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Une journaliste palestinienne révèle : « Le Hamas et l’Autorité palestinienne exigeaient un pot de vin en échange de l’autorisation de quitter Gaza pour suivre un traitement médical en Israël »


Une journaliste palestinienne révèle : « Le Hamas et l’Autorité palestinienne exigeaient un pot de vin en échange de l’autorisation de quitter Gaza pour suivre un traitement médical en Israël »

Le calvaire de Harb a commencé en juin 2016, après la publication d’une enquête sur le chantage que le Hamas et l’Autorité palestinienne (AP) pratiquent à l’encontre des patients palestiniens.

Elle a révélé que certains médecins et responsables du Hamas et de l’AP exigeaient un pot de vin en échange de l’autorisation de quitter la bande de Gaza pour suivre un traitement médical en Israël, en Cisjordanie ou dans divers pays arabes ou occidentaux. Ceux qui ne peuvent payer sont abandonnés à leur sort dans des hôpitaux palestiniens sous équipés en médecins et en matériel.

L’enquête de Harb – une investigation rare dans le monde du journalisme palestinien – a rendu ivres de rage les fonctionnaires de l’Autorité palestinienne et du Hamas. Ainsi que l’a révélé l’Institut Gatestone dans un premier article, les Palestiniens parlent désormais des fonctionnaires impliqués dans ce scandale comme d’une « mafia de la destruction »,.

Après publication, Harb a été convoquée pour interrogatoire par le Hamas. Les policiers ont exigé qu’elle révèle ses sources et l’identité des personnes impliquées dans le scandale de la corruption.

« Je leur ai dit que je suis journaliste et je ne peux pas révéler l’identité de mes sources sans commission rogatoire », a-t- elle déclaré .

« Le procureur m’a dit que je faisais face aux accusations suivantes : usurpation d’identité (ils ont prétendu que j’avais enquêté en cachant mon identité), calomnie à l’encontre du ministère de la Santé, publication d’informations mensongères et inexactes et lien avec des « organisations étrangères » (la chaîne de télévision londonienne pour laquelle je préparais un reportage n’est pas enregistrée auprès du Bureau de presse du Hamas dans la bande de Gaza) ».

Il est à la fois tragique et ironique qu’Harb ait été obligée de solliciter une autorisation de sortie de Gaza pour suivre un traitement médical. Elle s’est retrouvée dans la même position que les patients dont elle avait signalé le cas et qui ont dû s’acquitter de pots de vin auprès des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne et du Hamas. Mais contrairement aux autres patients, Harb n’a rien eu à payer. Les amis de Harb disent que l’autorisation a été obtenue après intervention de groupes de défense des droits de l’homme palestiniens.

Le verdict prononcé contre Harb a suscité un vent de réprobation parmi les Palestiniens, en particulier chez les militants associatifs et les journalistes palestiniens.

Le Centre palestinien pour le développement et les libertés des médias (MADA) a dénoncé le verdict du tribunal et a déclaré qu’il portait « gravement préjudice à la liberté de la presse ». Dans un communiqué, MADA a déclaré que ce jugement marquait un « nouveau recul de la liberté de la presse » sur les territoires régis par l’Autorité palestinienne et le Hamas. « MADA souhaite un prompt rétablissement à notre consœur [Harb], et condamne fermement un jugement prononcé sur la base de procédures injustes. »

L’avocat de Harb, Mervat Al-Nahal, a déclaré que sa cliente avait été accusée de diffamation, de publication d’informations inexactes et mensongères sur le ministère palestinien de la Santé et d’usurpation d’identité. Il a ajouté que sa cliente suivait un traitement médical dans un hôpital jordanien, et avait pris connaissance par les médias du jugement prononcé à son encontre.

L’analyste politique palestinien Jihad Harb (sans lien aucun avec la journaliste) a déclaré que le verdict du tribunal avait pour but de faire taire les journalistes, et de protéger la corruption des dirigeants de Gaza.

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« Ce verdict contre une journaliste n’a rien de surprenant », a-t-il déclaré. « Néanmoins, l’ampleur de cette atteinte à la liberté d’expression et à la liberté de la presse a représenté un choc ». Jihad Harb a souligné qu’au lieu d’enquêter sur les hauts fonctionnaires de la santé qui rançonnent et maltraitent les patients, le Hamas a choisi de punir le journaliste qui a révélé le scandale.

Le Syndicat des journalistes palestiniens (SJP) a également condamné fermement le verdict et a exhorté le Hamas à revoir sa décision : « c’est un précédent dangereux et une violation flagrante de la liberté d’expression ». Le syndicat a également demandé aux organisations internationales de défense des droits de l’homme d’intervenir auprès du Hamas pour les empêcher d’emprisonner une journaliste dont les informations ont dérangé.

Un écrivain palestinien, Talal Al-Sharif, a également exprimé sa solidarité avec la journaliste. Il a rappelé que lui aussi avait été poursuivi en diffamation et condamné à six mois de prison pour un article critique à l’égard du Hamas. Al-Sharif a ajouté que personne au sein de l’Autorité palestinienne à Ramallah, ne l’avait jamais contacté pour exprimer un quelconque soutien, et encore moins pour dénoncer le verdict du Hamas.

Al-Sharif parait bien naïf de croire que l’Autorité palestinienne a pu être tentée de prendre sa défense. L’AP aussi, mène en Cisjordanie, dans les zones qui sont sous son contrôle, une campagne d’intimidation contre divers journalistes, écrivains et opposants politiques.

Ces dernières semaines, des dizaines de Palestiniens, y compris des journalistes, ont été arrêtés par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne. Certains pour avoir critiqué ouvertement l’AP, d’autres pour « atteinte à la sécurité de l’État » et insultes envers les hauts responsables palestiniens (« avoir la langue trop longue », dit la loi de l’AP).

Parallèlement, les journalistes palestiniens et les militants des droits de l’homme font campagne contre la nouvelle loi sur la cybercriminalité du président Mahmoud Abbas, une loi qui donne aux forces de sécurité un pouvoir de répression élargi contre les utilisateurs des réseaux sociaux, notamment ceux qui ouvrent des comptes pour émettre des opinions critiques sur le leadership.

La condamnation de Hajer Harb et la répression en cours contre les journalistes palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne permettent pas d’oublier que, pas plus l’Autorité palestinienne que le Hamas ne respectent la liberté d’expression ou l’indépendance des médias. Le Hamas et l’AP peuvent bien se faire la guerre, ils s’uniront toujours contre les médias qu’ils considèrent comme un ennemi à garder sous tutelle pour éviter que le monde apprenne la corruption et la répression qu’ils font régner.

Le Hamas et l’Autorité palestinienne ont parfaitement réussi à faire taire les journalistes et les écrivains palestiniens. De leur côté, la communauté internationale et les groupes dits propalestiniens partout dans le monde se mettent la tête dans le sable et nient qu’il puisse se produire quelque chose de mal du côté palestinien.

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  • 3 thoughts on “Une journaliste palestinienne révèle : « Le Hamas et l’Autorité palestinienne exigeaient un pot de vin en échange de l’autorisation de quitter Gaza pour suivre un traitement médical en Israël »

    1. HENRIETTE Irène

      En lisant pas mal de livres concernant des Palestiniens réfugiés un peu partout et en Amérique, je suis vraiment scandalisée de savoir que l’UE et d’autres ignares versent des millions d »euros à la Palestine, c.à.d. le Hamas qui tue les Palestiniens. Tous ces politiciens ignares ne veulent pas savoir, c’est comme s’ils participaient à un génocide « de palestiniens honnêtes » et de Juifs….

      Comment est-ce possible qu’avec tous les youtubes, les livres écrits par des Palestiniens menacés de mort, même par leur propre famille, s’ils veulent dénoncer les agissements du Hamas et du président de la Palestine, l’Europe continue de favoriser les « tueurs de Juifs » . La Palestine a toujours appartenu aux Hébreux il me semble, selon mes souvenirs d’école ! Partout on le nie. J’ai, j’avais une amie qui sortait d’une école chic à Paris, qui me disait qu’elle avait été élevée dans la haine du Juif !!!!!!! On a vu le résultat pendant la guerre. Partout aussi on a dénoncé des Juifs pendant la guerre, Hollande, Belgique, autres pays (dont on ne parle jamais) et la France ainsi que la Grèce.

      J’ai remarqué que pas mal de gens qui regardent youtube sont antisémites car ils ont vu des petites vidéos en faveur de la Palestine ! Je ne pense pas que ces gens regardent les mêmes documents que les gens honnêtes ! Un pauvre pleutre m’a traitée de tous les noms dans un établissement pour signifier sa haine des Juifs ! Je lui ai interdit de s’asseoir en face de moi pour prendre un café (qu’il se laissait toujours payer !!!).

      J’ai une profonde admiration pour les Palestiniens qui ont et ont eu le courage de se révolter et doivent maintenant vivre sous un autre nom. Wafa Sultan (Syrienne) et le « Prince Vert » le fils d’un fondateur du Hamas qui a écrit lui aussi un livre. On ne peut compter le nombre de « musulman » convertis ayant compris que leurs enseignements sont mauvais et destructeurs.

    2. Yvetro

      Dans tous les pays les fonctionnaires de l’État profitent de leur monopole pour se comporter selon leur bon vouloir. Dans les pays émergents et les pays Arabes c’est bien pire. Il en profitent en suggérant des pots de vin ou en les demandant aux solliciteurs de l’administration, sachant qu’ils ne risquent rien, puisqu’ils sont les rouages d’un système corrompu. La journaliste à démontré une naïveté bien surprenante en dénonçant un système bien huilé, surtout à Gaza. Qu’imaginait-elle obtenir d’une dictature Islamiste.

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