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Le rempart numérique de la France : 3.000 cybercombattants oeuvrent pour le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur


Le rempart numérique de la France : 3.000 cybercombattants oeuvrent pour le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur

Dans le plus grand secret, les systèmes informatiques les plus sensibles de l’État français font chaque jour l’objet de milliers de cyberattaques. Une armée d’un genre nouveau a été créée pour y résister.

«Un génie, s’il est assez motivé, peut pénétrer quasiment n’importe quel système informatique avec assez de temps. C’est la hantise dans notre milieu.» Après son café matinal, une fois installé à son poste, Claude* endosse son rôle de cybercombattant. Il protège les données confidentielles de la police, de l’armée de terre et d’institutions publiques dont il ne peut révéler le nom. En raison d’une clause de confidentialité qu’il a signée à son entrée dans la maison, il n’a normalement pas le droit de s’exprimer. Mi-novembre, il a vu le nombre d’attaques monter en flèche. Une vague de tentatives d’intrusion dans les bases de données les plus secrètes de l’État a submergé son équipe. 4.500 par heure, contre 400 en temps normal. «Ça s’affolait dans les couloirs».

En ligne de front, les cybercombattants déjouent au quotidien des milliers de cyberattaques dont le grand public n’aura jamais connaissance. Ils assurent la protection des infrastructures numériques les plus sensibles de la France, face à un éventail d’ennemis chaque jour plus large. Des Russes à Daech en passant par la Corée du Nord et des groupes de hackers d’élite indépendants, tous s’adonnent désormais à une guerre en ligne, qui peut rapporter gros. Leurs attaques sont devenues si puissantes qu’elles peuvent espionner des ordinateurs à distance, en prendre le contrôle ou rendre leurs données irrécupérables. Pas si grave lorsqu’il s’agit d’ordinateurs personnels. Catastrophique lorsqu’ils appartiennent à l’État et contiennent la localisation des troupes françaises à travers le monde.

Le rempart numérique de la France

Pour y faire face, la France s’est progressivement dotée d’une machine de guerre cyber. En tout, ils sont 3.000 à œuvrer pour le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur, afin de défendre les intérêts de l’État sur le nouveau champ de bataille qu’est Internet. Au quotidien, ce commando de geeks trouve des parades aux cyberattaques perpétrées à l’encontre de la France. Il met aussi à l’épreuve la robustesse des infrastructures informatiques des services d’État français les plus critiques, pour y déceler d’éventuelles failles. «Pour vulgariser, ces 3.000 personnes sont le rempart numérique de la France», résume Claude. «Je suis en général affecté sur une application ou un site. Je dois tester sa robustesse face à différentes attaques communes et surtout, essayer de les hacker pour m’assurer que les protocoles de sécurité sont respectés et rendent bien impossible la récupération de données.» Ces informations sont aujourd’hui le nerf de la guerre. «Le client étant l’armée, leur valeur est inestimable et elles ne doivent, en aucun cas, tomber dans de mauvaises mains.»

«La protection des réseaux informatiques des armées se fait y compris dans les endroits où l’on a des troupes, avec des États-majors déportés», complète Éric Freyssinet. Colonel en charge de la mission numérique de la Gendarmerie nationale, il était auparavant conseiller au sein de la délégation ministérielle chargée de la lutte contre les cybermenaces au ministère de l’Intérieur. «À cela s’ajoutent des opérations offensives et de renseignement». Ces dernières sont réservées à des unités d’élite. Elles consistent, entre autres, à pénétrer dans les bases de données ennemies, pour avoir un œil sur leurs stratégies. En temps normal, cela constitue une infraction pénale. Mais si l’armée a le permis de tuer, elle a aussi celui de pirater. Pour chapeauter le tout, un État-major de soixante personnes, le Commandement de la cyberdéfense, ou Comcyber, a été créé en mai dernier. Le Général Olivier Bonnet de Paillerets, ancien de la DGSE, a été nommé à sa tête en septembre.

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  • 2 thoughts on “Le rempart numérique de la France : 3.000 cybercombattants oeuvrent pour le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur

    1. Laurence Salmon

      A quoi sert police secours?
      A rien

      La police doit être démantelée
      Vous les appelez quand on vous frappe ils viennent pas
      Vous les appelés pour violation de domicile ils viennent pas
      À quoi sert police secours?

    2. alauda

      Lorsqu’il s’agit d’ordinateurs personnels, rien ne vaut le support physique externe (la clef USB, belle invention israélienne). Le cloud ne m’inspire guère : ça peut être piraté aussi.

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