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Sarcelles : le directeur d’une école coranique jugé pour avoir rasé et frappé un enfant de 12 ans pour s’être teint en blond


Sarcelles : le directeur d’une école coranique jugé pour avoir rasé et frappé un enfant de 12 ans pour s’être teint en blond

La victime avait eu la tête en partie rasée parce que sa teinture blonde n’était pas conforme aux yeux du directeur de l’école coranique. Il avait ensuite été tabassé par des animateurs de la ville.

Le garçon de 12 ans avait vécu une correction hors norme en avril dernier, à Sarcelles (Val-d’Oise). Sa tête en partie rasée parce que sa teinture blonde n’était pas conforme aux yeux du directeur de l’école coranique, qui avait sorti la tondeuse. Passé ensuite à tabac par trois animateurs de la ville sur ses instructions, le jeune garçon était ressorti le visage tuméfié.

Boubou F., 35 ans, directeur de l’école qui donnait des cours d’arabe à la mosquée Foi et Unicité, a été condamné à un an de prison dont quatre mois avec sursis et mise à l’épreuve. Le médiateur de la ville, Souley S., 29 ans, et deux autres animateurs dont le frère de l’enseignant, âgés de 20 et 24 ans, ont été reconnus coupables des violences. Le premier a écopé de six mois de prison dont quatre avec sursis, les deux autres de huit mois dont quatre avec sursis. Manquait sur le banc des prévenus le beau-père, qui a commandité la correction, « sans faire de marques », poursuivi pour non-empêchement de crime ou délit. Parti au Mali, il a été condamné à six mois avec sursis. Le tribunal a également prononcé des interdictions de travailler avec des mineurs et 5 000 € de dommages et intérêts pour la victime.

«Ils ont vu mon sang et ont recommencé»

Le jeune Djibril* ne tremble pas dans la salle d’audience. Ce garçon gentil et poli désigne sans hésitation les quatre prévenus comme ayant participé aux violences. Boubou F., le directeur, qui lui a rasé en partie la tête, faits qu’il reconnaît. Et les trois animateurs qui l’ont tous roué de coups durant deux heures dans un local verrouillé. Un jour d’ITT mais surtout 15 jours de retentissements psychologiques avaient été délivrés par les unités médico-judiciaires. « Ils m’ont frappé. Des patates. Des penaltys, témoigne le garçon. Ils écrasaient ma tête. Ils ont vu mon sang et ont recommencé. » Il confie avoir perdu connaissance et ajoute : « Je ne comprends pas pourquoi ils mentent. »

 Si tous les prévenus ont exprimé des regrets à l’issue de l’audience, notamment Boubou F., certains n’ont pas reconnu l’intégralité des faits dénoncés par la victime, partie civile. « Au moment des violences, je n’étais pas là, assure Boubou F. C’est une erreur de ma part. » Il admet avoir donné l’ordre à son frère Mamadi F., 20 ans, de frapper. Ce dernier admet « deux ou trois baffes » dans « l’énervement » et assure « lui avoir fait la morale pendant 30 minutes ». La présidente montre une photo prise par la victime après les faits. « Les yeux sont touchés. Les lèvres éclatées ou boursouflées. C’est cela que vous avez fait ! » « Je ne l’ai pas laissé dans cet état », répond-il. Silamara, « le pire » selon la victime, reconnaît « des baffes ».

Un problème éducatif, pas religieux

Souley S. le médiateur de la ville de Sarcelles, conteste les accusations et se reproche d’être parti avant que les coups pleuvent. « Je regrette de n’avoir pas pu empêcher cela. On n’est pas des radicaux, on n’est pas des islamistes », se défend-il, qualifiant les faits de « correction ».

C’était une véritable agression « dont le caractère odieux est évident, a plaidé Me Christian Gallon, l’avocat de l’enfant. Ils ont décidé ce jour-là, non pas d’éduquer, mais de frapper, de maltraiter. Il n’y a pas d’autres mots. » Me Frédéric Zajac, qui défendait le directeur, a demandé au tribunal de prononcer des peines de prison aménageable : « On n’est pas sur un problème religieux, mais sur un problème éducatif. »

* Le prénom a été modifié







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  • 2 thoughts on “Sarcelles : le directeur d’une école coranique jugé pour avoir rasé et frappé un enfant de 12 ans pour s’être teint en blond

    1. Yéh'ezkel Ben Avraham

      Très bien ! Où va-t-on si on ne peut plus distinguer entre « nos chères petites têtes blondes » et les autres… ‘faut pas pousser quand même,l’exemple de ce garnement pourrait inciter d’autre musulmans et faire cas d’école ! Imaginez votre fille ramener un beau blond à la maison, vouloir l’épouser alors qu’il se nomme Tarik Ramadan ! Déjà que certaines « rebelles » se mettent en tête d’enlever leur foulard ! 😉
      (je plaisante, bien sûr…quoique!)

    2. alauda

      Madrasa anti-blond. Tabassage d’un blond, même faux par teinture, en dit long sur la conformité attendue dans cette « école ».

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