a perdu son fils de 22 ans il y a un an dans la guerre en Syrie. Il avait des rêves pour lui, relate-t-elle — qu’il lancerait sa propre entreprise et qu’il se marierait — mais son enrôlement obligatoire à combattre en Syrie dans les rangs du Hezbollah, contre sa volonté, a transformé ses rêve en cauchemar.

La mort de son fils est une blessure qui ne guérira pas, a-t-elle confié.

« Je n’ai jamais imaginé que le Hezbollah envoyait mon fils à combattre en Syrie, et dans une guerre qui n’est pas la nôtre en tant que libanais », dit-elle.

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« Il travaillait et menait une vie normale comme ses frères et sœurs jusqu’à ce que le Hezbollah nous a secoué par son engagement et notre découverte qu’il était engagé militairement en Syrie », a-t-elle ajouté.

« Il avait servi dans plusieurs missions et rentrait toujours sain et sauf, à part cette fois, lorsqu’il est rentré enveloppé dans un linceul », poursuit Ilham.

« En réalité, je suis une mère qui a perdu son jeune fils dans une guerre qui ne me concerne pas », a-t-elle relaté. « Il est parti sans mon accord et a été tué. »

Cette mere de 43 ans  est furieuse, mais incapable d’exprimer publiquement sa colère, confie-t-elle. « Je crois que beaucoup de mères qui ont perdu leurs maris et fils dans la guerre syrienne ont le même sentiment. »

Le Hezbollah achète le silence des familles libanaises

Les responsables du Hezbollah « viennent rendre visite pour nous féliciter avec des mots, et nous donner une somme d’argent en guise de compensation, alors que tout l’argent du monde ne peut me dédommager pour ma perte », affirme Ilham.

« Je ne suis pas convaincue des raisons de sa mort ou la mort de nos jeunes. Quand va ce massacre se terminer? », s’interroge-t-elle.

Le Hezbollah appuyé par l’Iran « pousse les jeunes chiites vers leur mort », laissant les femmes et mères les pleurer, a affirmé le professeur assistant de psychologie à l’université libanaise et militante des droits de l’homme Mona Fayad au journal Al-Mashareq.

« Lorsque le nombre de décès en Syrie a remonté, le parti a arrêté de compter ou de signaler les vrais chiffres », a-t-elle signalé. « Maintenant il annonce uniquement le décès de membres éminents du parti, et calme les familles des pauvres avec une somme d’argent. »

La compensation offerte aux familles de ceux tués en Syrie n’est pas égale à cause de la corruption et la discrimination au sein du parti, a confié Fayad, une chiite qui  condamne l’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie et ses effets sur la communauté chiite au Liban.

Les femmes qui perdent leurs maris ou fils sont calmées par de l’argent ou un appartement, a expliqué Fayad, et certaines sont entraînées dans des mariages temporaires.

Un nombre de ces femmes, mères et épouses, sont perturbées « car elles sont forcées de garder le silence et sont incapables d’exprimer leur colère tout haut car elles ont besoin de l’aide financière et économique », poursuit-elle.

Le Hezbollah tente aussi de calmer les femmes chiites, qui ont perdu leurs fils ou leurs maris dans cette guerre par procuration en Syrie, avec des promesses divines ou des mariages temporaires. Les mères et les épouses en deuil sont indemnisées avec seulement une promesse de rachat spirituel de Sayyeda Zaynab, la grande fille du prophet Mahomet.

Mécontentement parmi les chiites

« Il y a un malaise au sein du Hezbollah et parmi ses partisans, dont les maris, pères ou fils sont tués en Syrie, et il commence à se faire ressentir », a souligné le journaliste Ibrahim Haidar, qui écrit pour le journal an-Nahar, à Beyrouth.

Ce mécontentement est généralement exprimé par les femmes, dit-il, les épouses et mères « qui ont perdu les êtres les plus chers, qui sont irremplaçables ».

« Le parti les indemnise pour leur perte avec de l’argent et des services [sur la base d’un système qui] fait la discrimination entre une personne et une autre », poursuit-il.

« Le parti met l’adhésion au [Hezbollah] et l’implication dans l’intérieur syrien au-dessus de toute autre considération», a-t-il déclaré. « Et quatre ans d’implication en Syrie, il se tient à une grande distance loin du peuple libanais, qui ne veut pas être impliqué ou participer à une guerre qui tue des civils au quotidien. »

Les libanais qui rejettent l’intervention du Hezbollah en Syrie s’interrogent sur l’utilité de cette implication, a-t-il ajouté, car elle inflige de lourdes pertes au parti et entraîne la mort des jeunes chaque jour.
« Ces questions font désormais surface au sein de la communauté chiite », a indiqué Haidar.

Le Hezbollah annonce qu’il est prêt à se désarmer si… Israël est éliminé

Le secrétaire général adjoint du mouvement fasciste chiite libanais  a déclaré que le  Hezbollah «  ne se désarmera pas, tant que le régime sioniste n’aura pas été éliminé ». Le cheikh Naïm Qassem a souligné, le samedi 28 avril 2018, que si Israël disparaît, les miliciens chiites du Hezbollah vont deposer les armes.

Cette declaration intervient dans le cadre des élections législatives au Liban, du 6 mai prochain. Sur la scène libanaise, les détracteurs du parti chiite lui reprochent, sous couvert de son soutien à la question palestinienne, et d’un puissant arsenal militaire, de se soustraire à la souveraineté étatique.

Le haut membre du Hezbollah  a affirmé que toute guerre en Syrie, à cause de la présence d’autres parties telles que la Russie et l’Iran, pourrait se transformer en une guerre mondiale. Il a toutefois espéré que le Hezbollah obtiendrait de bons résultats, puisque selon lui la milice chiite bénéficie du soutien du peuple et de ses alliés.

La présence du Hezbollah est notable au-delà du sud du Liban, il contrôle le port et l’aéroport de Beyrouth. C’est la plus puissante faction dans le pays.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé d’ouvrir les frontières libanaises à des dizaines de milliers de chiites iraniens, irakiens, yéménites, afghans et pakistanais : l’objectif serait de créer un croissant chiite dans la région, reliant Téhéran à la mer Méditerranée.

Selon le Washington Times, le Hezbollah posséderait 150 000 missiles et roquettes de différentes portées qui peuvent atteindre le territoire israélien. Le groupe chiite possède autant de missiles que de roquettes pouvant prendre pour cible les villes et villages israéliens, s’alarme le journal américain.

Le Hezbollah aurait dissimulé des missiles et des roquettes dans des caches souterraines dans les maisons, les écoles, les hôpitaux et les mosquées. Il préparerait une nouvelle guerre et aurait dressé plusieurs tours de surveillance sur les frontières avec Israël.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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