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Aubervilliers : polémique autour d’une comptine jugée raciste


Aubervilliers : polémique autour d’une comptine jugée raciste

La diffusion d’une comptine distribuée à des enfants dans deux classes d’une école maternelle à Aubervilliers a suscité l’émoi sur la Toile. Nombre d’internautes s’offusquent de sa portée discriminante. Le rectorat de Créteil devrait prochainement se saisir de l’affaire.

Étions-nous tous racistes hier ou simplement silencieux? Les internautes que vous êtes, se feront chacun leur avis. Et si vous couperez court à la question, en rétorquant que le monde n’est pas aussi binaire, nous objecterons, sans hésitation, qu’il l’est aujourd’hui sur la Toile. Preuve de notre assertion? La diffusion sur les réseaux sociaux d’une comptine intitulée «Chang Le Petit Chinois», ce mardi 26 décembre. Voici ces vers:

«Chang est assis, Il mange du riz, Ses yeux sont petits, Riquiquis

Chang me sourit, Quand il me dit: «Veux-tu goûter à mes litchis?»

T’es dans ton bateau qui tangue, T’as mal dans tes tongs, Tu vois des orangs-outangs, Ta tête fait ping-pong, Ping!»

Sa publication sur Facebook et Twitter a provoqué un véritable tollé, érigeant – comme souvent sur internet- un véritable tribunal virtuel. Avec d’un côté, le parti de l’accusation qui voit dans cette chanson un gloubi-boulga de stéréotypes discriminants et de l’autre, parmi la défense, une comptine à la forme musicale, mêlant assonances et les allitérations et au fond, faible. Une instance étonnante quand on sait que cette comptine a été chantée, enseignée et partagée depuis plus de dix ans…

Alors que s’est-il passé? Tout a commencé avant-hier. Ainsi que l’indique notre consœur Linh-Lan Dao de France info, Sacha Lin-Jung, président de l’association des Chinois résidents en France a «récupéré la comptine d’un parent d’élève d’une école maternelle à Aubervilliers». Ce dernier, face aux réactions «horrifiées» de parents asiatiques a décidé de poster le texte sur les réseaux sociaux. Pour, dit-il, «pointer les clichés et stigmatisations racistes et faire comprendre gentiment en quoi c’est déplacé.»

Ni une, ni deux, en à peine 24h, le post récolte plus de 2 000 partages sur Twitter, 500 sur Facebook, et accuse une véritable volée de bois vert.

Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo s’est lui-même exprimé sur le sujet dans un post publié sur Facebook. Il parle d’une comptine «remplie de clichés, avec tout ce que cela suppose de grossier [qui] réduit les Chinois (et donc, dans l’esprit de beaucoup, les personnes d’origine asiatique) à quelques traits sommaires, avec une petite référence physique bien dégueulasse» et s’interroge sur la vision de notre pays. «Nous sommes en France en 2017. Un pays où il y a beaucoup de personnes d’origine asiatique. Comment dès lors accepter que des personnes soient réduites à quelques clichés et renvoyées à une anormalité physique qui rime toujours avec illégitimité citoyenne?»

 

Une effarante comptine apprise à l'Ecole. Remplie de clichés, avec tout ce que cela suppose de grossier, elle réduit les…

Publié par Dominique Sopo sur mercredi 27 décembre 2017

 

Contactés par Le Figaro, les Ateliers du Préau (présentés par les internautes comme l’éditeur de la comptine) se sont défendus de toute responsabilité dans cette affaire. «Nous ne sommes éditeurs de rien», expliquent Isabelle Halgand et Géraldine Prigent ses fondatrices. «Nous sommes une structure qui intervient auprès des écoles dans le cadre d’activités périscolaires ou de projets de classe. Nous encadrons des intervenants qui vont dans les écoles. Suzanna Orsolato-Cazadieu (dont le nom figure en bas de la comptine) est intervenue dans le cadre d’un projet éveil-musical. Comme tous nos professeurs, elle doit répondre à des consignes très claires: ne jamais propager des propos qui pourraient être de nature politique, religieuse ou discriminante. Elles sont renouvelées à chaque réunion de rentrée.»

Sans prendre à la légère cette affaire, les fondatrices rappellent que pour être validés, les textes de leurs intervenants, doivent selon les disciplines, toujours leur être soumis. «Dans le cadre de l’éveil musical, le professeur avait la liberté de choisir des morceaux musicaux qui lui semblaient pertinents. Nous n’avons donc jamais validé cette comptine.» Les Ateliers du Préau précisent: «Notre intervenante a apposé notre nom mais elle n’était pas censée le faire. Nous ne sommes pas signataires de ce texte qui a été donné dans deux classes dans une école à Aubervilliers. Il véhicule beaucoup de stéréotypes. C’est une grosse erreur, mais Suzanna Orsolato-Cazadieu n’a jamais eu aucune volonté de nuire.»

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  • 7 thoughts on “Aubervilliers : polémique autour d’une comptine jugée raciste

    1. c.i.a.

      Une autre tempete dans un verre d`eaux,les gauchistes à la cons sont vraiment fragiles émotionnellement « comptine raciste « ???,bientot ces imbéciles vont proclamer « raciste « la couleur noire!

    2. c.i.a.

      Petite remarque, ce Sopo dit dans son blog, (Quel imbécile!!),« Renvoyer à une anormalité physique« , si j`ai bien compris ,il considere les yeux « bridés« des chinois anormales, si cela n`est pas raciste c`est quoi?

    3. alauda

      Bien d’accord avec vous, c.i.a.
      Rien de plus raciste que de traiter une caractéristique physique héréditaire comme une anormalité.

    4. alauda

      Outre son intérêt purement littéraire (jeu sur les sons), cette comptine pourrait ouvrir sur la culture du riz qui débute il y a 10 000 ans lors de la révolution néolithique, en Chine justement.

      Ou encore sur l’évolution des traits humains en fonction d’une géographie donnée : le pli épicanthique résultant d’une adaptation probable de la paupière à des fins de protection de l’œil (reflets du soleil sur la neige…), en des temps où les humains ne portaient pas de lunettes.

      « Effarante comptine », « parents horrifiés »… C’est la fête à neuneu !

      Elle est très riche cette comptine pour des enfants qui ne connaissent pas grand chose, pour peu que l’instit ouvre un peu les fenêtres sur d’autres horizons. Occasion de goûter les litchis ? Ou de se pencher sur la conquête de nos plages par les tongs ?

    5. Roland

      Il y en a vraiment qui cherchent le racisme partout..Je suis Belge et j’aime les frites, le premier gaucho qui me déclare cela, je porte plainte…

    6. capucine

      je ne vois rien de méchant dans cette comptine enfantine !! c’est encore du
      puritanisme dont la France est atteinte ….jusque dans les classes maternelles !!
      c’est ridicule !!!

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