toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Au lieu de risquer la vie des soldats israéliens en Syrie, Israël pourrait se servir des rebelles sunnites


Au lieu de risquer la vie des soldats israéliens en Syrie, Israël pourrait se servir des rebelles sunnites

 

Le régime syrien, à la solde des iraniens, continue de menacer.

En réaction à la destruction d’un F-16 israélien par l’armée syrienne, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a déclaré « que les combattants de la Résistance se battaient tous les jours contre les mercenaires d’Israël. »

Ce mardi 13 février, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Ayman Susan a déclaré, lors d’une conférence de presse à Damas, qu’« Israël subit tous les jours un échec face au gouvernement syrien ».

Loading...

Le diplomate syrien a indiqué que « l’agresseur sera certainement surpris car il pensait à tort que nous étions engagés dans une guerre d’usure qui ne nous permettrait plus à contrer les agressions après un certain temps. Mais quiconque tente d’attaquer la Syrie sera certainement surpris », a-t-il souligné.

Un groupe musulman sunnite Tahrir al-Cham (ancien Front al-Nosra) solidaire avec Israël 

Le mouvement sunnite Front al-Nosra, qui lutte contre les iraniens et le Hezbollah en Syrie, vient de saluer les attaques israéliennes sur les centres de commandement et de contrôle ainsi que des unités militaires syriennes.

Le 10 février 2018 sept missiles de croisière israéliens « Delilah » ont été tirés  sur des sites au nord de Damas.

L’un des chefs du groupe du Front al-Nosra  a salué les attaques israéliennes et a appelé à intensifier ces attaques. Saleh al-Hamwi, l’un des chefs du Front al-Nosra, a affiché son soutien à ces actions israéliennes, rapporte la publication électronique libanaise al-Nashra.

L’intéressé qui fait partie des fondateurs de ce groupe sunnite actif en Syrie exhorte même les Israéliens à intensifier leurs attaques.

Learn Hebrew online

« Nous sommes pour les raids aériens et maritimes israéliens contre les positions de l’armée syrienne et les sites iraniens en Syrie. Nous voulons l’intensification de ces attaques », a-t-il dit.

Ces déclarations tenues par un chef militaire sunnite, révèle le degré de hostilité de la population sunnite en Syrie contre les iraniens opérants en Syrie.

Le Front al-Nosra, important groupe sunnite en Syrie, est le seul qui n’a pas l’intention de déposer les armes devant les forces syriennes à la solde des iraniens. Le Front al-Nosra  a changé de nom en juillet 2016 pour devenir le               « Front Tahrir al-Cham ».

Loading...

Tahrir al-Cham (ancien Front al-Nosra) réuni des bons, loyaux et talentueux combattants contre les forces syriennes et pro-iraniennes.

Le groupe Tahrir al-Cham reste la principale source d’instabilité sur le territoire syrien, a déclaré, le 8 février dernier, le porte-parole du ministère russe de la Défense le Igor Konachenkov.

«Les formations de la branche syrienne de Tahrir al-Cham (ancien Front al-Nosra) restent la principale source de déstabilisation dans l’ensemble de la République arabe syrienne, et non seulement dans la zone [de désescalade] d’Idlib», a-t-il indiqué.

Selon M.Konachenkov, les combattants du Front al-Nosra reçoivent un soutien matériel important, notamment sous la forme de livraisons d’armes, et «cherchent à saper le processus de paix dans les zones de désescalade».

Tahrir al-Cham, qui combat l’armée syrienne est une constellation de milices situé dans le sud-est de la province d’Idleb comme les djihadistes Ahrar al-Cham (proche de la Turquie), Jaïch al-Ezzat, le Hezbol-Islami-Turkestani et le mouvement Noureddine al-Zenki.

Elle réunit aussi des forces sunnites au nord-est de la capitale Damas comme Jaïch Idleb, Jaïch al-Nasr, Jaïch al-Nokhba, Al-Jaïsh al-Thani et Faylak al-Cham.

Pour tous ces groupes sunnites l’Iran est l’ennemi des syriens et non pas Israël. Certains tentent de faire croire que Israël est l’ennemi des pays arabes, alors que c’est pas le cas pour ces combattants sunnites qui considèrent l’Iran comme leur ennemi commun.

Dans un sondage réalisé cette semaine, par la chaine Al-Jazerra, sur une question posée aux téléspectateurs arabes sur la question suivante; Si une guerre éclate entre Israël d’une part et l’Iran et ses milices en Syrie d’autre part, qui appuierez-vous? 56% appuieraient Israel et 44% l’Iran et ses milices.

L’animosité de certains États arabes face à la politique régionale de l’Iran appuie cette tendance. Le régime des mollahs est le seul ennemi des Arabes, alors que certains  cherchent à suggérer que c’est seulement Israel. Le régime iranien ne peut dissimuler sa perversion, ses mensonges et ses crimes contre les nations sunnites. Sous l’impulsion du Guide Suprême, il traque tout ce qui est sunnite, partout où il peut le faire.

Le régime pro-iranien de Damas est depuis 7 ans en lutte contre des groupes armées sunnites comme Tahrir al-Cham (ancien Front al-Nosra) qui sont soutenus par certains pays arabes sunnites, qui se rangent aux côtés des rebelles.

Au lieu de risquer la vie des soldats en Syrie, Tashal ferait mieux de tirer profit de cette animosité, soutenir certains éléments  sunnites et les utiliser dans une longue guerre d’usure contre les  chefs iraniens en Syrie. Ces derniers jubilent après l’abattage d’un F-16 par la DCA syrienne.  L’axe chiite  estime qu’il a réalisé un basculement stratégique au Moyen-Orientet et qu’il a discrédité l’armée israélienne avec cet incident qui ne s’est pas reproduit depuis 1982.

Les Forces pro-iraniennes en Syrie avancent vers les frontières israéliennes

L’armée syrienne a avorté un plan israélien dans le sud syrien destiné à former une zone tampon dans le sud syrien, frontalier avec le Golan israélien au moment où elle avance dans la province d’Idleb.

Depuis qu’elle a consolidé ses positions sur les collines stratégiques d’Al-Homr, dans la province de Quneitra, l’armée syrienne contrôle désormais la totalité de la Ghouta occidentale de Damas. Le drapeau syrien a été même arboré sur la plus haute de ces collines situées à l’est de la localité al-Hadar.

Le mois dernier des combattants sunnites appartenant au front al-Nosra ( Ahrar al-Cham, Faylak Al-Rahmane et Jaïsh al-Islam) ont été chassés par des miliciens chiites. Dans cette bataille dans les zones sud-est, aux confins avec la province avoisinante de Hama, l’armée syrienne y enregistre des avancées grâce au soutien des forces pro-iraniennes et les milices chiites.

À en croire le renseignement israélien, Téhéran projette de monter dans les hauteurs du Golan  israélien, et ce, à l’aide du Hezbollah et de l’armée syrienne. Un des groupes armés proches de Téhéran, le mouvement irakien al-Nujaba, s’est même dit prêt à « s’engager militairement au Golan, si le gouvernement syrien en fait la demande ».

L’armée syrienne et le Hezbollah d’une part et Israël et les groupes sunnites de l’autre peuvent entrer en conflit avec en toile de fond de violents combats… Dans ce cas le soutien des éléments sunnites pourrait diminuer les pertes humaines du coté israélien.

Jérusalem pourrait aussi élargir cette alliance tactique avec les forces sunnites avec une coalition de guerre similaire à celles des forces saoudiennes. L’Arabie saoudite a lancé, en mars 2015, une campagne militaire contre les forces pro-iraniennes au Yémen afin d’y ramener au pouvoir le président démissionnaire yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.

Les avions de combat des cinq pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahreïn) et ceux du Maroc, de l’Égypte, de la Jordanie et du Soudan, participent aux attaques aériennes contre les mercenaires de l’Iran au  Yémen ; de surcroît, la Somalie a elle aussi ouvert ses bases militaires à la coalition de guerre.

Il est possible aussi de miser sur les divisions entre chiites et sunnites en Iran. Les sunnites en Iran se trouvent généralement parmi les populations baloutches et kurdes, notamment dans la province du Sistan- Baloutchistan (sud-est). La province du Sistan-Baloutchistan, tout comme celles du Kurdistan et de Kolistan, représentent un potentiel d’explosion sociale entre les Sunnites et les Chiites.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 3 thoughts on “Au lieu de risquer la vie des soldats israéliens en Syrie, Israël pourrait se servir des rebelles sunnites

    1. c.i.a.

      Le problème avec ce « genre d`allié musulman« , ils se retournent toujours contre vous, parlez s`en à la c.i.a., qui avait pris les services d`un certain Ben Laden , le plus connu, au lieux de l`avoir abattu après « usage « , on connait la suite.

    2. Asher Cohen

      Analyse stratégique bien spéculative. Qu’est-ce qui permettrait de penser que les iraniens voudraient monter sur les hauteurs du golan. Ce serait pénétrer en territoire israélien et en réponse l’iran serait frappée sur son propre territoire, de manière conventionnelle ou non-conventionnelle. Il y a de fortes probabilités qu’israël a positionné des sous-marins nucléaires dans le Golfe Persique, et dans cette zone sont probablement présentes d’autres forces navales prêtes à frapper l’iran. On ne sait pas très bien ce qu’ils se passe en syrie, mais l’iran est de plus en plus prise dans un étau, surtout depuis l’arrivée de Trump au pouvoir. Un drône a été lancé sur israël, par provocation ou par erreur? Pour un simple drône envoyé sur Israël, 12 cibles ont été frappées en territoire syrien, dont une base de commandement en plein Damas. Les irano-syriens ont payé le prix fort pour une simple provocation? Ils n’ont même pas envoyé d’avions de combats pour contre attaquer. A la prochaine provocation, Damas sera rasée comme Beyrouth en 2006, et ce ne sont pas les missiles sol-air syriens qui l’en empêcheront. Pour la question des alliances, l’Histoire montre qu’israël a toujours mené ses guerres seul, mais bien entendu, un intervention israélienne en syrie servirait indiscutablement les forces anti-iraniennes. Dans tous les cas, je ne suis pas convaincu que les iraniens aient tenté une provocation par drône. Vu le prix qu’ils ont payé en retour, cela n’avait pas de sens. Dans n’importe quel combat, quand on provoque on se met à l’abri de toute contre-attaque.

    3. Pascale

      Israël ne maitrise pas toute la situation: ou l’équation: elle en maitrise qu’une infime partie.
      apparemment Tsahal n’était pas entièrement prêt pour frapper les bases iraniennes et syriennes.
      ce semi échec stratégique de la dernière attaque a démontré que la meilleure technologie na pas sa place si on ne sait pas l’utiliser a 100%.
      Un F16 I n’aurait du jamais être inquiéter pas un s200.
      Tsahal doit revoir urgemment sa copie, et surtout en tirer les conclusions et ce au plus vite, car le temps joue contre l’état d’Israël..

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *