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Un musée décroche un tableau de femmes nues pour lutter contre le sexisme


Un musée décroche un tableau de femmes nues pour lutter contre le sexisme

Politiquement correct. A la place, le musée anglais invite ses visiteurs à écrire leur position sur des petits papiers.

La Manchester Art Gallery, un musée anglais, a décidé de décrocher le tableau « Hylas et les nymphes », peint par le Britannique John William Waterhouse au XIXème et représentant des femmes nues en train de se baigner, pour lancer un débat sur le sexisme, rapporte Slate.

A la place, une feuille explicative indique désormais : « Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que « forme passive décorative » soit en tant que « femme fatale ». Remettons en cause ce fantasme victorien ! Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les œuvres d’art peuvent-elles nous parler d’une façon plus contemporaine et pertinente ? »

Dans le cadre de ce débat, les visiteurs sont invités à rédiger leur opinion sur la représentation des femmes en peinture sur des petits papiers puis à les coller. Mais pour l’instant, ils en ont surtout profité pour exprimer leur mécontentement et accuser le musée de « censurer » sous prétexte de « contextualiser ». Une pétition a même été signée par plus de cent personnes, qui réclament le retour du tableau et dénoncent une « censure politiquement correcte ».

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La peinture préraphaélite est exposée dans une salle intitulée « Recherche de la beauté », qui rassemble des œuvres représentant de nombreuses femmes dénudées. « Or pour Clare Gannaway, la conservatrice à l’origine de cette initiative, le titre est gênant car il s’agit seulement d’artistes hommes qui s’intéressent à des corps de femmes », précise Slate.

La conservatrice militante explique même que le mouvement féminin #MeToo a influencé sa décision. Plus surréaliste encore, le retrait du tableau se veut une performance artistique. En attendant, les reproches fusent. Même le critique d’art du quotidien britannique progressiste The Guardian, Jonathan Jones, a raillé cette initiative, qualifiée de « geste stupide ».





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • 17 thoughts on “Un musée décroche un tableau de femmes nues pour lutter contre le sexisme

    1. c.i.a.

      Le « politiquement correct«  et ces féministes à la connes!, sont OUI TRES STUPIDES!!!, elles se scandalisent pour certains tableaux, comme le tres beaux – L`origine du monde – de Gustave Colbert -1866, un sex de femme, Ho! l`horreur!!!! et maintenant les « Hylas et les Nymphes«  …brûllont tous les oeuvres d`arts « `sexistes« d`apres elles, t`en qu`a y etres!

      Mais aucun mots de ces folles, pour les violes, meurtres d`honneurs ect, de leurs «  petits protégers«  migrants, musulmans et autres « victimes «  des occidentaux ou sionistes ,ABERRANT! ET CA C`EST SCANDALEUX!!!!!!,JE LE CRIE ENCORE… GREFFÉE LEUR UNE CERVELLE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    2. sarah

      Je suis une femme, je ne suis pas homosexuelle et je trouve ce tableau de femmes nues très beau. Où je me situe ? Suis-je une truie pour tous ces bien-pensants ?

      Une petite blague : j’ai une cousine canadienne qui était venue en vacances en 2004 en France chez moi dans le Sud-Ouest : elle venait de se séparer de son mari et moi, j’étais séparée de mon compagnon depuis déjà longtemps. C’était début décembre et nous étions allées dans un Cultura de Leclerc acheter des bouquins pour les fêtes et le calendrier des rugbymen était sorti; elle s’arrête devant le stand et dit : « Ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’il ne faut pas regarder le menu. » Lol.
      Par souci d’égalité entre hommes et femmes, il faudrait interdire aussi le calendrier des rugbymen. Ce serait très dommageable.

    3. alauda

      « Waterhouse est l’un des préraphaélites les mieux connus, mais certains de ses tableaux laissent les gens mal à l’aise et il est accusé d’être à un pas d’un pornographe », lit-on dans le Guardian… Voilà, voilà, le point nodal. Le nerf optique de ces gens, obsédé par le sexe, me fait penser à la scène fameuse de la noce au Louvre, décrite par Zola, où des ouvriers éméchés passent devant les nus : « Boche et Bibi-la-Grillade ricanaient, en se montrant du coin de l’œil les femmes nues; les cuisses de l’Antiope surtout leur causèrent un saisissement » (L’Assommoir).

      Il est question bien sûr question de saisissement dans le tableau écarté de Waterhouse, le saisissement d’une figure mythologique masculine entrainé par des nymphes qui ont d’autres attraits que purement décoratifs. Mais de quoi est fait ce saisissement sinon de formes, de couleurs, de lumière, de composition, de modelé, de perspective ? Si le sujet est érotique, les moyens de l’expression artistique en sont très éloignés. Lorsque le processus de la création explore les désirs, les émotions, les affects, il ne s’y cantonne pas, le champ pulsionnel étant dépassé par la sublimation artistique.

      Par ailleurs, on objectera aux Érinyes affectées par Waterhouse que l’attrait pour l’érotisme n’est pas un trait spécifiquement masculin. En fouillant chez les préraphaélites anglais, il n’est pas difficile de dénicher une femme peintre dont le style présente des caractéristiques similaires de recherche de la beauté par le corps dénudé féminin.

      Evelyn De MORGAN ( 1855 –1919) pourrait-elle aussi être censurée ? Au nom du « genre » [trop féminin] , de « la race » [d’une chair féminine trop blanche], de la « sexualité » [trop marquée par le « fantasme érotique victorien »] ou encore de la « classe » [trop moyenne supérieure, sans parler de sa chance d’avoir eu un oncle qui l’invitait gratuitement à Florence]. Quelle injustice, pensez donc !

      Même Evelyn De MORGAN ne pourrait trouver grâce aux yeux des harpies qui ne se piquent d’art pictural que pour le flinguer.

      Ces matrones puritaines, conservatrice compris, m’insupportent par leur méconnaissance absolue des arts plastiques. Il leur faudrait un camp de rééducation manuelle avec séances de dessin de nus de 3 ou 4 heures par jour obligatoires pour qu’elles cessent de considérer que dessiner, peindre ou sculpter un corps humain nu relève d’un quelconque mot en -isme situé en dessous de la ceinture. Leur misérable branlette victimaire n’a aucun intérêt, hormis de manifester leur impuissance créatrice. Basta !

    4. rachel

      mettez leurs le voile pendant qu on est ! dans ces cas la, enlevons les representations d hommes nus, les scultures etc etc. elles disent quoi les femmen, il y a contradiction, elles se baladent tout le temps les seins nus, il perd la boule ce monde !

      ps faute au mot sculptures, je peux pas corriger

    5. alauda

      @Armand Maruani,

      Qui se cache derrière le tableau

      On a des Autain et de Haas qui lui ressemblent, sauf qu’elles ne sont pas conservatrices de patrimoine artistique. Les concours français qui permettent d’accéder aux postes de prestige dans les musées nationaux supposent un niveau suffisant en histoire de l’art que l’être hybride politico-féministo-activiste anglaise est loin d’avoir.

      Clare Gannaway se fait vertement moucher dans les réactions du public : l’accusation de censure tourne en boucle.

      Son initiative est vue comme signe de son INCOMPETENCE :

      * « le problème est que les gestionnaires de ce musée ont une perspective de genre qui les empêche de travailler de façon professionnelle. Probablement, tous devraient quitter le musée et se consacrer à ce pour quoi ils sont préparés: la censure. Un musée ne devrait pas être géré par des gens qui méprisent l’art. » (message signé Joséphine)

      * « Les conservateurs d’une galerie d’art sont les gardiens des œuvres d’art, pas leurs propriétaires. » (Ettore)

      * « La seule chose qui devrait être retiré de la galerie sont les responsables de cette décision absurde ». (Stephen R.)

      Certains experts précisent leurs fonctions : « Je suis un professeur d’université qui enseigne réellement l’art et la littérature de cette période, y compris dans le contexte du mouvement de la nouvelle femme et du suffrage. […] Je ne vois rien d’éducatif dans votre approche, qui substitue un gadget à une véritable compréhension esthétique ou historique. » (Theodora Goss)

      * »Les nymphes sont des esprits de la nature régis par Artémis / Diana, farouchement indépendante. […]. Il est de votre devoir de comprendre l’histoire de l’art et de l’expliquer au public. » (Ray)

      Qui se cache derrière le tableau, dites-vous.

      « C’est le féminisme de la troisième vague habillé comme un «débat», précise Richard F. Et pour avoir suivi de loin l’évolution du féminisme, je partage ce point de vue masculin lucide.

      Ces ayatollahs qui insultent l’intelligence avec leurs gadgets et leur inculture ne viennent pas de l’islam, mais d’un féminisme dévoyé dans l’agit-prop et la police de la pensée. Ce genre de bonnes-femmes, je les envoie paître fisa chez les Grecs. Qu’elles lisent Lysistrata d’Aristophane ! Lui, au moins il avait de l’humour.

    6. Armand Maruani

      @alauda

      Je ne regrette pas d’avoir posé ma question .

      Grace à vous je découvre un monde que j’ignorai .

      Et comme toujours si bien écrit .

      En fait il y a parfois plus d’intérêt à regarder ce qui se passe derrière le tableau que le tableau lui même .

      Encore merci alauda .

    7. alauda

      @Armand Maruani,

      L’amour de l’art m’a coûté 10 ans de revenus non imposables, jusqu’à ce que je reprenne des études pour gagner ma vie… Féminisme, indépendance, je me suis passée des services féministes. 😉

      Aborder le monde par les images permet de faire le tour du monde, sans la barrière de la langue. Comme la danse, la musique, les arts plastiques sont des langages universels. Ils supposent certes un apprentissage pour approfondir, mais ils sont accessibles dès la petite enfance par la sensibilité.

      La semaine dernière, une jeune fille m’a dit : voir des reproductions de nus, dans notre culture, c’est normal. Sous-entendu, ceux qui ne sont pas contents tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils perdent…

      Contente d’avoir partagé ce qui fait le sel de mon quotidien avec vous.

    8. Armand Maruani

      @alauda

      Que pensez vous de REAL LESSARD ?

      Sa vie m’a fascinée bien plus que celle de LEGROS .

      En fait ma question est la suivante :

      Peut on devenir un grand artiste en copiant des oeuvres ?

    9. alauda

      @Armand Maruani,

      Je ne me suis jamais penchée sur ce peintre. Je viens de vois une « femme à la guitare » à la manière de Matisse. Il semble avoir du métier. Le métier, c’est l’artisanat, la cuisine de l’art.

      Dans une interview, quelqu’un lui pose cette question : « Sans Legros, vous ne seriez peut-être pas devenu peintre? »

      Voici sa réponse :
      « Je l’aurais été, de toute manière, parce que j’avais le feu sacré. Si je ne l’avais pas été, je serais devenu fou. Mais peut-être n’aurais-je pas percé. »

      Le feu sacré, c’est un élément déterminant dans une carrière d’artiste, sinon on vend des cravates.

      Reste la question d’un « grand ». Là je ne peux pas répondre sans avoir sous les yeux une rétrospective de l’œuvre. Le grand artiste, à mon sens, est celui qui parvient à un style reconnaissable entre tous.

      Quand j’entends Bach, je reconnais Bach, même si je ne connais pas le morceau.

    10. Armand Maruani

      @alauda

      Tout à fait d’accord avec vous alauda , j’entends ce que vous dites .

      Malheureusement dans l’art de la peinture on peut faire illusion comme le fut LESSARD par exemple .

      Seule la signature certifiée par un expert donne de la valeur à un tableau même si c’est un faux .

      C’est de cette manière que s’est enrichi LEGROS .

      A la finale vous avez raison .

    11. alauda

      @Armand Maruani,

      Si des experts sont bluffés, c’est que le peintre est bon : peindre « à la manière de » n’est pas plus évident que d’écrire à la manière de. Il y faut assez de finesse pour pénétrer les arcanes majeurs du modèle et de doigté pour imiter sa main. Lessard aurait pu évoluer différemment s’il n’avait pas été sous la coupe d’un manipulateur qui a profité de son talent.

      Tenez compte aussi des conditions de production des œuvres : les grands artistes du passé ne travaillaient généralement pas seul dans leur atelier. Un exemple : la proximité stylistique de Camille Claudel avec son maître Rodin dans les premières années est telle que les experts avouent s’y perdre. Le premier qui valide la valeur, c’est le maître d’atelier.

      Aussi dire que l’expert contemporain a la clef de la valeur de l’art, puisqu’il valide ou pas une signature sur la base d’études plus ou moins scientifiques (analyse des pigments, des supports, datation… mais aussi analyse plus subjective de la touche, du coup de patte), c’est tout de même biaisé et réducteur dans la mesure où le marché de l’art répond à une offre et une demande à un moment T. Quand on sait que le marché de l’art est tenu par une petite frange très riche qui fait monter ou descendre les cotes, comme pour le lait de vache, on devient plus circonspect et détaché des modes imposées en kit.

      Tenez, si vous voulez rire du marché, je vous conseille« Art » de Yasmina Reza. Dans un autre genre, les Legros escrocs sont monnaie courante… Le summum du minimalisme, réduit à la signature. 🙂

      Pour conclure ce développement trop long, la valeur de l’art, à mes yeux, réside moins dans la valeur marchande que dans ses fonctions : à chacun de déterminer sa valeur d’usage et sa valeur esthétique en accrochant sur son mur un ou plusieurs objets d’art ou d’artisan. J’ai quelques peintures naïves à trois francs six sous qui me font rêver et me racontent des histoires d’ailleurs. Le musée imaginaire est propre à chacun.

    12. alauda

      J’ajoute encore un mot sur les cerbères qui imposent leur goût de chiotte au public.

      Donald Trump a demandé au musée Guggenheim de New York que lui soit prêté un Van Gogh, la conservatrice en chef de l’institution a refusé, arguant que le tableau appartenait à une collection privée. A la place, Nancy Spector a proposé : des toilettes en or massif de 18 carats.

      Le concepteur du ready made, resucée de Marcel Duchamp, est l’Italien Maurizio Cattelan. En dehors du matériau, la « merveilleuse œuvre » qui a pour titre « America » répond à la définition « d’objet sans aucune élaboration, élevé au rang d’objet d’art par le seul choix d’un… [auto-proclamé] artiste ».

      La conservatrice qui a prêté ce truc mérite le titre de dame pipi.

    13. Armand Maruani

      @alauda

      Merci alauda pour vos explications passionnantes .

      Pour rejoindre ce que vous écrivez je vous fais une confidence :

      Mon artiste préféré est Edward Hopper et dans ma chambre j’ai fait encadré  » Noctambules « , ce fameux tableau où l’on aperçoit derrière la baie vitrée d’un bar de nuit, deux hommes et une femme assis au comptoir, chacun absorbé dans ses pensée .

      Quand je regarde cette affiche j’ai la même émotion que si c’était l’original .

      Avec un avantage non négligeable :

      Je peux dormir sans crainte qu’on me le vole . Ah ah .

      Encore merci alauda pour vos explications si enrichissantes .

    14. alauda

      @Armand Maruani,

      Œil perçant d’un faucon de la nuit. Dimension métaphysique posée comme une question angoissante dans l’univers minéral de la ville américaine des années 40.

      Votre musée, support de méditation, dans une affiche.

      Là-dessus, je vous quitte avant de faire tirer les oreilles jusqu’à la cuisine.
      Ah ah !

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