toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Shoah : le Sénat polonais vote la loi controversée interdisant l’utilisation du terme « camps de la mort polonais »


Shoah : le Sénat polonais vote la loi controversée interdisant l’utilisation du terme « camps de la mort polonais »

Après la Diète (chambre basse du Parlement), c’est le Sénat polonais qui a voté la loi mémorielle sur le rôle de la Pologne pendant la Shoah. Le texte interdit notamment l’utilisation du terme « camps de la mort polonais », et suscite de vives oppositions au sein du pays, ainsi qu’en Israël et aux États-Unis.

« Dans la nuit de mercredi à jeudi« , le Sénat polonais a adopté une « loi controversée sur la Shoah, destinée à défendre l’image du pays« . Auparavant « adopté vendredi [26 janvier] par la chambre basse du Parlement« , le texte « punit par des amendes ou des peines de prison allant jusqu’à trois ans de réclusion ceux qui attribuent ‘à la nation ou à l’Etat polonais’ des crimes commis par les nazis allemands en Pologne occupée » [Europe 1]. C’est notamment l’utilisation du terme « camps de la mort polonais » que les conservateurs au pouvoir souhaitent interdire, certaines exceptions étant accordées pour les activités « artistiques et scientifiques » [EU Observer].

Le texte, qui n’a plus qu’à être promulgué par le président, se place dans la continuité de la politique mémorielle portée par le gouvernement polonais. Comme le rappelle Courrier International, « depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2015, le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS) a mis en place une ‘politique historique’ pour réveiller le patriotisme polonais« . Il a déjà « écarté la direction du musée de la Seconde Guerre mondiale à Gdansk (…) qui ne mettait pas assez l’accent sur l’héroïsme des Polonais« , a « inauguré en 2016 le premier musée dédié aux Justes dans la localité de Markowa » et a obligé « les communes à débaptiser les rues et les places portant le nom de personnes ayant collaboré au régime sous la domination russe » [La Croix].

Un texte défendu par les nationalistes

Pour le gouvernement polonais, l’objectif de la loi est de « protéger l’histoire polonaise » [EU Observer] et « d’éviter qu’on n’attribue ‘à la nation ou à l’État polonais’ des crimes commis par les nazis allemands » [Courrier International]. Le vice-ministre polonais de la Justice Patryk Jaki a ainsi déclaré devant le parlement que le gouvernement « devait envoyer un signal au monde » et « qu’il ne laisserait plus insulter la Pologne » [Deutsche Welle].

Les nationalistes veulent aller plus loin, exigeant que l’on désigne les camps d’extermination par le terme de « camps de la mort allemands« , convaincus que « l’Allemagne ne s’est pas totalement acquittée de sa dette à la Pologne pour les atrocités commises pendant la période nazie« . Ils accusent également « l’Allemagne moderne (…) d’essayer de dominer ses voisins » [Bloomberg].

Vives protestations en Israël et aux Etats-Unis

Les Etats-Unis se sont ouvertement opposés à cette loi, exprimant mercredi « leur ‘inquiétude’ quant [à ses] conséquences« . La porte-parole du département d’Etat Heather Nauert a averti que le texte risquait « d’avoir des ‘répercussions’ sur ‘les intérêts et relations stratégiques de la Pologne, y compris avec les Etats-Unis et Israël’ » [L’Express].

Car c’est surtout du côté de l’Etat d’Israël que les réactions ont été les plus virulentes. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est « ‘opposé fermement’ » au texte, affirmant que « l’histoire ne peut être modifiée et [que] nul n’a le droit de nier l’Holocauste« . Les inquiétudes des responsables israéliens portent notamment sur « un passage dans lequel ils voient une tentative de nier la participation de certains Polonais à l’extermination des juifs, voire la possibilité de poursuivre des survivants du génocide qui évoqueraient de tels cas » [L’Express]. Le journal israélien The Jerusalem Post évoquait il y a quelques jours le risque d’un « effet dissuasif sur la recherche académique à propos du rôle de la Pologne dans l’Holocauste« , ajoutant « qu’il est historiquement incorrect de dire que ‘la nation polonaise’ n’y a pas participé’« .

« Comme une réaction à la loi polonaise« , une proposition de loi a été proposée au Parlement israélien, introduisant « une peine de cinq ans de prison ‘pour ceux qui ‘réduisent ou nient le rôle de ceux qui ont aidé les nazis dans les crimes commis contre les Juifs‘ ». Le texte a obtenu « l’appui de principe de 61 députés israéliens sur 120 » [L’Express].

Controverse au sein du pays

La loi fait également débat en Pologne. « Une centaine d’artistes, journalistes et hommes politiques polonais (…), ont [ainsi] signé un appel demandant que le projet de loi soit amendé afin d’en éliminer la pénalisation des expressions blessantes pour la Pologne« . Une lettre ouverte a également été publiée par « un groupe de juifs polonais » afin de « mettre en garde contre la nouvelle loi« . Ils soulignent que celle-ci « ‘limite non seulement la liberté d’expression, mais avant tout conduit à falsifier l’histoire‘ » [L’Express].

Du côté médiatique, « le quotidien économique Rzeczpospolita défend le bien-fondé de cette loi« . Le journal polonais affirme ainsi que « sur le plan moral, [la Pologne] a raison. Son intention de défendre sa réputation était légitime. Il n’y a pas eu de ‘camp de la mort polonais‘ ». Néanmoins, le journal constate avec regret que la loi  « engendre un effet exactement opposé à celui désiré« , et que les « bonnes intentions de départ aboutissent en pertes réelles pour la Pologne » [Courrier International].

Learn Hebrew online

La loi doit « encore [être] signée par le président Andrzej Duda » [Europe 1] pour entrer en vigueur. Celui-ci a 21 jours devant lui « pour [approuver] ou mettre son véto« . Mais la seconde option est jugée improbable par le quotidien allemand Deutsche Welle, qui rappelle les déclarations de M. Duda plus tôt cette semaine : « ‘nous ne pouvons absolument pas revenir en arrière; nous avons le droit de défendre la vérité historique’« .

Source







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 13 thoughts on “Shoah : le Sénat polonais vote la loi controversée interdisant l’utilisation du terme « camps de la mort polonais »

    1. Armand Maruani

      Par contre la Vodka en Pologne beaucoup de succés :

       » Les maîtres se contentent de la pomme de terre en tant que ressource principale, les Polonais la produit et la boit depuis le début du Moyen Âge, distillant leur compétence dans les meilleurs mélanges de vodka disponibles dans le monde, beaucoup dont remontent à plusieurs siècles. »

      Peut toujours dire :  » saoul comme un polonais  » ?

      Ou va t on aussi faire voter une loi pour interdire cette expression ?

      Heureusement qu’ils ont eu Chopin pour les désaouler .

    2. Pinhas

      6 millions d’êtres ont été assassinés dans ces camps se trouvant en Pologne et non sur la planète Mars ……

      Les dirigeants Polonais savaient , tous savaient et tous se sont tus .

      Nos familles qui vivaient en Pologne ont du fuir car ils y était humiliés , battus , etc .

      Puis lorsque nos Familles y sont retournés dans ces wagons à bestiaux …..

      Personne n’a bougé un cil ( comme en France )

      ON A ENVIE DE HURLER , ORDURES .

      En tous cas , nous tous ont dira toujours que ces camps de la mort étaient en Pologne car Auchwitz c’est bien en Pologne .

    3. Yéh'ezkel Ben Avraham

      FROIDE ANALYSE D’UNE DISPUTE SEMANTIQUE ET HISTORIQUE !

      Au lendemain du vote par la chambre basse du Parlement polonais d’une loi liée à la Shoah, loi qui sanctionne l’emploi du terme « camps de la mort polonais » (Cette loi prévoit une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison pour les Polonais et les étrangers qui utiliseraient ce terme pour qualifier les camps d’extermination que les nazis avaient installés en Pologne quand ils occupaient ce pays durant la Seconde Guerre mondiale), loin de moi l’idée de défendre cette loi !

      Je ne connais pas les termes précis de cette proposition législative et je vais peut-être en choquer certains car le sujet est plus que sensible dans notre communauté. Vu le tollé qu’elle a soulevé chez nous et vu les bonnes relations qu’entretient le gouvernement polonais actuel avec notre Etat juif, il nous faut cependant l’analyser à froid en écartant tous les justes ressentiments que nous pouvons avoir envers l’attitude antisémite des Polonais aux cours des siècles !

      S’il est certain que nombre de Polonais (entre autres, ceux des environs de ces camps) étaient parfaitement au courant de ce qu’il se passait en ces lieux (mais pas uniquement eux, l’ensemble des gouvernements « Alliés » l’étaient également, y compris le Vatican !) et étaient complices par leur silence (mais que pouvaient-ils faire alors que les Forces alliées elles-mêmes refusaient de bombarder les chemins de fer qui y menaient !), que la Pologne de l’époque était terreau d’antisémitisme, dire que ces camps étaient situés en Pologne – donc qu’il s’agissait de « camps de la mort polonais » – est sémantiquement et historiquement exact. Cependant, dire que ces « camps de la mort » étaient « allemands » – vu qu’ils étaient sous commandement exclusif nazi (la plupart des tortionnaires étaient Allemands et Ukrainiens, pas Polonais !) est tout aussi sémantiquement et historiquement exact. On peut donc comprendre – si on se met à leur place – que les parlementaires polonais veuillent se laver de la souillure de leur sol national, c’est juste une question d’interprétation des mots, le mot « polonais » pouvant viser soit le terme géographique, soit la population polonaise !

      Pour ma part, je pencherais pour la désignation « camps de la mort nazis (ou « allemands ») en Pologne »… mais, si l’expression (abrégée) « CAMPS DE LA MORT POLONAIS » est adéquate, il faut alors pousser plus avant et dire – à propos des « camps de concentration » installés par les nazis (et Pétain) en France (http://1libertaire.free.fr/CampsFrance.pdf ) – « CAMPS DE CONCENTRATION FRANÇAIS » (il est à noter que nombre de Français étaient, beaucoup plus que les Polonais, partie-prenante dans l’installation et la garde de ces lieux d’horreur). Il a d’ailleurs fallu attendre 1995 et l’élection de Jacques Chirac pour qu’un président la République admette la responsabilité de la France… alors que ses prédécesseurs, dont le très socialiste – ancien haut-fonctionnaire de Vichy – François Mitterrand (qui allait, alors qu’il était président de la République, fleurir chaque année la tombe de Pétain !), jouait avec les mots… comme l’a fait dernièrement Marine Le Pen et le fait actuellement le Parlement polonais !

    4. alauda

      Nul ne conteste que les camps de la mort étaient situés EN Pologne. Cependant, c’est bien le national-socialiste nazi Hitler qui en est à l’origine.

      Pour mémoire : « On estime que les Allemands ont assassiné pas moins de 1,9 million de civils polonais non-Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, et 3 millions de Juifs polonais. »
      © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DC
      Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France

    5. Laurence Salmon

      Ils préfèrent Club Med?
      Israël s est levé pour crier son indignation et c justifié
      C est immonde

    6. amsallem

      Et bien ils ne viendrons pas se plaindre de perdre leurs meilleurs alliés et que la Russie viendra les satelliser .
      .

    7. Jacques B.

      Je suis parfaitement d’accord avec vous @ Yéh’ezkel Ben Avraham.

      J’ajoute que le gouvernement polonais était en exil (à Londres), ayant refusé de capituler devant les nazis, et qu’un certain nombre de Polonais ont combattu aux côtés des alliés pour libérer l’Europe du joug hitlérien.
      – il faut dire que les Polonais en avaient marre de se retrouver en permanence sous la coupe soit des Russes, soit des Prussiens –

      Donc il n’est pas étonnant qu’à la différence de la France, peu ou pas d’officiels polonais participèrent à la mise en place de camps de concentration sur le sol polonais.
      Ce qui n’empêche pas que l’antisémitisme était fort à cette époque en Pologne ! (ce qui n’est à l’évidence pas sans lien avec la forte implantation du catholicisme en Pologne, lequel catholicisme a longtemps eu une doctrine officiellement antijuive)
      Et n’oublions pas les pogroms antijuifs qui eurent lieu après la guerre dans ce pays !
      À l’évidence, beaucoup de Polonais n’aimaient pas les Juifs.
      On pourrait même ajouter que le gouvernement polonais a voté pour les trois résolutions anti-israéliennes récentes à l’ONU…

      Que l’expression « camps de la mort polonais » soit historiquement et sémantiquement inexacte, c’est un fait.
      Mais voter une loi punissant de prison quiconque utilise cette expression, n’est-ce pas avant tout un PRÉTEXTE pour, progressivement, interdire toute opinion différente de l’opinion des dirigeants polonais sur la question – en attendant que ce soit le cas sur d’autres questions ?
      N’est-ce pas un pas dangereux vers la censure, donc vers la dictature ?
      Depuis quand est-ce aux politiciens de dire l’Histoire ?

    8. Claire

      Peut-on rappeler calmement que la cause de la seconde guerre mondiale a été l’invasion de la Pologne par Hitler? Dans « Mein Kampf » il annonce clairement son intention d’étendre le territoire allemand, devenu trop étroit à cause de la natalité à l’époque, en envahissant les territoires des Slaves, considérés comme des sous-hommes. Le mépris à l’égard des Slaves et la haine des Juifs sont parfaitement apparents dès les années 25/30. Si les autorités de l’époque avaient pris ce livre au sérieux au lieu de le considérer comme l’oeuvre d’un hurluberlu, on aurait peut-être pu éviter le pire.
      Doit-on rappeler que la Pologne a été totalement saignée à tous les sens du terme par les nazis? La plupart des villes ont été détruites à 70%.
      Si Hitler a mis ses camps de concentration en Pologne c’est bien pour que l’Allemand moyen ne se doute de rien, du moins au début. Il est toujours plus facile de faire des horreurs chez les autres que chez soi.
      De nombreux patriotes polonais ont été internés dans les camps de la mort et supprimés. D’ailleurs le vrai gouvernement polonais était à Londres, comme de Gaulle. Certains Polonais ont aidé les Juifs, au risque de leur vie, d’ailleurs les noms polonais sont les plus nombreux sur la liste des « Justes ». Quant aux civils qui « savaient » parce qu’ils habitaient à côté, qu’auriez-vous fait à leur place, contre des hommes nombreux, puissamment armés et féroces? C’est toujours facile de refaire l’histoire a posteriori, bien assis dans son fauteuil.
      Il y a une tendance actuelle à faire du Poland bashing simplement parce que la Pologne, comme la Hongrie, et le V4, refusent d’accueillir les pseudos « migrants » musulmans, ce qui n’est pas politiquement correct.
      Il vaudrait donc mieux éviter de tomber bêtement dans le piège de la propagande mondialiste pro-islam.

    9. Bugand

      Suis assez d’accord avec cette loi :

      – L’état Polonais n’existait plus dès octobre 1939 et le pays en lui même avait disparu au profit de l’Allemagne Nazie et l’URSS de Staline? Churchill à lui même dit dans un discours à la Chambre des Communes  » il n’y a plus de Pologne, il n’y a que des Polonais ».
      – Aucun membre d’état Polonais n’a collaboré (à l’inverse de la France, de la Hollande, du Danemark, de la Norvège etc etc
      – Environ 2 millions de Polonais sont morts sous l’occupation sans parler de 2 à 3 millions de juifs (sans doute plus qui ont été exterminés par les nazis)
      – Les études universitaires ont estimé à 4 millions le nombre de Polonais qui ont été utilisé comme esclaves dans les usines Allemandes
      – Enfin, la Pologne est le pays qui compte le plus de « Justes parmi les Nations » ayant sauvé des Juifs au périls de leur vies

      Parler de Camps d’extermination Polonais est un non sens et utiliser ce terme est la preuve flagrante d’une méconnaissance de l’histoire de la 2eme guerre mondiale

    10. Jacques B.

      @ Claire : le fait que la Pologne ait été « saignée à blanc » par les nazis, lesquels méprisaient les Slaves, et parce qu’ils voulaient s’approprier ce pays au nom de la politique de « l’espace vital » chère à Hitler n’est pas incompatible avec le fait que beaucoup de Polonais étaient antisémites.
      Et le fait qu’il y ait eu beaucoup de « Justes » polonais n’est pas non plus incompatible avec l’antisémitisme de la majorité des Polonais.

      J’ai écrit le commentaire suivant sur Dreuz, qui résume les choses et donne des sources fiables : https://www.dreuz.info/2018/01/29/un-pays-musulman-denonce-ceux-qui-nient-la-shoah-un-pays-catholique-nie-sa-responsabilite/#comment-578263 (je pourrais en donner d’autres).

      Donc restons équilibrés : non, la Pologne n’a pas participé à la Shoah (en tant qu’entité politique officielle), donc utiliser l’expression « camps de la mort polonais » est inexact, sémantiquement.
      Mais pour autant, il est inexact de dire que les Polonais étaient, à l’époque, des amis des Juifs.

      L’un n’empêche pas l’autre.

      À peu de choses près, c’était la même situation qu’en France, au plan de l’antisémitisme – avec la différence que le gouvernement français n’a pas fui, mais a signé le soit-disant armistice, puis les accords de collaboration, et a donc, dans ce cadre, participé à la rafle de dizaines de milliers de Juifs pour le compte des nazis ; sachant que le fait que le gouvernement français ne s’est pas exilé, et que le polonais s’est exilé, n’ont rien à voir avec l’antisémitisme de ces gouvernements ou des peuples français et polonais.

      Le fait de dire cela n’empêche pas de dire que la France n’a pas vraiment de leçons à donner à la Pologne de ce point de vue, d’autant plus que la France est en première ligne quand il s’agit de voter des résolutions anti-israéliennes, et bien entendu, l’Allemagne encore moins !…

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *