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L’effritement de la droite en Israël et la banalisation générale de l’antisémitisme


L’effritement de la droite en Israël et la banalisation générale de l’antisémitisme

J’accuse la gauche et ses vassaux de la banalisation de l’antisémitisme

I Les médias sont le premier pouvoir car ils ramollissent, nivèlent et formatent les opinions pour les réduire à l’«Opinion»  

Il n’y a plus de droite. Ça, on le savait déjà, de Begin à Netanyahou, en passant par Sharon. L’arnaque d’accords de «territoires contre la paix» en général et en particulier avec l’Egypte, le retour à une vieille tradition où l’expulsion des Juifs s’inscrit dans la norme, de Yamit et Ofira à Amona, en passant par Goush Katif, s’admet comme une bonne affaire. L’arnaque égyptienne, donc, trahie par les visages des antagonistes, pour qui a bien voulu le voir. Les photos sur la pelouse de la maison blanche avec Sadat et Carter hilares tandis que Begin a l’air de se demander : «Je me demande si je ne me suis pas fait avoir quelque part…» Quand Carter, plus de trois décennies plus tard, vilipende Israël, fait son pèlerinage à Gaza vidée de ses Juifs, ce n’est pas un retournement. Cela vient au contraire confirmer ses véritables intentions dans cette arnaque.

L’arnaque égyptienne, encore, révélée par la tuerie de Ras Bourka, dans le Sinaï, où furent assassinés et fusillés les passagers d’un car israélien en 85, dont la présentatrice enfant vedette de la télévision, Ofri Toural ; par l’intention de Moubarak d’entrer en guerre contre Israël en s’associant à Sadam Hussein dans les circonstances de la première guerre du Golfe (soit dit en passant, le traumatisme égyptien dans les consciences a été révélé par le lapsus répété de la présentatrice radio qui disait à chaque fois Sadat au lieu de Sadam, sans même s’en rendre compte pour se reprendre) ; par les obus de chars que l’on entend constamment depuis des années dans toutes les localités israéliennes qui longent la frontière entre le Néguev et le Sinaï, au point que les gens se réveillent en sursaut en plein milieu de la nuit, à Yévoul ou à Haloutsa, se demandant si le dernier obus n’a pas explosé dans leur cour.

La position officielle est incapable de reconnaître cette réalité, et les autorités israéliennes ont voulu, comme si de rien n’était, fêter les quarante ans de «mariage», alors que la mariée était absente. Elle avait pris la poudre d’escampette depuis belle lurette, et seul le mari dupé était de la fête. L’impératrice Sissi, connue pourtant pour sa grande modération après l’éviction des Cousins musulmans, a fait clairement savoir qu’elle ne viendrait pas. J’avais un jour participé à des fiançailles où l’élu avait été empêché. La soirée avait été maintenue car tout avait été préparé, et le fiancé était de tout cœur avec la fête. Finalement, comme on l’avait craint, le mariage n’a pas eu lieu.

La gauche ou la droite en Israël, n’est pas un système de notions à prendre dans le sens des Girondins ou des Montagnards, royalistes ou révolutionnaires qui se trouvaient à la droite et à la gauche du président, mais dans le sens où la gauche cède du terrain aux ennemis tandis que la droite revendique le droit du peuple juif à la souveraineté au centre de sa patrie. Telle fut donc la tournure du différend qui allait opposer une gauche hallucinée prônant le principe extravagant des territoires contre la paix et une droite pour qui la paix devait se faire sinon par l’éloignement géographique de l’ennemi, du moins par sa dissuasion.

Aujourd’hui, et paradoxalement après que la machine de la gauche s’est révélée comme totalement inadaptée à la réalité, c’est en dépit du bon sens ce camp qui a gagné. La gauche a cependant mis légèrement en veilleuse son flagrant mensonge, et a remplacé dans son discours son «processus de paix» par un «processus politique». La paix était l’appât, et l’appâté a été ferré. Il accepte la tête basse l’idée qu’il n’a pas de droits, complexe d’infériorité qui lui suggère de se contenter d’être encore vivant et de pouvoir exister dans les limites dans lesquelles on lui permet d’évoluer.

Le Rav Cahana disait que ce loup dans la bergerie allait exiger un tribut de sang juif de plus en plus lourd. Yossi Sarid disait que les Arabes, comme les Juifs, en avaient assez de la guerre, «Il veut vivre en paix près de toi», répétait-il sur un ton péremptoire et sentencieux. L’observateur roulé et dont l’esprit d’analyse a été plus ou moins malicieusement isolé du contexte de l’histoire multimillénaire du peuple juif et de son Alliance, s’est laissé berné comme si l’issue de ce débat se serait limité à une question purement sécuritaire. L’ordre des valeurs a été inversé, notre présence légitime et retrouvée sur notre terre qui devait, par le renforcement de la présence juive paisible et la diminution des nids à terroristes, garantir notre sécurité comme conséquence de notre retour, devenait aléatoire, incertaine, et justifiée seulement si l’ennemi se maintiendrait dans sa haine et sa recherche constante de guerre et de destruction. Pour Sarid, Aloni, Ran et d’autres encore, si l’envahisseur déposait les armes, le Juif pouvait renoncer à l’aboutissement de ses espérances, pour reprendre l’expression chantante si chère à la gauche : «Il est bien fini, le rêve du grand Israël!!!» Il pouvait reprendre le chemin de l’exil.

L’observateur neutre ou plutôt neutralisé, était dans l’expectative, se demandant à qui, de Cahana et de Sarid, la suite des événements donnerait raison. Pour Sarid, la nébuleuse d’où sortaient les assassins antijuifs était un lieu globalement paisible, et les terroristes l’exception confirmant la règle. Rabin avait repris cette astuce quand la situation était devenue pourtant déjà beaucoup plus claire. Alors que les Juifs étaient tués par dizaines puis par centaines, dans les transports et les terrasses de cafés, qu’Arafat avait obtenu l’absolution de ses péchés, les auteurs d’attentats suicides étaient d’autonomes fanatiques équipés de bombes perfectionnées qui s’étaient faits tout seuls et qui cherchaient à torpiller la paix.

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Sarid avait un argument redoutable et agressif qui n’avait pas d’équivalent dans le discours de fond de Cahana. Nous avons déjà évoqué largement le principe des étiquettes : le «raciste» de Sarid puis l’«opposé à la paix» de Rabin étaient des sobriquets dont pour rien au monde on aurait voulu se faire enduire, ce goudron et ces plumes étant indélébiles et ineffaçables. C’est ce même racisme testé en Israël qui a fait boule de neige et fait aujourd’hui que l’Europe subit aujourd’hui une mutation profonde. On notera honnêtement sans trembler de peur que le discours de la droite débattait sur le fond de l’argumentaire pur, sans s’aider d’injures, ou de dénigrement. La droite ne collait aucune étiquette sur la gauche.

Alors, comment se fait-il qu’après l’éclatement de la vérité au grand jour, la gauche n’ait pas été discréditée au point de disparaître de l’arène politique? Il y a deux semaines, les autorités ont mis en garde la population : «Préparez-vous à la tempête ravageuse qui s’annonce! Evitez de sortir de chez vous si vous le pouvez. Munissez-vous de chauffages et de moyens de cuisson qui ne sont pas électriques en prévision de la panne de courant…» Pour finir, il a plu. Inutile de parler du malaise et de la honte des prévisionnistes : il n’y en a pas eu.

Les raisons du maintien de la gauche au pouvoir sont peu nombreuses, mais puissamment ancrées dans les rouages du pouvoir. Quand un escroc vend une villa sur la côte d’azur à un client motivé par son offre alléchante, et qu’il s’avère dans le meilleur des cas qu’il y a en tout et pour tout une vieille bâtisse et dans le pire un immeuble ou un terrain sur lequel l’escroc n’avait aucun droit, l’escroc a pris l’argent et ne le rendra pas. S’il est faible, il se volatilisera, sinon, il sera soutenu par le pouvoir, et on reprochera à la victime de médire de l’escroc.

On a vendu trois fois le même produit avarié aux citoyens israéliens. Ils l’ont payé de leurs acquis territoriaux : le Sinaï, les alentours de Jérusalem, la bande de Gaza. La première fois, ils ont obtenu une sorte de paix ou de guerre froide, la deuxième des milliers de morts et d’handicapés à vie, et la troisième trois guerres à ce jour et des tunnels. Dans le premier cas, ils ont été abusés, dupés, et les prises de position anti-israéliennes de Carter aujourd’hui, comme susdit, ne sont pas un revirement mais la révélation de sa véritable personnalité.

Les deux autres ventes de ce produit défectueux ont été imposées par des méthodes dictatoriales, et par le déni de la démocratie, soutenu par la Cour Suprême, non élue par le peuple (le peuple peut très bien théoriquement élire des juges) et dont l’agenda idéologique n’a de secrets pour personne. Si un Juif est attaqué par un Arabe sur un contentieux foncier, il n’a pratiquement aucune chance de s’en sortir gagnant. Jamais cette Cour n’a rétorqué à des dirigeants ayant retourné leur veste, élus dans le but de défendre les intérêts du peuple juif avant de les attaquer, qu’ils s’étaient fait élire sur la base d’une charte donnée, et qu’ils devaient – puisqu’ils s’étaient métamorphosés – démissionner et se représenter devant leurs électeurs en leur disant qu’ils avaient changé d’avis et qu’ils seraient désormais pour que Gaza devienne arabo-musulmane et que les Juifs en soient bannis. Quant à la gauche, même élue par miroitement d’une paix qui ne s’obtiendrait qu’en se montrant conciliants devant les organisations aux aspirations génocidaires, elle a usé de pots de vins, avec deux transfuges du parti de droite laïc Tsomet de Raphaël Eithan et d’un membre hésitant de leur parti, qui ne voulait pas aller jusqu’à approuver l’introduction du criminel Arafat et de ses infrastructures à deux minutes de Jérusalem et à vingt de Tel-Aviv, mais qui s’était laissé acheter par la Mitsubishi généreusement offerte pour l’aider à se décider. Comble d’ironie, son nom était Goldfarb, la couleur de l’or.

Une autre raison du maintien au pouvoir de la gauche, c’est le soutien financier qu’elle obtient de l’étranger. Il a été clairement établi que toutes les organisations dites des droits de l’homme et défavorisant systématiquement les Juifs sont grassement entretenues par des fonds étrangers. La destruction du chantier Dreinof qui devait permettre à plusieurs dizaines de familles juives de se loger a été initiée par l’association Yesh Din, et tous les frais de procédure couverts par des fonds hostiles.

Bien entendu, on ne peut pas ne pas évoquer la mainmise d’un groupuscule ayant parasité l’empire médiatique. L’autre jour, dans le bus (je ne les écoute a priori plus depuis bien longtemps, et surtout depuis qu’on peut tout savoir par Internet), j’entends un accapareur chronique de micro se lamenter en répétant inlassablement : «Cahana avait raison». Avant même de me concentrer sur ce qu’il disait, j’avais d’ores et déjà compris qu’il ne voulait pas faire son mea culpa pour le travail de sape et de «rétsah ofi», assassinat du caractère, mot à mot, que lui et ses complices avaient orchestré pendant des années jusqu’à son élimination physique presque passée sous silence  et jusqu’à la recrudescence des attaques antisémites contre toute logique au beau milieu du pays d’Israël. Non, ce monsieur se lamentait que des gens aient collé des autocollants sur lesquels il était écrit : «Cahana avait raison». Bien entendu, le système radiophonique est suffisamment inaccessible et fermé pour vous empêcher de lancer au chroniqueur : «Monsieur le détenteur de micro, si vous pensez que Cahana n’avait pas raison, et à condition bien sûr que vous ne soyez pas né de la dernière pluie, c’est que la vie des Juifs ne pèse pas lourd pour vous.»

 La première préoccupation de toute la clique qui s’accapare les ondes, lorsqu’un Juif innocent est lâchement assassiné, c’est d’innocenter le milieu qui a produit son assassin. Les actes antisémites sont déguisés en actions nationalistes, compris et excusés. Et les mêmes censeurs donneurs de leçons offusqués par l’idée de la punition collective contre des colonies islamiques qu’il serait injuste d’effacer lorsqu’elles produisent des enfants égorgeurs de familles juives qui se reposent chez elles dans la douce quiétude du shabbat, réclament la fermeture d’écoles talmudiques qui se permettent de revendiquer un peu trop clairement les droits du peuple juif sur son sol. Et puisque le rabbin Cahana avait tort, son école, Hara’ayon Hayéhoudi reprise par son fils, a été fermée sur l’ordre du Chabak, au début du siècle. On peut évoquer également dans ce contexte les poursuites et descentes de police à la yéchiva d’Itshar, en Samarie. Et pourtant, personne chez les Juifs n’a égorgé qui que ce soit.

Les populations arabes sont globalement présumées innocentes, et, au lieu qu’il soit exigé d’elles qu’elles condamnent sans réserves les pires crimes antisémites perpétrés par leurs frères, les accapareurs d’ondes présentent à leurs interviewés leurs plus plates excuses pour bien leur laisser entendre qu’ils n’ont jamais eu l’intention de les accuser de crimes qu’elles n’ont pas commis, et qu’ils regrettent que des Israéliens pourraient ressentir une rancœur injustifiée envers elles.

Parfois aussi, on invite sur les plateaux de télévision les exceptions qui confirment une règle que l’on veut taire. Prenons le syndrome Zouabi. Forte des droits octroyés à ses minorités par le débonnaire Etat juif, la députée qui porte ce nom, fidèle à la politique ingrate du salami ou du couteau dans le dos, profite de sa position pour exprimer sa haine d’Israël et encourager ses électeurs à désinhiber leur antisémitisme somme toute légitime. Par contre, on aime bien mettre en avant sa sœur, qui ne parle que pour elle-même, et qui exprime quant à elle toute sa reconnaissance envers Israël. Le hic, c’est que la Zouabi gentille n’est pas représentative.

Par extension, puisque les pires actes antisémites, massacres compris, ne sont que l’expression malheureuse d’un conflit local, alors, dans un premier temps, nous assisterons à un écho de la position politico-médiatique israélienne, à chaque fois que les médias internationaux se chargeront de propager ces tristes nouvelles. Il y est vrai qu’ils en ajoutent une couche de leur propre crû, avec leurs «bébés colons», entre autres. Mais que se passera-t-il dans un second temps? Autrement dit, quand, sur le sol français, des Arabes attaqueront des Juifs qui se rendent à la synagogue, ou qui vont faire leurs emplettes pour shabbat? On parlera alors d’importations de conflit : «Allez régler vos comptes ailleurs!!» La notion neutralisante de cette importation a vu le jour vraisemblablement vers l’année 2002, lorsque le ministre français de l’Intérieur, Daniel Vaillant, lance à l’Assemblée le principe de l’importation de conflit, qui fait que ce ne sont plus les seuls crimes antisémites perpétrés en Israël qui ne sont que politiques, mais également ceux qui sont perpétrés en France.

Au départ, même la presse a été surprise par Vaillant, puisqu’elle a parlé d’une «formule». Jean Kahn, président du Consistoire central, ne s’était pas laissé embrouiller et avait immédiatement réagi en dénonçant une «banalisation de l’antisémitisme.» Plus tard, en juillet 2014, après l’attaque à Paris de la synagogue de la Roquette, les plus hautes autorités de l’Etat, bien que condamnant ces émeutes, n’en ont pas moins usé de cette nouvelle notion. «Le conflit israélo-palestinien ne peut pas s’importer», disait en public F. Hollande. Mais pourquoi se gêner, puisque la notion d’antisémitisme n’est pas présente dans le discours israélien?

Seuls les dirigeants communautaires du Consistoire et du Crif ont mis le doigt sur le problème, dénonçant la motivation des attaques contre «des familles en prière… menacées physiquement et verbalement au sein d’un lieu de culte au seul motif qu’elles sont juives» (Communiqué du Consistoire juil. 14).

Revenons aux tyrans du système médiatique israélien qui imposent leur dictature. Ils tentent parfois de donner le change. Un homme de droite, il me semble que c’était Ouri Auerbach – je félicite d’avance qui me donnera des précisions sur ce fait –  avait été invité autour d’une table ronde aux nombreux intervenants, dans un studio de télévision. Il s’agissait de débattre des sujets qui opposent la gauche et la droite comme établi plus haut. Il devait y avoir une dizaine de personnes. Notre invité remercia chaleureusement l’accapareur d’ondes à peu près dans ce langage : «Je dois honnêtement reconnaître que vous n’auriez pas pu recevoir un autre défenseur du même bord que moi. Vous n’auriez pas eu assez de place.» Le présentateur, vaguement médusé : «Oh, on aurait peut-être pu s’arranger et se serrer un peu.» L’invité insiste : «Ah, non, parce que vous n’auriez pas pu rééquilibrer le débat.» Le journaliste ne le suit pas. Et, profitant du direct, notre invité s’explique : «Où auriez-vous fait alors fait tenir neuf personnes de plus, pour rééquilibrer le débat? »

© Yéochoua Sultan pour Europe Israël News







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  • 2 thoughts on “L’effritement de la droite en Israël et la banalisation générale de l’antisémitisme

    1. Salmon

      J accuse la droite marseillaise d antisémitisme et de collaboration avec l islam
      En employant des méthodes minables

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