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L’Irak prétend être menacé par Israël pour acquérir le système de défense antimissile russe S-400


L’Irak prétend être menacé par Israël pour acquérir le système de défense antimissile russe S-400

La Russes défient l’ordre mondial et sèment encore les dissensions au Proche-Orient.

Moscou compte vendre aux Irakiens son système de défense antimissile S-400. Des sources arabes  rapportent que Bagdad envisage d’acheter à Moscou le système de missiles sol-air russes.

Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi veut conclure  un accord pour l’achat de missiles avancés à la Russie afin de se défendre, selon lui, face aux probables attaques israéliennes.

L’Irak envisage de consacrer un gros budget.

Le Premier ministre irakien a chargé une équipe de conseillers du ministère irakien de la Défense et de la Sécurité nationale de négocier avec la Russie l’achat du système de défense antimissile S-400. Le dossier a été soumis à la Chambre de coordination de la sécurité quadripartite Irak-Syrie-Iran-Russie.

Certains diplomates américains à Bagdad se posent des questions sur les motifs d’une telle demande d’achat qu’ils estiment inutile puisqu’aucune menace aérienne ne plane sur l’Irak. Leurs inquiétudes concernent également les éventuelles attaques d’Israël contre des positions des milices chiites des Unités de mobilisation populaire -Hachd al-Chaabi.

Le chef du quartier général des Unités de mobilisation populaire de l’Irak, Faleh al-Fayaz, soutient ce projet pour  les forces armées irakiennes.

Un membre de la commission sur la sécurité et la défense du Parlement irakien a déclaré que les forces des Hachd al-Chaabi, déployées dans la plupart des quartiers généraux du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), combattaient aux côtés des forces syriennes.

Plus tôt ce mois-ci, Viktor Bondarev, président de la commission de la défense du Conseil de la Fédération russe, a déclaré que la Syrie, l’Irak, le Soudan et l’Égypte faisaient partie des acheteurs potentiels de S-400.

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« Cette commande pourrait être faite par tous les pays qui ont été menacés par des groupes terroristes et des membres de l’OTAN, dont la Syrie, l’Irak, le Soudan et l’Égypte », a-t-il indiqué.

En outre, la semaine dernière, Sergueï Chemezov, directeur général de la société russe Rostec, a déclaré que son pays était prêt à vendre ses systèmes de défense aérienne à n’importe quel pays inquiet pour sa sécurité intérieure, y compris les Etats-Unis.

Même le Qatar a annoncé, le mois dernier, qu’il va s’équiper de ce système.

Ces ventes vont augmenter les menaces et la multiplication des conflits au Proche-Orient

Depuis le 10 février 2018, date à laquelle un escadron de l’armée de l’air israélienne a été pris de court dans le ciel de la Syrie, perdant l’un de ses F-16, la situation est devenue très sérieuse.  Cette vente des missiles sol-air russes va augmenter le malaise que traverse en ce moment l’état-major de Tsahal. Si les S-200 syriens sont à l’origine du crash, qu’en sera-t-il alors  des S-400 que Bagdad veut déployé sur son territoire à la faveur du soutien russe?

La Russie pourrait être  responsable aussi du crash du F-16 israélien.

Face aux actions defensives israéliennes et les raids aériens contre les positions militaires du Hezbollah en Syrie ou les lieux de campement iranien, Moscou a choisi de retirer son veto : il ne s’est plus opposé à ce que l’armée syrienne active ses batteries de missiles antimissiles et ses radars puissants et à s’en servir pour chasser les avions israéliens.

Le F-16 israélien aura été la riposte russe aux États-Unis. Cette riposte n’aurait pas non plus épargné la Turquie, autre allié des Américains, dans la mesure où les armes anti-hélicoptères russes viennent de tomber entre les mains des Kurdes, armes qui auraient vraisemblablement visé ces derniers jours un hélicoptère de combat turc, non loin des frontières avec la Syrie.

Les conflits deviennent de plus en plus interdépendants et de plus en plus liés à une nouvelle menace terroriste entres les chiites et les sunnites. Israel comme l’Arabie saoudite ont une profonde inquiétude quant au programme balistique et aux activités de l’Iran dans la région.

Les menaces mondiales et la multiplication des conflits aux conséquences humanitaires dévastatrices ont été les deux changements qualitatifs de l’année dernière qui ont aggravé la situation sécuritaire mondiale, a déclaré à Munich le chef de l’ONU Antonio Guterres, lors de la conférence annuelle sur la politique de sécurité internationale, en Allemagne.

En Israël il y a un sentiment de désarroi qui domine sur la sécurité dans la région. Dans ce nouveau désordre au Proche Orient, les israéliens sont un peu seuls, comme si les États-Unis, n’exerçaient plus son influence dans cette region. Il serait utile aussi de rappeler qu’à peine arrivé au pouvoir, le président américain Donald Trump a bousculé ses partenaires sunnites en réclamant qu’ils paient leur écot, sans leur donner les gages espérés sur l’engagement américain à défendre la region devant le danger iranien

Deja les débats à la Conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic. Les États-Unis, traditionnel pilier de ce rendez-vous annuel, longtemps axé sur le renforcement du lien transatlantique, n’exerçaient plus le même leadership. Un vide souligné par la présence silencieuse du secrétaire à la Défense Jim Mattis et l’absence du secrétaire d’État Rex Tillerson.

L’inculpation, par le procureur spécial (américain) Robert Mueller, de 13 ressortissants russes, vendredi dernier, alourdit le contentieux entre Washington et Moscou qui s’opposent dans le dossier iranien, sur les accords de désarmement et sur les paramètres d’une solution en Syrie.

À noter que le secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait fait état, il y a un mois, lors de sa tournée en Europe de la création d’un groupe de travail commun avec la troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, chargé d’étudier les inquiétudes de Washington sur l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 PGAC.

L’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne négocierait jamais son programme de défense antimissile avec aucune partie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 2 thoughts on “L’Irak prétend être menacé par Israël pour acquérir le système de défense antimissile russe S-400

    1. michel boissonneault

      c’est le temp de reconstruire l’irak ….. pas de faire des achats inutile car les seuls gagnant de ses achats compulsif est l’iran car si jamais Israel devait faire des attaques en iran …… alors il faut passer au dessus de l’irak

    2. Salmon

      Comme d habitude c Israël
      Il faut arrêter
      Gunters devrait demandé au Hezbollah et Hamas d arrêter d envoyer des missiles et a l Iran de garder ses drones chez lui

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