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Le Maroc secoué par des protestations populaires et une nouvelle scène de viol


Le Maroc secoué par des protestations populaires et une nouvelle scène de viol

Le mois de mars reste très difficile pour les autorités marocaines en lien avec la situation  désastreuse d’extrême pauvreté dans laquelle vivent les sujets de Mohammed VI, qui arrivent difficilement à subvenir à leurs besoins. Le Maroc est train de payer les frustrations individuelles et collectives. 

La population de la ville minière de Jerada, dans la région de l’Oriental, a décidé de poursuivre son mouvement de protestation pour dénoncer ses mauvaises conditions de vie et le peu d’intérêt affiché par le pouvoir aux régions pauvres du Maroc. Les promesses du pouvoir central marocain n’ont convaincu personne.  Les habitants rejettent  toutes les solutions bricolées par le gouvernement.

Cette ville vit au rythme des manifestations populaires depuis la mort, fin décembre 2017, de deux frères piégés dans un puits clandestin. Le 1er février dernier, un nouveau décès dans les mêmes circonstances a encore renforcé le climat de tension qui règne sur la ville du nord-est du pays.

Chaque année, des hommes meurent en silence dans les mêmes conditions. Le malheur : faute d’alternatives économiques, des jeunes souvent diplômés sont contraints de creuser des mines.

Les habitants de la ville demandent des mesures répressives contre «les barons du charbon» qui ont accumulé des richesses sur le dos des mineurs démunis. Car, même si l’activité d’extraction de ce minerai est interdite depuis la fermeture de la mine en 1998, certains notables ont bénéficié d’agréments dans des conditions qualifiées d’«obscures».

Dans le cadre de leurs manifestations, les gens dénoncent l’«abandon» de leur ville, sinistrée depuis la fermeture de ses mines vers la fin des années 1990, et réclament une «alternative économique» aux «mines de la mort» existantes.

Ce mouvement a pris le nom du Hirak de Jerada (le mouvement de Jerada), en référence aux manifestations des habitants d’El-Hoceima, qui eux aussi se sont battus contre l’abandon de leur région du Rif par l’État.

D’horribles images circulent sur les réseaux sociaux qui montrent des fourgons de la police marocaine fonçant de façon préméditée sur des familles qui manifestent contre la misère et l’injustice. Les services de sécurité ont ainsi transformé leurs véhicules en voitures-béliers, écrasant des citoyens qui crient et implorent Dieu pour leur sauver la vie. Nador, une autre ville située au nord-est du Maroc connaît aussi un mouvement populaire de colère.

«Les contestations se poursuivront tant que des solutions urgentes ne seront pas formulées», prédit Lakhdar Mahyaoui, représentant local d’Amnesty Maroc.

Le gouvernement répond toujours par les mêmes recettes : de fausses promesses d’abord, des arrestations ensuite, et la répression pour finir. Mais les habitants ont montré qu’ils ne sont pas prêts à baisser la garde.

Les gens bravent l’interdiction de manifester, pour réclamer plus de respect, la libération des prisonniers et de vrais emplois pour vivre, dans une commune où le chômage est l’un des plus élevés du royaume. Les slogans « Plutôt la mort que la soumission » sont repris.

Les forces de l’ordre marocaines ont reçu l’ordre de réprimer tout ce qui bouge. Des médias locaux rapportent que les blessés parmi la population ne sont pas allés à l’hôpital de peur de se faire arrêter.

Mohammed VI et sa police qui comptaient sur un essoufflement des mouvements populaires sont surpris par l’endurance de la population durement affectée par la pauvreté. Ils ont peur d’un éventuel effet de contagion, surtout que la majorité des localités du Maroc profond sont pauvres. C’est la raison pour laquelle ils emploient à nouveau la manière forte.

La révolte monte en puissance à mesure que les autorités continuent à sévir contre les manifestants.Accusés à tort d’être «à la solde de services étrangers», les contestataires sont souvent dépeints comme «séparatistes» et quelquefois comme «terroristes». Pour contenir la colère des citoyens dans la région, plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés à la ville minière de Jerada   sans parvenir à empêcher les manifestations quotidiennes.

Pour certains observateurs, le mouvement de protestation dépassait en ampleur la mobilisation qu’avait connue le Maroc en 2011 lors de ce qu’on appelle «Printemps arabe». Pour d’autres, il s’agissait de la plus grande contestation depuis l’arrivée du roi Mohamed VI au pouvoir en 1999.

Cette dérive sécuritaire  des autorités marocaines a été critiquée  par une partie de la classe politique et par la société civile ou dans les médias locaux. Et le débat fait toujours rage sur les suspicions de torture et de mauvais traitements qu’auraient subis certains détenus, selon leurs proches. Et là encore, le malaise est toujours d’actualité pour le gouvernement marocain

Au-delà des frontières, le mouvement a connu un soutien accru parmi la communauté marocaine établie à l’étranger. La diaspora marocaine s’est dit solidaire de Jerada, ville martyre, et dénonce la répression sauvage dont fait l’objet la population au nord comme au sud du pays.

Près d’une centaine d’associations marocaines de la diaspora, collectifs, ligues des droits de l’Homme et personnalités du Maroc, du Maghreb et d’Europe ont rendu public un appel, publié le mardi 27, dans le journal français L’Humanité, en solidarité avec «la lutte légitime de la population de Jerada , mobilisée depuis plus de trois mois pour des revendications sociales et économiques de base, souvent de survie !», écrivent-ils, avant de dénoncer «la répression sauvage dont a fait l’objet la manifestation pacifique du 14 mars dernier».

«L’ampleur de la crise sociale au Maroc est telle que des mouvements sociaux perdurent depuis plusieurs mois. Au nord comme au sud, ces mouvements expriment les mêmes revendications : le droit à des besoins de base tels que le droit à la santé, au travail des jeunes, aux infrastructures pour les zones marginalisées», ont-ils-relevé. Et de poursuivre sur un ton accusateur que «la réponse des autorités marocaines se résume en deux attitudes programmées d’avance : tergiverser puis réprimer

Au Rif, à Jerada, tout comme dans l’ensemble du royaume, «aucune perspective d’avenir n’est offerte à la population», exaspérée par tant de mépris et d’inégalités, et en bute à l’autisme du roi qui répond «à défaut d’alternatives économiques par des promesses non tenues, par l’arrestation de militants et l’interdiction de marches pacifiques», note-t-on encore dans la déclaration.

La diaspora marocaine, à laquelle se sont joints différentes associations  au Maroc, au Maghreb ou encore en Europe, collectifs, des ligues de droits de l’Homme et des partis politiques français «exige l’arrêt immédiat de la répression contre les mouvements sociaux au Maroc, demande la libération de tous les prisonniers politiques et réclame l’ouverture de négociations sérieuses avec les représentants des mouvements sociaux sur leurs revendications». Elle appelle, enfin, «les démocrates et les épris de paix et de justice, à travers le monde, à apporter leur soutien et leur solidarité avec ces mouvements en lutte pour la dignité, la justice sociale et la liberté».

Le Maroc a connu ces derniers mois deux autres mouvements de contestation sociale dans le Rif (nord) après la mort tragique d’un marchand de poissons en octobre 2016 et dans le sud désertique après des coupures d’eau liées à la surexploitation agricole.

Un rapport de l’Organisation de la justice et du développement pour les études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) a mis en garde contre les protestations généralisées dans un certain nombre de pays concernant les conditions économiques.

De l’avis de plusieurs analystes, ce vent de contestation sociale met en exergue les limites du modèle de développement actuel du Maroc. Les situations de pauvreté sociale et d’exclusion étaient jusque là vécues comme « naturelles » par les populations d’Al Hoceima, de Jerada et d’autres villes se trouvant dans des situations similaires.

Croissance faible, chômage élevé, corruption endémique, l’absence de perspectives d’emploi et d’accès à des services publics abordables et de qualité alimente une grande frustration au Maroc.De nombreux Marocains ont été forcés de s’établir en Europe ou même dans des pays africains pour fuir la misère dans leur pays.

Le Maroc secoué cette semaine par une nouvelle scène de viol

Les internautes sont sous le choc à cause d’une vidéo et qui fait, depuis hier, le tour des réseaux sociaux. Dans cette vidéo que nous préférons ne pas diffuser, un jeune homme marocain tente de violer une jeune fille sur la voie publique. Il essaie de la déshabiller et de toucher ses parties intimes.

La victime tente tant bien que mal de se débattre en criant ‘ Tu n’as pas de sœur, tu n’as pas de sœur’, tandis que son agresseur musulman essaie de la déshabiller et de toucher ses parties intimes. La victime a aussi crié pour qu’on vienne la sauver, en vain.

Le mis en cause a demandé à ses amis de filmer la scène et de la partager sur les réseaux sociaux.
Au Maroc, marcher seule dans la rue relève du parcours du combattant, ou plutôt de la combattante: elles y subissent fréquemment des harcèlements. Selon les chiffres officiels, près de deux Marocaines sur trois sont victimes de violences. Et les lieux publics sont les endroits où la violence physique à leur égard est la plus manifeste.

Début août 2017, une autre vidéo montrant une horde de jeunes agresser sexuellement une jeune femme dans un bus, qui avait déjà suscité l’indignation dans le pays. La victime, à moitié dénudée, avait poussé des cris de détresse, alors que le bus continuait de rouler, sans qu’aucun passager n’intervienne. La scène avait eu lieu à Casablanca, métropole économique du royaume.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • One thought on “Le Maroc secoué par des protestations populaires et une nouvelle scène de viol

    1. c.i.a.

      Les pays tier-rmondismes musulmans qu`elles « merveilles « , dire que ces cela que cette sale gauche veut nous imposer!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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