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Adieu la réconciliation ! Un responsable de Fatah assassiné dans le sud du Liban par le Hamas.


Adieu la réconciliation ! Un responsable de Fatah assassiné dans le sud du Liban par le Hamas.

Au nom de la  pseudo «cause palestinienne», les frères ennemis palestiniens se livrent actuellement à une guerre sans merci après l’effondrement de la soi-disant «réconciliation» entre les factions palestiniennes rivales du Fatah (laïc, qui dirige l’Autorité palestinienne) et du Hamas (islamiste, qui contrôle la bande de Gaza).Un responsable de sécurité du Fatah, dans le sud du Liban, a été tué. Cet acte rajoute de l’huile sur le feu dans la confrontation entre Ramallah et Gaza.

Un des responsables de sécurité du mouvement palestinien Fatah, Muhammad Abu Maghaseeb a été assassiné, vendredi 16 mars 2018, par des miliciens islamistes dans le camp de Mieh et Mieh à Saïda dans le sud du Liban.

Des individus barbus  s’étaient approchés d’Abu Maghaseeb dans le quartier de Ghafara dans le camp de Mieh Mieh, et l’ont tué par balle. Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de cet assassinat. Une enquête est ouverte par les groupes palestiniens pour en éclaircir les raisons.

Le 14 janvier dernier, un attentat a été perpétré au Liban contre Muhammad Hamdan, un responsable du mouvement terroriste du Hamas. Une bombe a explosé dans sa voiture et Hamdan a été touché au pied. L’un des auteurs de l’attentat, qui a été arrêté par les agents de sécurité libanais. Environ un demi million de Palestiniens vivent dans 12 camps au Liban.

Le 12 avril 2016 le secrétaire du Fatah Fathi Fathi a été assassiné près du camp  de Mieh et Mieh dans l’explosion d’un engin explosif planté dans sa voiture dans la ville de Saïda dans le sud du Liban.

Le timing de la nouvelle attaque contre le Fatah au Liban

Cette attaque survient après l’explosion qui a visé le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, le 14 mars 2018 à Gaza. Il s’agissait d’une attaque très bien planifiée, avec une bombe enterrée 2 mètres sous terre. Le placement d’un explosif si près d’un checkpoint du Hamas n’a pu se faire que grâce à la complicité des hommes du mouvement islamiste.

Si le Hamas a nié avec véhémence toute implication dans l’attentat manqué, le Fatah et l’Autorité palestinienne, par la voix de Mahmoud Abbas, l’en tiennent pour responsable, justement parce qu’il exerce encore le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza.

Majed Faraj, l’omnipotent chef des renseignements palestiniens, lui aussi était visé en 2017 par une autre attaque.

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Interrogé par les médias palestiniens, Mahmoud al-Zahar, l’un des fondateurs du Hamas, n’a pas fait dans la dentelle : «Si nous étions derrière cette attaque, les chairs de Hamdallah et Faraj auraient sauté jusqu’à la Mouqata’a à Ramallah.» Sa théorie : le Fatah aurait mis en scène l’attaque pour torpiller le rapprochement entre les factions. Le processus de réconciliation était mort bien avant la tentative d’assassinat.

Plus qu’un retour à la case départ, l’attentat visant le Premier ministre palestinien apparaît alors comme la confirmation d’une impasse prévisible.

Au lendemain de cette explosion d’une bombe artisanale visant le convoi du Premier ministre palestinien à peine entré dans Gaza, les experts se perdent en conjecture. Cinq mois plus tôt, Rami Hamdallah prenait des bains de foule au même endroit, faisant naître l’espoir d’un rapprochement entre Hamas et Fatah, scellé par un accord signé en octobre 2017 au Caire, après dix ans de bras de fer.

Sauf que depuis novembre 2017, la traduction concrète de cette «réconciliation» pilotée par l’Egypte est invisible. Certes, dans un premier temps, le Hamas a rapidement rendu le contrôle des postes-frontières de Rafah (avec l’Egypte) et Erez (avec Israël) à l’Autorité palestinienne. Mais ce geste fort a rapidement tourné à la farce. A Gaza aujourd’hui, les hommes de l’Autorité palestinienne n’ont le droit d’enfiler leur uniforme officiel que dans les petits terminaux à l’entrée du territoire. Leur coup de tampon n’a aucune valeur : le Hamas a installé, quelques centaines de mètres plus loin, ses propres checkpoints.

De son côté, Abbas refuse de lever les sanctions imposées au territoire depuis un an tant qu’il n’a pas repris le contrôle administratif et sécuritaire de Gaza, suivant l’exigence qu’il s’est fixé : «one state, one gun» («un seul Etat, une seule arme»). Selon son entourage, cité par les médias israéliens, le «raïs» palestinien n’autorisera à nouveau le versement total de salaires des fonctionnaires gazaouis et la fourniture en électricité que lorsque «la bande de Gaza sera comme une bague passée à [son] doigt».

Le Hamas, lui, tente de négocier l’absorption des employés du service public qu’il a superposé à celui de l’Autorité palestinienne et refuse de démanteler ses brigades armées.

Abbas a menacé de déclencher  des sanctions contre Gaza et de convoquer d’ici fin avril 2018 le Conseil national palestinien, qui ne s’est pas réuni en session ordinaire depuis 1996 et pour la dernière fois en 2009. Le choix de Ramallah, en Cisjordanie, pour la tenue de ce congrès, plutôt que Le Caire ou Amman, est vu comme une façon d’en évincer les représentants du Hamas, qui ne peuvent traverser Israël pour s’y rendre.

Le Hamas est en conflit avec le Fatah sur plusieurs dossiers comme les questions financières et administratives portant sur l’absorption des fonctionnaires et la collecte des taxes. Mais aussi  les questions d’ordre sécuritaire, portant notamment sur l’intégration de la police du Hamas à l’Autorité palestinienne et le désarmement de sa branche armée quasi-impossible, surtout quand on sait que les brigades al-Qassam sont celles qui ont chassé le Fatah de Gaza en 2007. Il y a aussi les questions d’ordre politique, comme la tenue d’élections, que le Fatah craint de perdre, et l’intégration du Hamas à l’OLP.

Le Hamas qui est sponsorisé par les iraniens refuse de renoncer à ses tenants idéologiques vis-à-vis d’Israël ou de reconnaître le processus de paix.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 4 thoughts on “Adieu la réconciliation ! Un responsable de Fatah assassiné dans le sud du Liban par le Hamas.

    1. Corto

      Au fatah comme au hamas tout est basé sur le fric sale des trafics de drogues, de vols, de détournements de fonds et les « subventions » accordées par les pays impliqués dans des affaires de rétrocommissions et de culte de la mort !

      Tout ça fait un ensemble tout à fait homogène !

    2. Moka

      Est il normal que Europe Israel n a pas encore commenté l attentat musulman dans le super marché U par un terroriste marocain .

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