toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Saint-Ouen : une longue série d’incidents et d’agressions dans un lycée, dernièrement tirs de mortiers artisanaux


Saint-Ouen : une longue série d’incidents et d’agressions dans un lycée, dernièrement tirs de mortiers artisanaux

Plus de trente salariés du lycée Marcel Cachin de cette ville de Seine-Saint-Denis ont exercé leur droit de retrait jeudi après l’agression de deux personnels encadrant devant l’entrée de l’établissement. «Nous sommes à bout», dit une enseignante.

Cette semaine, le lycée Marcel Cachin à Saint-Ouen a connu quatre départs d’incendie mardi, deux autres départs de feu mercredi… et l’agression de deux personnels encadrant au mortier artisanal devant l’entrée de l’établissement jeudi. Cette dernière attaque a déclenché dans la foulée la colère de trente-deux personnels de l’établissement qui ont fait valoir leur droit de retrait, et les 19 enseignants et encadrants présents ce vendredi l’ont prolongé pour la journée.

«La situation devient intenable, on ne peut plus exercer notre mission d’éducation», estime Jonathan Wilson, professeur en lettres-histoire et élu CGT. «Nous estimons que les conditions de sécurité ne sont plus réunies.» Le syndicat appelle l’ensemble des salariés de l’établissement à cesser le travail jusqu’à ce que le rectorat se saisisse de la situation. «Nous sommes exténués, énervés, à bout», nous confie une enseignante.

 

Document diffusé vendredi par section syndicale CGT Educ’Action. Syndicat CGT

Dernier épisode d’une série d’incidents et d’agressions

L’agression s’est produite jeudi matin, peu après huit heures. Une quarantaine de jeunes gens, dont certains scolarisés dans le lycée, ont mis le feu à une poubelle devant l’entrée de l’établissement. Alors qu’ils tentaient d’incendier une camionnette, deux surveillants et une Conseillère principale d’éducation (CPE) viennent à leur rencontre pour les disperser. Les trois encadrants sont accueillis par deux tirs tendus, de ce qui s’apparente à des «mortiers artisanaux». Selon les témoignages de personnes présentes sur place, il pourrait s’agir de fusées pyrotechniques. Ce nouvel épisode n’est que le dernier d’une longue série d’incidents et d’agressions qui ont émaillés la vie quotidienne des derniers mois de ce lycée situé en zone difficile.

La liste non exhaustive des précédents incidents enregistrés dans l’établissement sont égrenés dans une déclaration commune adoptée jeudi par les personnels réunis en assemblée générale: «Il y a deux semaines, mardi 7 novembre, un élève s’est fait agresser au couteau à la sortie du lycée», peut-on lire dans document transmis au Figaro. «Il y a un mois, le 18 octobre, un élève a été agressé en bande organisée avec arme.» Et de poursuivre la litanie: «Il y a deux mois, le mardi 19 septembre, un élève a été menacé à l’arme blanche à la sortie du lycée.» «Voici pour les faits les plus graves», conclut le paragraphe, laissant entendre que la liste des incidents pourrait encore être longue.

«À titre personnel, j’ai 300 élèves en responsabilité ! Comment voulez-vous les suivre correctement, d’autant plus que certains profils sont très compliqués.»

Une délégation de cinq personnels du lycée s’est rendue dans l’après-midi de jeudi au rectorat de Créteil pour demander à être reçus. Comme le prévoit la procédure, le chef de l’établissement a appelé le rectorat pour prévenir de leur arrivée. «On a été reçu par un vigile qui ne nous a même pas laissés entrer», s’agace Jonathan Wilson. «Et on a appris de sa bouche qu’on nous recevrait ultérieurement, et qu’on serait prévenus par voie hiérarchique.»

Dans sa déclaration commune, le personnel demande «le recrutement immédiat de trois postes d’AED (assistant d’éducation, ou surveillant NDLR) et d’un poste de CPE». Ils dénoncent un encadrement largement sous-dimensionné par rapport à la taille du lycée et compte-tenu du profil des élèves. Issus de quartiers difficiles (plusieurs cités de la ville sont classées en Zones de sécurité prioritaires), quelques uns sont connus des services de police, nous indique un enseignant. «Nous n’avons plus que six postes d’assistants d’éducation et deux postes et demi de CPE pour 750 élèves», explique Simina Hamadou, conseillère principale d’éducation et représentante du personnel. «À titre personnel, j’ai 300 élèves en responsabilité! Comment voulez-vous les suivre correctement, d’autant plus que certains profils sont très compliqués.» Les syndicats dénoncent une réduction d’effectifs depuis le transfert de certaines filières du lycée professionnel vers le nouvel établissement de La Plaine Saint-Denis. «Nous avions douze postes d’AED pour 1050 élèves, et on se retrouve aujourd’hui à six postes pour 750 élèves. Faites le calcul…», déplore Simina Hamadou.

Simina Hamadou, conseillère principale d’éducation (CPE).

Loading...






Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 8 thoughts on “Saint-Ouen : une longue série d’incidents et d’agressions dans un lycée, dernièrement tirs de mortiers artisanaux

    1. Laurence Salmon

      Le pire souvenir d enfance d un élève difficile c était une punaise sur la chaise du prof
      Et c était grave!?

    2. Jg

      Mascarade ! Avec la cgt pour la resolution des  » problemes  » .qui seme le balagan , en recolte les fruits !
      Il n y a aucune solution ! Trop tard , ce qui etait , une fois , la france !

    3. alauda

      Disperser les incendiaires d’un feu de poubelle et d’une camionnette sur la voie publique n’entre pas dans les missions d’une CPE, ni de son équipe. C’est le boulot de la police. Encore faut-il, pour qu’elle intervienne, que les témoins de ces faits délictueux fassent appel à ses services.

      Il y a des choses pas nettes dans cette histoire à la sauce CGT.

    4. Jacques B.

      « Jonathan Wilson, professeur en lettres-histoire et élu CGT. »

      Déplorer les effets dont on chérit les causes, une spécialité de ce genre de personnes.

      Pour rappel, la CGT est de toutes les manifs et autres « combats » en faveur de la « diversité » islamisée.
      Maintenant que la « diversité » islamisée passe à la vitesse supérieure dans sa conquête du territoire français, assumez, crétins de cégétistes.

    5. Pinhas

      Bien dit Jacques .

      Les cocos et les gauchos en tous genres se prosternent devant les muzz et défendent leurs actes odieux .

      Qu’ils se débrouillent avec leur merde et la nettoie .

      Pour ma part , c’est à grands coups de pied au cul que je foutrai tout ça dehors .

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *