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Pourquoi la menace de couper les aides américaines au régime palestinien a tout son sens?


Pourquoi la menace de couper les aides américaines au régime palestinien a tout son sens?

En dépit du fait que le financement de l’AP soit contre-productif, il semble que le dogme du financement du régime palestinien reste coriace chez les soi-disant experts et pourtant…

Donald Trump est un président non conventionnel et souvent choquant. Son utilisation de Twitter fournit de nombreux exemples de ce fait. Mais au milieu d’une nouvelle vague de tweets le 4 janvier dernier, Trump a également évoqué la menace de coupures d’aide à l’Autorité palestinienne (AP).

La plupart des médias dominants ont considéré cette idée comme étant aussi loufoque que le dernier échange d’insultes avec le dictateur nord-coréen. Mais s’il est facile de se moquer de Trump, celui-ci montre que, pour la première fois, la méfiance instinctive du président vis-à-vis des experts et de la politique étrangère l’a bien servi.

Un montant alloué aux pays étrangers sert généralement aux intérêts américains. Dans le cas d’Israël, qui est un gros bénéficiaire, tout l’argent reçu est dépensé aux États-Unis. Ce deal n’est pas sans contre partie puisque l’Amérique reçoit en priorité les créations et inventions israéliennes. Mais toutes les aides étrangères ne servent pas les intérêts américains. L’argent envoyé aux Palestiniens illustre cette conclusion douloureusement évidente.

Malgré l’abondance des preuves démontrant la contre-productivité de ces versements astronomiques, les soi-disant experts qui cherchent à empêcher Trump d’agir en ce sens. L’aide à l’AP est considérée comme indispensable pour soutenir le seul interlocuteur fiable pour établir une paix avec Israël. On nous dit aussi que le financement de l’AP est une partie nécessaire de sa coopération sécuritaire avec Israël.
Il y a des éléments de vérité dans ces assertions. Si l’Autorité palestinienne devait s’effondrer, cela conduirait probablement Israël à réaffirmer le contrôle direct de la Judée et de la Samarie plutôt qu’à la situation actuelle où la majorité écrasante des Palestiniens est gouvernée par le parti corrompu du Fatah dirigé par le dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Mais le besoin d’argent de l’AP pour soutenir cette kleptocratie devrait connaitre bientôt ses limites, car ce chantage dure depuis plus d’un quart de siècle. Les menaces d’Abbas de dissoudre l’AP ne sont que bluff lequel a besoin de finir son palais présidentiel et mener un train de vie royal.

Il en va de même pour la coopération en matière de sécurité.

Abbas compte sur Israël pour assurer sa survie contre les complots de ses rivaux islamistes autant, sinon plus, que ce que Israel peut compter sur l’AP pour déjouer certains attentats terroristes en Judée Samarie. L’AP utilise également les centaines de millions de dollars qu’elle reçoit des États-Unis pour payer des salaires et des pensions aux terroristes et à leurs familles.

Les efforts déployés par le Congrès pour que l’aide des États-Unis aux Palestiniens prenne fin dans le cadre de la loi Taylor Force Act démontre un consensus sur ce sujet.

Même chose avec l’UNRWA Il en va de même pour les contributions massives des États-Unis à l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés qui ne se consacre qu’aux Palestiniens. L’UNRWA devait à la base nourrir et éduquer les Palestiniens mais concentre ses energies qu’à maintenir les réfugiés arabes et leurs descendants en tant que peuple apatride afin de perpétuer une menace permanente d’invasion-retour contre Israël. En 1948 un nombre supérieur de Juifs a été contraint de fuir le monde arabe, mais ils ont été absorbés en Israël et en Occident.

Les écoles de l’UNRWA ont des cours et des livres qui encouragent la haine d’Israël et des Juifs. Les employés de l’UNRWA sont souvent impliqués dans des organisations terroristes palestiniennes, les écoles de l’UNRWA et autres institutions ont été utilisées pour stocker les armes du Hamas à l’abri de représailles israéliennes.

Pas d’alternative?

Les gouvernements américains ont accepté cette situation parce qu’ils pensaient qu’il n’y avait pas d’alternative. Mais si il est vrai que Trump n’est pas très versé dans la politique et qu’il n’est donc pas alourdi par la sagesse conventionnelle qui a fait qu’un programme destructeur peut sembler raisonnable, Trump semble ne plus vouloir continuer à dépenser beaucoup d’argent dans ce genre de cause.

Nul besoin d’être partisan de Trump ou du gouvernement de Benjamin Netanyahu pour comprendre que Trump a raison d’exiger que si les Palestiniens veulent de l’argent américain, ils doivent, à tout le moins, revenir à la table des négociations et cesser de financer et fomenter la terreur.





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • One thought on “Pourquoi la menace de couper les aides américaines au régime palestinien a tout son sens?

    1. Robert Davis

      La seule solution du conflit arabo-Israélien est l’expulsion des 2,5 m. d’arabes de J+S et ensuite des 1,5 m. d’arabes de Gaza il n’y en pas d’autres et le fait que depuis 70 ans on s’acharne à vouloir faire entre un cercle dans un carré le prouve. S’acharner encore et encore à vouloir une stupidité ne mènera JAMAIS à une solution mais à une grande guerre. Une petite guerre contre les faux palestiniens et la Jordanie est préférable à une grande guerre qui pourrait se transformer à un certain moment en une 3ème guerre mondiale. La jordanie sera bien obligée d’accepter les faux palestiniens qui en plus ont la nationalité jordanienne. M^me si ce n’était pas le cas il est dans la nature de l’Homme que le faible accepte la loi du fort sinon les conflits ne finissent jamais.

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