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L’effet-Trump… ou le hoummous d’Abu Hassan. Par Jean-Pierre Lledo


L’effet-Trump… ou le hoummous d’Abu Hassan. Par Jean-Pierre Lledo

OPINION

Avant de vous parler de l’effet-Trump, laissez-moi vous dire comment je vécus ce 6 Décembre 2017 désormais immortalisé.  Comme vous le savez, les jours précédents, dès que l’administration américaine annonça l’intention du Président, le moulin arabe à menaces se mit à tourner. On allait voir ce qu’on allait voir : colère, rage, violence, intifada, sang, sang, sang ! Khaybar, Khaybar, Ô Juifs, nous sommes de retour (pour t’égorger) !  Et bien que venant du monde arabe, et sachant donc qu’il se distingue surtout par la force du vent que ses paroles sont censés produire[1], comment  empêcher son cœur de battre un peu plus vite ? N’étions pas en train de revivre un remake du 29 Novembre 1947 ? Hier, en groupe, l’oreille collée au poste TSF (le Monde allait-il voter la partition de la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe ? Ce que refusait déjà tout le monde arabe), aujourd’hui l’œil rivé sur son smartphone individuel (Trump, allait-il vraiment la faire sa déclaration ? Alors que le monde ne cessait de l’implorer de ne pas le faire, par amour pour Israël, naturellement. Israël fut-il jamais autant aimé par ces gens-là que ces jours-là.). Le moment fatidique s’approchait vertigineusement en cette journée du 6 décembre, malgré le décalage horaire. Et puis, enfin oui, la déclaration, la reconnaissance ! Jérusalem, capitale d’Israël ! Les Juifs allaient-ils, comme le 29 Novembre 1947, sortir dans les rues et chanter ? Les Arabes locaux allaient-ils déferler avec leurs couteaux, et les grands frères avec leurs tanks, comme en 47, puis en Mai 1948 lorsque l’Etat juif décida de se proclamer indépendant, malgré, déjà, tous les conseils ‘’d’amis’’ ? Et même si nous n’étions plus au temps de la Haganah, dont une partie de ses forces venait à peine de sortir des camps de la mort nazis, et qui malgré tout réussit à vaincre les armées de 5 pays arabes, elles conseillées par des officiers nazis déjà masqués sous des noms arabes, quand elles n’étaient pas dirigées, comme en Transjordanie, par un général anglais… Et même si nous étions certes au temps de Tsahal, parait-il la 5ème puissance militaire, ne fallait-il pas craindre le pire ?

Or comme vous le savez, il n’y eut ni l’un, ni l’autre. Ni Juifs en joie, ni Arabes en rage. Pour les Juifs, du moins,  pouvais-je à la rigueur comprendre, le discours de Trump n’était pas un scoop, ils savaient depuis 3000 ans que Jérusalem était leur capitale… Mais les Arabes, eux, attendaient toujours le vendredi, le jour de la grande prière musulmane, pour dire ce qu’ils pensaient, ce qui bien sûr, n’avait rien à voir avec l’islam, cet appel universel à la bonté et à la fraternité humaine. Et nous n’étions que le mercredi… Deux jours après, justement, arriva le vendredi, et tous, ‘’amis’’ et ennemis, le tonitruaient, nous allions avoir un concentré de rage (la bubonique). Tout en me disant que, quand même, Trump aurait pu avoir l’amabilité de faire son annonce le lendemain ou le surlendemain, je me dirigeai malgré tout vers Yafo[2] où habitent 20% d’Arabes musulmans, et notamment vers les mosquées. Y lançait-on des morceaux d’asphalte (plus de rues pavées à Yafo) ? Y chantait-on le fameux refrain Khaibar, Khaibar… ? Les fumées qui s’élevaient, était-ce l’effigie de Trump sur le bûcher ?  Et non, c’étaient celles des barbecues des pique-niqueurs arabes qui s’emparent chaque vendredi des pelouses du Front de mer de Tel Aviv ! En face de la principale des mosquées, le pâtissier Aboulafia était assailli, mais lui, bon, ça ne comptait pas, c’était un Arabe chrétien. Allons-donc voir l’autre, construite au 15ème siècle… Même ambiance. En face, comme chaque vendredi, Abu Hassan faisait fureur avec son hoummous, parait-il le meilleur de la contrée. Son resto ne désemplit pas (de clients juifs !). Et lui, c’est pourtant un bon musulman.  Et comme tous ses correlégionnaires, le soir, il doit bien zapper, de l’une à l’autre des TV arabes. N’a-t-il pas entendu le cri de guerre ? Celui du Hamas ? Ou celui d’Abbas ? Ne sait-il pas qu’à en croire le journal français Libération, ‘’Jérusalem est au bord du gouffre’’ ?

Au contraire. Sans doute, Abu Hassan est-il mieux informé que tous. Peut-être même pourrait-il vous dire que Libération n’a pas menti puisqu’il a écrit dit ‘’Au bord’’, et non ‘’Au fond’’, et qu’en matière de déontologie, c’est pas mieux que les journaux falestiniens, kif kif Pallywood ! Car en matière de truquage de photo Libération récidive[3]… Fascinés par les stars-soldates de Tsahal, ses photographes ne voient même pas les ambulances du Croissant rouge palestinien déverser des dizaines d’intifadeurs[4]… Et c’est pourquoi, Abu Hassan préfère s’occuper de son houmous et flatter le palais de ses afficionados, eux au moins des valeurs sûres. Il sait lui aussi que la maladie du monde arabe, c’est de beaucoup parler [5]. A voir ce qu’il voit déjà à Yafo, il doit savoir déjà ce qu’il se passe ailleurs. La prière du vendredi sur le Mont du Temple, pardon sur le Haram Echcherif, est aussi paisible qu’ici et malgré les dirigeants de l’OLP et du Hamas qui ont beau sonner sans arrêt du tocsin, il n’y a pas plus que quelques centaines de jeunes à Jérusalem, quelques milliers dans toute la Judée-Samarie (nom originel de ce que la Jordanie appela la ‘’Cisjordanie’’). Aucun mort sauf dans les bases du Hamas, en riposte à des roquettes : deux morts, et non quatre comme cela a été dit, car les deux autres, selon le Jihad islamique, ont explosé avec leurs explosifs, en moto. Le seul endroit où ça bouge, c’est dans le fief du mouvement islamiste dans le Wadi Ara au Nord d’Israël, mais eux ça compte pas, car ils savent que ce qui leur pend au nez, c’est que sans bouger de chez eux, un jour très proche, ils vont se retrouver… en Falestine, juste avec le déplacement de la ligne de la frontière. Hier Israélien, demain Falestinien, sans bouger ! Un retors ce Liberman[6]. Et puis, Abu Hassan a certainement bien compris que les Arabes sont avec la Falestine comme les Juifs avec le Messie : on l’attend, on le réclame, on l’implore chaque jour, on le revendique d’autant plus fort, qu’on espère qu’il ne vienne que le plus tard possible, pour ne pas dire jamais, car ce mot jamais on n’a pas le droit de le dire. C’est péché.

Venons-en à présent à l’effet-Trump

A constater les réactions qu’il a provoquées, on comprend à postériori pourquoi ce foutu processus de paix pataugeait depuis des décennies. Tout n’était que sous-entendus, allusions, équivoques, ambiguïtés, périphrases, double langage, janotisme, amphibologie, takya, novlangue, cache sexe, pour masquer qu’il n’était qu’un processus de guerre. Le tout bien agité donnait une mixture tellement trouble et opaque où même D. n’aurait pu reconnaitre ses prophètes. Et vint le 6 décembre. Et depuis tout se décante, tout se précipite, tout devient clair ou presque, comme en chimie. Et quand je dis tout, c’est bien tous : Occident, Arabes et Juifs. Tous ont abattu leurs cartes. On savait Trump grand homme d’affaires, le voilà nobélisable es sciences chimiques.

L’occident

Jérusalem ne peut être la capitale d’Israël pour deux raisons. ‘’Elle est la ville de trois monothéismes’’, dixit par exemple Hélène LE GAL, l’ambassadrice française en Israël. Et alors ? Le Vatican aurait-il aussi une visée territoriale ? Et depuis quand installer une Eglise à côté du Temple juif, ou une mosquée juste par-dessus, pourrait-il donner un droit de propriété ? Et tout cela au nom de la laïcité !!! Mais les Juifs, eux, n’ont jamais revendiqué Jérusalem. Ni au nom de leur Temple, malgré son importance, soulignée plus encore par le négationnisme musulman au sein même de l’Unesco que Madame l’ambassadrice n’a jamais dénoncé. Ni au nom de quoi que ce soit d’autre. Et pourquoi donc la revendiqueraient-ils ? Madame l’ambassadrice revendiqueriez-vous votre propre corps ? Et si par bonté extrême vous décidiez de vous consacrer à soulager la misère humaine, vous partageriez-vous, je ne parle pas de votre Avoir, sans doute modeste, mais de votre Être ? Que donneriez-vous ? Vos yeux, votre cœur, votre âme ? De plus, où a-t-on vu deux peuples se partager la même capitale ? Chiites et Sunnites se partageraient-ils La Mecque ou Kerbala ? Et qui plus est, deux peuples en lutte depuis une éternité ! Où donc auriez-vous vu cela? !!! Madame, et Messieurs les diplomates, c’est tout ce que vous avez trouvé pour faire la paix ? Ne manquez-vous pas un peu d’imagination, et plus encore de réalisme ? Ou alors voulez-vous vous livrer à des exercices de laboratoire sur le dos des Juifs et des Arabes ?

L’autre ‘’grand’’ argument, c’est celui de la violation du Droit international. N’étant pas juriste, je ne sais si les résolutions de l’ONU (où siège, aujourd’hui, une grosse majorité de pays totalitaires, qui par définition sont des zones de non-droit) en font partie, mais admettons. Ainsi la résolution du Conseil de sécurité n°478 du 20 août 1980 considère Jérusalem comme « une ville occupée », c’est-à-dire prise à la Jordanie qui l’occupait, par la force aussi, depuis 1949. Sauf que comme l’explique un spécialiste,[7]’depuis le 31 juillet 1988, la Jordanie a renoncé unilatéralement à la Cisjordanie. Elle n’est donc plus occupée et les résolutions 242, 476 et 478 sont désormais caduques’’. La 242, rappelons-le vite, est la fameuse de Novembre 67, venue au secours des 5 pays arabes agresseurs et défaits en 6 jours. Dans sa formulation initiale et officielle, donc en anglais, elle exigeait d’Israël le retrait de territoires occupés (et non, des territoires, comme cela fut traduit en français).

Les Arabes

Eux par contre revendiquent très fort Jérusalem. Jérusalem-Est, précisent-ils, en public et en anglais, lorsqu’en arabe, dans leurs discours et leur sermons du vendredi, leurs plus hauts dirigeants, ne se gênent pas pour expliquer à leurs adeptes, que revendiquer puis obtenir Jérusalem-Est, ou la Falestine, n’est qu’un premier pas pour s’emparer d’Israël. Au demeurant les cartes de géographie de tous les établissements d’enseignement falestiniens ne le disent-ils pas déjà depuis fort longtemps[8] ?

Mais au fait d’où viendrait la légitimité des Arabes sur Jérusalem ? De leur conquête au 7ème siècle ? Du fait que Jérusalem ne fut jamais élue capitale par aucun potentat arabe ou musulman ? Du fait qu’elle ne dût son élection religieuse que pendant un temps et pour concurrencer La Mecque, dans le cadre des luttes inter-islamiques ? Puis pour contrer les Juifs déjà majoritaires dès la moitié du 19èm siècle, et ce malgré les restrictions ottomanes. Mais qui conquiert ne s’expose-t-il pas à devoir déguerpir un jour ? Au fait, pourquoi les Arabes qui sont les plus grands conquérants de toute l‘histoire humaine, et même les plus grands  génocideurs notamment en Inde et en Afrique[9], devraient-ils échapper à la décolonisation ? Les Juifs en reprenant leur bien n’ont fait qu’initier un mouvement qui a fait tache d’huile dans les années 60, et qui à l’avenir ne fera que s’amplifier. Ils ont été les premiers à reconquérir leur droit à un Etat-Nation et ils ne seront pas les derniers. Les Kurdes les suivront. Les Berbères aussi. Pour ne parler que d’eux.  Et n’est-ce-pas à ce titre que Kurdes et Berbères brandissent dans chacune de leurs grandes mobilisations le drapeau hébreu ? Désolé, chers Arabes, s’il y a bien une logique de l’histoire, c’est que la fin des empires donnent le désir à tous les peuples, quels que soient leurs tailles, de se vivre comme une entité distincte, malgré tous ‘’les aspects positifs’’ de votre colonisation, quand il y en eut. Fin de l’URSS. Fin de la Yougoslavie. Et demain fin de l’Iran, et aussi fin de l’Empire ottoman. Oui, je dis bien demain, car ce dernier, contrairement à ce qui se dit, n’a pas disparu avec la première guerre mondiale. La Syrie, l’Irak, et la Turquie elle-mêmes en restent des  morceaux, et des prisons de peuples (ce qui n’intéresse pas les diplomaties occidentales). D’où les guerres actuelles et à venir entre pays arabes et musulmans.

Donc le discours de Trump a eu le mérite de remettre le débat sur ses vrais rails, les seuls qui peuvent vraiment mener à la paix, en pointant la véritable pomme de discorde : les Arabes sont-ils prêts à reconnaitre Israël comme Etat juif ? Non, bien sûr ! Et cette fois, les loups sont sortis de leurs tanières. Voyez ce député arabe de la Knesset, Zahalka, du parti Balad, qui déclare n’avoir : « aucune identification avec Israël, ni en tant qu’individu ni en tant que politicien… Je suis un Palestinien avec une carte d’identité israélienne … Je préférerais mourir plutôt que de chanter cette chanson (l’hymne Hatikva)… Me demander si je l’ai déjà chanté est une insulte. Israël est un occupant. Débarrassons-nous de l’hymne national, du drapeau – un chiffon sans valeur – et du symbole de l’État, et ensuite nous pourrons parler. ». Certes Zakhalka ne pouvait ajouter Israël à sa liste des suppressions, mais tout le monde a bien compris que telle était sa pensée. Les choses n’avaient jamais été dites aussi clairement. Ce chiffon en parlant de l’emblème d’Israël ! Pour moins que ça, on va en prison à vie dans n’importe lequel des pays musulmans, et au peloton d’exécution en temps de guerre. Or en Israël, en guerre depuis un siècle avec le monde arabe, on ne se fait pas éjecter de la Knesset sans discuter, le minimum pourtant !

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Il y a des années que je pense que la question falestinienne ne pourra pas être résolue tant que les Arabes d’aujourd’hui n’auront pas, au préalable, résolu leur question juive. Pour cela, il leur faudrait apprendre un peu d’histoire juive, qu’ils pourraient  ensuite mettre en parallèle avec l’histoire arabe, et même en se contentant des seuls historiens arabes[10]. A commencer par le plus grand d’entre eux, Ibn Khaldoun (1332-1406), considéré comme un des fondateurs de l’histoire moderne : La souveraineté juive sur cette terre s’est prolongée sur 1 400 ans… Ce sont les Juifs qui ont implanté la culture et les coutumes en s’y étant installé de manière permanente ». Cette affirmation ne souleva aucune vague tant elle était évidente… en 1377, puis de nombreux siècles après. Après avoir découvert de quelle manière les Juifs d’Arabie furent chassés du temps du prophète Mohammed, puis de quelle manière ils furent asservis, dans leur propre contrée, par les diverses dynasties musulmanes, Abbas et Hamas pourraient enfin, relisant certains passages du Coran[11] reconnaitre que les Juifs ont toute légitimité à se trouver en Israël (qui est le 2ème nom du Patriarche Jacob). Et alors résoudre  la question falestinienne ne serait plus qu’un jeu d’enfant. En attendant ces calendes grecques de la paix des esprits et des cœurs, la realpolitik s’imposera. C’est-à-dire par la force. Et je ne parle même pas de Tsahal, mais de cette force mentale acquise par la certitude d’être une Nation depuis 30 siècles, alors que comme l’ont dit certains chefs falestiniens eux-mêmes, et comme leurs noms de famille même le disent (Masri, Baghdadi,Chems, etc…), la plupart des Falestiniens d’aujourd’hui ont des racines d’une longueur d’un siècle à un siècle et demi. Et si en 48, tant d’Arabes partirent aussi facilement vers tous les pays arabes environnants, c’est aussi parce qu’ils ne s’y sentaient nullement étrangers. Sari Nusseibeh, qui dirigea longtemps l’université de Bir Zeit ne situe-t-il pas dans l’après 1967, le fait que ‘’Les Arabes prenaient conscience d’eux-mêmes en tant que nation palestinienne’’ ? (Il était un pays, JC Lattes, Paris, 2008.)

Les Juifs

L’effet-Trump n’a pas libéré la parole des seuls Arabes. Les Juifs aussi s’y sont mis ! Netanyaou dans sa virée en Europe n’a jamais été aussi clair : la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif par les Palestiniens est une condition absolue à toute négociation. Et à ceux qui lui ont demandé s’il soutenait toujours la solution à deux États, il a répondu en leur demandant quel Etat serait le second : « Costa Rica ou Yémen ? ». Si même Netanyaou fait de l’humour… Quant à Liberman, il retrouve sa franchise qu’on croyait égarée dans les tranchées ministérielles : «Ceux qui manifestent en Israël, arborant des drapeaux du Hezbollah [groupe terroriste chiite libanais], du Hamas [groupe terroriste sunnite palestinien] et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ne font pas partie de l’Etat d’Israël  A Wadi Ara, vous ne verrez pas de drapeaux israéliens. Eux et leurs députés de la Liste arabe commune, ils exploitent les faiblesses et les avantages de l’Etat démocratique afin de nous détruire de l’intérieur. En ce qui me concerne, ils ne sont pas des citoyens légitimes.».

Quant aux forces politiques juives israéliennes d’habitude si dissensuelles par rapport au Falestiniens, là encore l’effet Trump a été spectaculaire. A l’exception du groupuscule Meretz, elles ont toutes convergé pour se réjouir de sa déclaration. Et même le général Amiram Levin[12], habituellement très à gauche, n’a pu retenir son agacement vis-à-vis des dirigeants falestiniens : « la prochaine fois qu’ils voudront nous faire la guerre ils ne resteront pas là, car Israël les chassera au-delà du Jourdain… Nous avons été trop bons en 1967…». Il est grand temps pour Israël de se faire respecter comme Etat du peuple juif. Et d’entériner, une fois dûment amendée, la nouvelle Loi sur la Nation[13] proposée par le député Dichter, que les propos de Zakhalka rendent encore plus urgente.

A l’extérieur d’Israël, les Juifs discrets ont tenu à ne pas passer par 36 chemins et le CRIF demande à Emmanuel Macron de reconnaître aussi Jérusalem comme capitale d’Israël. Quant aux Juifs mal dans leurs peaux, ils ont tenu, plus fort que jamais, à culpabiliser… Israël. « Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens » geint le lettré Alain Finkielkraut[14], après avoir naturellement protesté de ‘son attachement à Israël’’. Ce faisant, l’académicien se comporte comme la plupart des intellectuels du monde arabe qui pour faire passer la critique de leurs sociétés se rattrapent toujours sur Israël, ou plus exactement sur leurs gouvernants… Il devrait faire un tour chez Abu Hassan, ou lire les lignes ci-dessus, pour comprendre pourquoi la région ne va pas ‘’s’embraser’’.

Non le 6 Décembre n’a pas été un remake ni du 29 Novembre, ni du 15 Mai 48. Depuis, 70 ans se sont écoulés. Israël n’est plus un Liliputien. Les chars arabes n’ont pas déferlé et ne déferleront pas. Abbas et le Hamas ne sont revenus des réunions de la Ligue arabe ou de l’OCI (organisation de la communauté islamique) qu’avec des résolutions ronflantes.  Ils devaient le savoir qu’il n’y aurait rien à tirer de ce côté-là. Alors pourquoi se suicider en refusant de prendre la main, rugueuse mais au moins franche, de Trump ? Signe qu’écrasés sous leurs propres mensonges, ils doivent être au bout du rouleau. Pourquoi pas un petit séjour dans un des excellents hôpitaux de la Capitale (Jérusalem), comme en ce moment  leur compère Saeb Erekat… ?[15]

Et à présent que les choses sont claires, il faut des actions.

Impossible de revenir au jeu du chat et de la souris.

Ou alors, au moins, faut aller déguster le hoummous d’Abu Hassan…

© Jean-Pierre Lledo pour Europe Israël News

15 Décembre 2007

[1] Ecoutez ce que disait cet universitaire algerien, il y a quelques années : https://www.youtube.com/watch?v=aLEjdpGA0cM

[2] Nom déjà présent dans la Tora, devenu bien, bien plus tard en arabe Jaffa.

[3] http://www.jforum.fr/manipulation-des-images-a-jerusalem-liberation-plaide-non-coupable.html . Ou voir film de Jacques Tarnero Décryptages.

[4] http://fr.timesofisrael.com/le-croissant-rouge-nie-avoir-amene-des-emeutiers-masques-pour-se-confronter-a-tsahal/

[5] Youssef Al Hosseiny, journaliste égyptien musulman de confession : https://www.youtube.com/watch?v=pRwOTxH0j9I

[6] Liberman : https://infos-israel.news/ministre-de-defense-membres-parti-arabe-de-liste-commune-criminels-de-guerre/

[7] Maître Bertrand Ramas-Muhlbach : http://www.jforum.fr/trump-met-un-terme-au-deni-de-realite.html

[8] Le site auquel tous les diplomates devraient être abonnés www.Palwatch.com documente parfaitement cela, par l’observation quotidienne de tous les médias falestiniens, dont les extraits sont traduits en hébreu et en anglais.

[9] L’historien hindou Kishori Saran Lal dans son livre « La Croissance de la Population musulmane en Inde » estime que la domination musulmane en Inde fit entre 60 et 80 millions de morts de l’an 1000 à l’an 1525. La conquête de l’Afghanistan dans les années 1000 fut suivie par l’anéantissement de la population Hindou. On appelle encore cette région Hindu Kush, ‘’le massacre Hindou’’. Islamic Jihad :  A legacy of forced conversion, imperialism and slavery.’ Universe, Bloomington, IN.  (Ahmed Khan. 2009).

Et pour l’Afrique : le Génocide voilé, par l’historien sénégalais Tidiane N’Diaye (Gallimard, 2008, Paris)

[10] « La Mecque est sacrée pour les Musulmans comme l’est Jérusalem pour les Juifs » écrit le géographe Yaqout (1179-1229). « Il n’y a pas de chose telle que la ‘’Palestine’’ dans l’histoire. Absolument pas. », affirme sans nuancer en 1946, l’historien arabe libanais bien connu Philip Khuri Hitti (1886-1978).

[11] Le roi est nu. JP Lledo. Publié le 7 Décembre par plusieurs journaux dont celui du Mouvement pour l’Indépendance kabyle, le MAK : http://www.europe-israel.org/2017/12/roi-nu-trump-demasque-tartuffes-par-jean-pierre-lledo/

[12] Membre du groupe d’anciens officiers supérieurs de Tsahal « Officiers en faveur de la Sécurité et la Paix », qui prônent depuis longtemps la création d’un Etat Palestinien.

[13] Voir la une critique positive, mais serrée, qu’en fait Trigano : http://menora.info/serpent-de-mer-de-legislation-israelienne/

[14] http://fr.timesofisrael.com/alain-finkielkraut-netanyahu-ne-propose-rien-aux-palestiniens/

[15] http://www.europe-israel.org/2017/12/saeb-arekat-secretaire-general-du-comite-executif-de-lolp-ultra-virulent-vient-se-faire-guerir-en-israel/

 







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  • 6 thoughts on “L’effet-Trump… ou le hoummous d’Abu Hassan. Par Jean-Pierre Lledo

    1. sarah

      Ah, ben ça alors, moi et ma famille ne sommes toujours pas dans notre abri anti-atomique au fond du jardin même au fin fond du Canada, une semaine après la Déclaration de Trump désignant Jérusalem comme capitale d’Israël ? Pourtant les médias l’avaient tous crié, les chefs d’Etat du monde, européens et islamiques en premier, l’avaient tous dit : la troisième guerre mondiale aurait bien lieu. Les falestiniens et les musulmans du monde s’imaginaient déjà marcher avec leurs « armées » sur l’Etat Hébreu, récupérer Jérusalem et jeter tous les Juifs à la mer, on allait voir ce qu’on allait voir avec la Ligue Arabe et l’OCI réunis.

      30 siècles d’Histoire Juive à Jérusalem, un siècle (et encore) d’un peuple inventé : les falestiniens. Les Juifs, comme l’ont fait les africains et les moyens-orientaux musulmans vis à vis des Européens, français et britanniques en tête, dans les années cinquante, ont décolonisé leur terre en 1948. La petite Emmanuelle bisexuelle, dira-t-elle des Arabes musulmans qu’ils ont commis des crimes contre l’humanité sur les Juifs en terre de Palestine (nom créé par les Romains, un envahisseur parmi tant d’autres de la terre Juive, après les Grecs, les Babyloniens, les Assyriens et avant les Arabes et les Ottomans musulmans)? NON car, pour lui comme pour ses compères européens, le damné contemporain ne peut être que musulman : pèle-mêle, le palestinien, le maghrébin, l’ouest-africain sénégalais, malien, burkinabé musulmans noirs, l’afghan, le rohingya, le dernier qui fait pleurer dans les chaumières parce que les journalistes s’y emploient fermement. Quid des tibétaines stérilisées par ces « braves » chinois, quid de ces autres minorités animistes et chrétiennes également persécutées par l’armée birmane, quid des nords-coréens faméliques à cause d’un dictateur psychopathe, quid des congolaises, y compris des bébés, subissant des viols de masse dans le nord-est du Congo, quid de ces jeunes allemandes de Cologne violées une nuit du Nouvel An par ces « braves » maghrébins d’Europe? Ils ne sont pas musulmans, alors les journalistes passent leurs chemins sans même leur jeter un coup d’oeil et les chefs d’Etats européens détournent leurs regards d’eux…

      Quand je vois cette partialité européenne et canadienne à propos du conflit israëlo-falestinien, cela me fait gerber. Je comprends que les pays musulmans, que les pays communistes ou anciennement communistes et que les pays du tiers-monde par identification religieuse, sociale ou politique (la Russie et l’Amérique Latine étant dévorés par un gauchisme pro-palestinien), soutiennent les falestiniens. Mais l’Europe et le Canada ??? CE SOUTIEN LA, JE NE LE PARDONNERAI JAMAIS.

    2. sarah

      …la Ligue Arabe et l’OCI réunies…
      … la Russie et l’Amérique Latine étant dévorées…

      Combien y a-t-il de pays vraiment démocratiques à l’ONU ? Les nations européennes (51), les nations américaines hors Venezuela (21), le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, soit 75 sur 193.
      L’ONU compte donc dans son assemblée près de deux tiers de pays non démocratiques. A partir de là, quelle légitimité faut-il donner aux résolutions de cette organisation ? AUCUNE.
      Les décisions d’une assemblée non démocratique sont caduques.

    3. serge

      SARAH

      57 pays MUSULMANS a L’ONU et je suis comme vous en beau maudit contre mon pays le CANADA de »Trudeau PRO MUSULMAN aussi bien que les québécois a commencer par l’élite intellectuelle journalistique et toute cette gogoche syndicaliste aplaventrisme qui crois être SAUVÉE DE L’INVASION ET DE LA FUTURE CONQUÊTE DE NOTRE PAYS EN TERRE MUSULMANE S’ILS SE RANGENT DU COTÉ DE L’islam. le salaire de la trahison est la mort d’un coté comme de l’autre.

    4. Laurence Salmon

      Mr Trump j’ai une solution pour vous
      Soit l unesco l onu et les nations laissent les lieux saints aux juifs
      Soit vous récupérez al aqsa
      C une alternative ?

    5. Dither

      Bonjour.
      Ce n’est pas cette annonce Hollywoodienne qui va déclencher le 3e guerre mondiale , car ce n’est pas le jour prévu.
      Ce qui déclenchera la 3e guerre mondiale et un feu nucléaire sur les pays musulmans , c’est la destruction du Dôme du rocher à Jérusalem , peut-être après la découverte de l’arche de l’alliance.
      Car Satan veut provoquer un génocide mondial.Et cela fait 2000 ans qu’il s’y attelle .
      Mais, il n’aura que 2 milliards de victimes que Dieu ressuscitera un peu plus tard.

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