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Attention les Kurdes ne sont pas les Palestiniens, feu vert donc pour les massacrer en toute impunité


Attention les Kurdes ne sont pas les Palestiniens, feu vert donc pour les massacrer en toute impunité

Depuis presque une semaine, l’armée turque mène une vaste agression  militaire afin d’expulser d’Afrin les populations kurdes et la liquidation des dirigeants militaires et politiques insoumis, pour laisser place à ceux qui ont capitulé en s’associant au projet colonialiste turc.

Le chef d’état-major de l’armée turque a annoncé, le samedi 20 janvier 2018, avoir lancé l’opération militaire cyniquement nommée « Rameau d’Olivier » sur le sol syrien, dans cette ville du gouvernorat d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie.

Selon l’ONU, depuis le début des attaques turques contre la Syrie, environ 7000 personnes ont été déplacées.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 300 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées dans les bombardements turcs depuis samedi dernier. À l’heure actuelle, les ambulances ne peuvent même plus rejoindre les blessés, et encore moins les conduire vers les rares hôpitaux fonctionnels.

Selon le rapport des médias turcs, plus de 6 500 militaires sont engagés dans cette opération qui veut la domestication de la situation  au Kurdistan syrien  pour en arriver à un statu quo qui paralyserait, limiterait, voire anéantirait les rêves kurdes.

L’armée turque continue l’opération à Afrin et affirme qu’elle quittera cette région après avoir éliminé les terroristes qui s’y trouvent. Elle vise la liquidation du maximum possible de dirigeants kurdes.

Ces derniers jours, l’armée turque avait intensifié ses attaques et qu’elle avait pris le contrôle de plusieurs zones importantes, dont la colline de Barsaya dans le rif d’Afrin et le village d’Oucharqi.

« Notre objectif en menant ces opérations est d’anéantir des groupes terroristes comme le PKK et Daech à Afrin dans le nord de la Syrie et de libérer de leurs mains les habitants de cette région », a prétendu le gouvernement turc.

Ankara accuse les Unités de protection du peuple (YPG) d’être la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). En se référant aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant la lutte contre le terrorisme, à l’article 51 de la Charte de cette organisation et au droit à la légitime défense, Ankara s’arroge le droit de mener cette opération. Les autorités turques ont assuré qu’ils souhaitaient préserver l’intégrité territoriale syrienne et que les forces turques quitteraient cette région après avoir éliminé les terroristes.

Les combattants kurdes «vont prendre la fuite et nous les pourchasserons», a lancé M. Erdogan lors d’un discours à Bursa (nord-ouest). «Si Dieu le veut, nous terminerons cette opération en très peu de temps».

Depuis plusieurs mois, le gouvernement turc menaçait de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie contre les militants kurdes et ses projets se sont concrétisés après que Washington a annoncé avoir établi une armée kurde de 30 000 personnes dans le nord de la Syrie.

À la faveur du conflit syrien qui a fait plus de 360.000 morts depuis 2011, les Kurdes syriens, longtemps marginalisés, ont installé en 2012 une administration autonome à Afrin, un territoire isolé des autres zones contrôlées par les YPG. Il s’agit de la deuxième offensive turque dans le nord de la Syrie, après celle lancée en août 2016 pour repousser l’EI vers le sud, mais aussi enrayer l’expansion des combattants kurdes.

L’armée turque a pilonné le village frontalier de Jama de la ville de Charan dans le nord-ouest de la province d’Alep

Citant des sources kurdes, les médias syriens ont annoncé que lors du pilonnage perpétré par l’armée turque, plusieurs  enfants avaient trouvé la mort lors d’attaques à l’artillerie et à l’obus de mortiers, le 24 janvier, contre le village frontalier de Hamam près d’Afrin.

Selon une autre information, le responsable des relations publiques des Forces démocratiques syriennes (FDS) a démenti les allégations de la Turquie selon lesquelles 260 membres de ce groupe auraient été tués à Afrin.

Il a également qualifié de mensonge la prétention de la Turquie de lutter contre Daech à Afrin. « En diffusant une telle information, ce pays ne cherche qu’à détourner l’attention de l’opinion publique », a-t-il déclaré avant de préciser que tout le monde savait que Daech n’existait pas dans cette région.

Par ailleurs, le président syrien Bachar al-Assad a condamné  l’opération turque à Afrin, accusant Ankara de «soutenir le terrorisme».

Les Unités de protection du peuple sont déçus des Etats-Unis

Les Kurdes dans le nord de la Syrie, qui sont soutenus par les Etats-Unis et les alliés de ces derniers, ont eu recours à Damas pour contrer les attaques militaires de la Turquie contre Afrin alors qu’auparavant ils n’avaient pas accepté de négocier la présence des forces de l’armée syrienne à Afrin et dans les autres zones qu’ils contrôlaient ni de rendre ces territoires au gouvernement.

Déçus de Washington, les Kurdes alliés des Etats-Unis en Syrie ont demandé à Damas de les défendre face aux attaques menées par la Turquie. « La ville d’Afrin fait partie intégrante de la Syrie », a affirmé l’administration autonome dans la région d’Afrin, formée par les Kurdes dans le nord de la Syrie.

« Les Unités de protection du peuple (YPG) nous défendent depuis 6 ans face aux attaques de Daech », est-il dit dans le communiqué de cette administration, qui a précisé que les YPG avaient contribué à la protection de l’intégrité territoriale syrienne et des instances nationales.

« Afrin était en proie à des agressions impitoyables perpétrées par la Turquie. Elles menacent l’intégrité territoriale syrienne et la vie des civils. La Turquie cherche à reprendre d’autres parties de la Syrie. Nous ferons face aux tentatives de la Turquie et défendrons Afrin. Nous demandons au gouvernement syrien d’assumer sa responsabilité et d’intervenir pour défendre la souveraineté et les frontières syriennes », a ajouté ce communiqué.

De leur côté, les Américains ont ouvertement arrêté d’apporter tout soutien aux Kurdes.

« Washington a averti ses alliés en Syrie que s’ils se battaient conte la Turquie, ils perdraient le soutien américain », a déclaré au Wall Street Journal un haut responsable américain.

Washington a cependant averti Ankara que toute attaque contre la ville de Manbij n’était pas admissible et qu’elle aurait des répercussions.

Ahmed Shoqi, un représentant des Unités de protection du peuple (YPG), a déclaré que 16 militaires turcs avaient été capturés dans les affrontements à Afrin en Syrie.

Quel prix le gouvernement turc devra payer pour ses crimes ?

La seule question qui se pose maintenant est de savoir quel prix le gouvernement turc devra payer pour ses crimes et les bombardements qui violent de manière flagrante les conventions internationales. Dans le cas présent, les attaques ont non seulement détruit les infrastructures civils, mais ont aggravé sérieusement les infrastructures sanitaires, déjà dans un état lamentable.

L’impunité durera-t-elle ou certains gouvernements oseront-ils prendre des mesures concrètes pour sanctionner la Turquie, pour faire comprendre à son gouvernement (et aussi à son peuple) que cette politique a un prix, que la répression a un prix, que ces attaques ont un prix ?

Dans le cadre de l’Union européenne, Berlin pourrait suggérer à ses partenaires de suspendre l’accord d’association en vertu de l’article 2. L’Allemagne  pourrait déjà, seule, sans attendre l’accord de ses partenaires européens, prendre trois mesures :

• d’abord, et ce serait seulement se conformer au droit et aux lois de l’Union européenne, lancer une campagne pour faire respecter les droits de la guerre et la protection  des civiles;

• ensuite, affirmer que la violation de la souveraineté syrienne n’est pas acceptable ainsi que l’immunité des non-combattants;

• enfin, proclamer que des citoyens allemands  qui effectuent leur service militaire en Turquie ne sont pas autorisés à servir dans les territoires syriens . Leur participation aux actions d’une armée d’occupation pourrait entraîner des poursuites judiciaires.

Suite à l’expansion des opérations militaires turques en Syrie, le parti de gauche allemand Die Linke a appelé à la cessation des exportations d’armes vers Ankara et au retrait des troupes allemandes de la base aérienne de l’OTAN dans la ville de Konya en Turquie.

Selon le journal Der Spiegel, la co-présidente du groupe Die Linke au Bundestag, Sahra Wagenknecht, a appelé les troupes allemandes à évacuer la base militaire de l’OTAN dans la ville turque du Konya. Elle a indiqué que le moment était désormais venu pour ce retrait, en faisant référence à l’intensification des opérations turques en Syrie.

Elle a ajouté que le gouvernement allemand ne pouvait pas exclure que les informations recueillies par les avions de reconnaissance de cette base seraient utilisées dans la guerre lancée par la Turquie depuis quelques jours en Syrie.

La parlementaire allemande a ainsi appelé la chancelière Merkel et le ministre allemand des Affaires étrangères de stopper aussi vite que possible les exportations d’armes vers la Turquie.Elle a vivement critiqué l’utilisation des chars de production allemande dans la guerre que mène actuellement la Turquie contre la Syrie. Cem Özdemir, le co-président des Verts allemands, a également demandé à son gouvernement de cesser d’exporter des armes vers la Turquie.

Lundi, un expert de l’armée allemande a déclaré dans une interview accordée aux médias que des chars allemands Leopard apparaissaient sur les images de cette opération militaire.

Pour autant, Ankara vient d’annoncer qu’il n’a aucune intention de se retirer de Syrie et qu’il envisage même une intensification de son opération. Toutes ces violations du droit international se font avec le silence complice  de l’ONU. Attention les Kurdes ne sont pas des Palestiniens,  donc une veritable feu vert pour les massacrer en toute impunité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • One thought on “Attention les Kurdes ne sont pas les Palestiniens, feu vert donc pour les massacrer en toute impunité

    1. michel boissonneault

      je dit a tout les gauchistes , a tout les socialistes , a tout les communistes , a tout les écologistes , a tout les médias , a tout les anti-Trump ….. allez tous chier car par votre silence présentement il y a un génocide … honte a vous tous

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