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La France toujours plus liberticide : Une «Forme de censure» selon le Syndicat national des journalistes inquiet de la loi «fake news»


La France toujours plus liberticide : Une «Forme de censure» selon le Syndicat national des journalistes inquiet de la loi «fake news»

Alors que le SNJ fête son centenaire, des représentants des professions de presse s’inquiètent des mesures voulues par le gouvernement français dans le cadre du projet de loi sur les fake news : qui décidera ce qu’est une fausse nouvelle et comment ?

Le 10 mars, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a organisé un événement au Trocadéro dans le XVIe arrondissement de Paris pour célébrer ses 100 ans. A l’heure où le gouvernement Philippe planche sur un projet de loi visant à lutter contre les fausses informations, les fameuses fake news, RT France s’est rendu sur place pour recueillir l’opinion des représentants de ce syndicat professionnel de la presse.

« Si ça se passait en Indonésie, en Hongrie, en Pologne ou ailleurs, tout le monde crierait »

«Globalement, cette loi est un outil répressif de plus qui arrive dans un environnement qu’on connaît : la loi renseignement. De plus en plus, on se dote d’outils d’Etat qui sont de moins en moins démocratiques. En deux mots, c’est une forme de censure», a estimé Vincent Lanier, Premier secrétaire du SNJ.

Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ, a mis en garde : «Le Conseil [supérieur de l’audiovisuel] n’est pas du tout une institution indépendante. C’est une institution administrative dont les membres sont nommés par les pouvoirs politiques. Si ça se passait en Indonésie, en Hongrie, en Pologne ou ailleurs, tout le monde crierait.»

« Comment un juge va-t-il décider en 48 heures ce qui est une fausse nouvelle »

Par ailleurs, la syndicaliste semble inquiète et s’interroge : «Comment un juge va-t-il décider en 48 heures ce qui est une fausse nouvelle, quand il faut parfois des semaines ou des mois à un journaliste pour l’établir ?»

Comment caractériser le caractère fallacieux d’une information ?

Cette semaine, les quatre syndicats de journalistes ont été reçus au ministère de la Culture pour consulter les grandes lignes du texte sur les fake news. Certaines mesures, telles que le renforcement du pouvoir du CSA et la possibilité pour quiconque de saisir la justice en cas de soupçon de fake news sont contestées par les syndicats.

Le Monde a publié le 7 mars des extraits du projet de loi, document communiqué par le gouvernement aux députés de La République en marche (LREM) et qui a manifestement fuité. Le texte est disponible dans son intégralité sur le site NextINpact. Les extraits cités par le quotidien confirment les grandes orientations de cette loi.

Comme la ministre de la Culture et de la Communication, Françoise Nyssen, chargée de ce dossier – le ministère de l’Information n’existant plus depuis 1974 –, l’avait déjà annoncé dans les colonnes du JDD le 4 février dernier, en période électorale, la justice pourra être saisie en cas de diffusion de «fausses informations». Le texte prévoit ainsi, d’après Le Monde, une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et européennes. Un juge pourrait, sous 48 heures, «faire cesser [la] diffusion» de fausses informations, sans préciser selon quels critères serait évaluée le caractère fallacieux de l’information en question.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 5 thoughts on “La France toujours plus liberticide : Une «Forme de censure» selon le Syndicat national des journalistes inquiet de la loi «fake news»

    1. yacotito

      Pour une fois bravo pour la France: les journalistes voudraient pouvoir continuer à calomnier impunément. Non mais sans blague !
      Il faudrait aussi ajouter une definition juste de la fake news: par ex :
      – un quidam frappe un autre passant sans raison. Le passant se defend et casse la figure au quidam. Si le journaliste ecrit juste: un passant casse la figure à un quidam, une information aussi partielle devrait etre definie comme une fake news.
      Il faudrait aussi que le journaliste qui salit une reputation soit à même de prouver ses dires avant de les ecrire

    2. alauda

      Pourquoi Twitter ne soutient pas le projet de Macron contre les fausses nouvelles. 09/03/2018 (BFM TV)

      L’antidote aux fausses nouvelles sur ce réseau social fonctionne comme ça : « les journalistes, experts et citoyens engagés, main dans la main, corrigent et réfutent en quelques secondes le discours public grâce à leurs Tweets » (Audrey Herblin-Stoop)

      Et ça permet de conserver la polyphonie des discours contradictoires, en éliminant ce qui outrepasse les bornes.
      C’est ce qu’on appelle une démocratie.

    3. Jacques B.

      Le SNJ est la syndicat majoritaire chez les journalistes, orienté nettement à gauche, comme on aurait pu s’en douter.

      (pour le vérifier, un petit tour sur wiki, avec notamment les « amitiés » de ce syndicat, par exemple le Syndicat de la Magistrature ou syndicat du Mur des Cons de triste réputation ; ou encore son président de 2011 à 2014, Anthony Bellanger, qui écrit pour l’Humanité ou Médiapart)

      Une bonne partie de ces journalistes sont des Mélenchonistes ; et comme Mélenchon est – à juste titre, pour une fois – très remonté contre les médias et le pouvoir actuel, il est logique que ses adeptes soient aussi remontés contre Macron et ses projets liberticides.

      alauda ci-dessus a parfaitement raison : face à une « fake news » réelle ou supposée, le meilleur et le seul remède est davantage de démocratie et de liberté de l’information, certainement pas la censure. Les citoyens étant traités comme des adultes à même de juger par eux-mêmes de ce qui est juste, et non infantilisés par un pouvoir – politique ou médiatique – ayant des penchants totalitaires.

    4. alauda

      @Jacques B.

      Je me doutais un peu de l’orientation globale de ces braves gens (antiphrase ;_)

      Cependant le risque de mise en coupe réglée (façon germanisation) de nos graffitis me rend à leur égard plus compatissante (réflexe CNR).

    5. Armand Maruani

      Cette politique de censure est un boulevard pour la dictature islamiste .

      Nos dirigeants sont les alliés de fait de nos pires ennemis .

      La France n’appartient plus aux citoyens , elle est offerte sur un plateau d’argentà un islam dominateur et criminel .

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