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Madrid qui joue « l’avocat des Palestiniens » en Europe intensifie la répression contre les catalans !


Madrid qui joue « l’avocat des Palestiniens » en Europe intensifie la répression contre les catalans !

Les députés espagnols (chambre basse) qui étaient les premiers en Europe à  appeler à reconnaitre l’Etat palestinien sont aujourd’hui les premiers à soutenir cette vaste compagne de répression contre les  indépendantistes catalans

On se souvient pourtant il y’a trois ans (en novembre 2014) une motion avait été déposée par l’opposition socialiste appelant le gouvernement espagnol à « reconnaître la Palestine comme Etat et sujet de droit international. »

Cette motion a été adoptée à la quasi-unanimité par 319 voix pour, deux contre et une seule abstention !

Le Congrès était pourtant dominé par la droite (Parti populaire (PP) soi-disant ami avec Israël.)

La motion avait demandé également que l’Espagne se serve de son siège (non permanent) au Conseil de sécurité pour promouvoir l’existence la de l’Etat de Palestine !

De fait, en faisant voter au pas de charge, et sans examen préalable en commission cette motion partisane, Madrid n’a fait ni plus ni moins que légaliser le terrorisme palestinien.

Aujourd’hui Madrid, en  raison du rapport de force qui lui est favorable, intensifie la répression contre les catalans.

Des milliers de manifestants sont de nouveau réunis  hier dans le centre de Barcelone pour défier Madrid qui multiplie les actions afin d’empêcher la tenue, le 1er octobre prochain, d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne décidé par le Parlement de cette région espagnole et jugé illégal et anticonstitutionnel par le pouvoir central.

 L’État espagnol a de facto créé l’état d’urgence.

Des responsables du gouvernement indépendantiste de la Catalogne ont été arrêtés cette semaine à quelques jours du référendum sur l’autodétermination de la région, déclaré illégal par Madrid.

Pas moins de 42 sites, dont 6 bureaux de l’exécutif catalan, ont fait l’objet de perquisitions, et 9,8 millions de bulletins de vote ont été saisis.

Le bras droit du vice-président Oriol Junqueras, Josep Maria Jove, qui est aussi conseiller à l’économie et aux finances du gouvernement régional, a notamment été arrêté par des membres de la Garde civile espagnole, tout comme Xavier Puig, responsable des technologies de l’information au ministère des Affaires extérieures.

Les ministères de l’Économie, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et du Trésor de la Catalogne ont notamment reçu la visite des policiers, tout comme le Centre des télécommunications et des technologies de l’information de la Catalogne. Des résidences privées de dirigeants catalans et des compagnies ont aussi fait l’objet de perquisitions.

 

Le président catalan, Carles Puigdemont, a réagi en accusant le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy d’être « antidémocratique » et « totalitaire ». Il a appelé les Catalans à défendre la démocratie face à ce « régime répressif et intimidant » en participant en masse au référendum du 1er octobre.

La Garde civile espagnole et le ministère de l’Intérieur, dont elle relève en partie, n’ont pas dévoilé les motifs de ces arrestations.

 

D’autres mesures répressives.

Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, 9,8 millions de bulletins de vote qui devaient être utilisés pour le référendum ont aussi été saisis dans la localité de Bigues, à 45 kilomètres au nord de Barcelone.

Des membres de la Garde civile espagnole et de la police nationale seront déployés en Catalogne pour empêcher la tenue du vote, a fait savoir le ministère de l’Intérieur. Tous les congés accordés à des agents de ces deux corps policiers ont été annulés.

  Plus de 700 maires de la région qui seraient prêts à mettre des locaux à la disposition de l’exécutif catalan pour ce scrutin sont notamment visés par une enquête ouverte par le parquet général d’Espagne.

Madrid a également adopté la semaine dernière un nouveau système de contrôle des dépenses afin d’éviter que des deniers publics soient investis dans la campagne pour l’indépendance et l’organisation du référendum.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 4 thoughts on “Madrid qui joue « l’avocat des Palestiniens » en Europe intensifie la répression contre les catalans !

    1. Robert Davis

      Je medemande quelle est la position des catalans sur Israel : s’ils soutiennent Israel contre les fauxstiniens, ils peuvent se faire des alliés d’Israel et des USA et montrer aux gauchistes qu’ils ne sont pas tout-puissants.On peut les contrer aussi mais naturellement la seule réponse qui vaille vraiment est l’expulsion des arabes de J+S+G le reste n’est que petits jeux politicards.

    2. Caroline

      Les Catalans appuient la fiction palestinienne malheureusement ! Mais ce qui est scandaleux c’est l’attitude à géométrie variable des pays occidentaux ! Ils ont soutenu le démembrement de la Yougoslavie, avant même des êlections libres sur l’ensemble de cet ex État fédéral, arraché par la force le Kossovo à la Serbie, dénient aux 20 millions de Kurdes (l’un des plus anciens peuples du Moyen-Orient) le droit à l’autodétermination et veulent imposer à 12 km de Tel Aviv, une entité vouée uniquement à la destruction de l’État hébreu !

    3. Une voix d'Alsace

      À Laurence Salmon

      J+S+G signifie « Judée, Samarie, Galilée », c’est-à-dire l’ensemble des territoires qu’Israël a reconquis depuis 1948. Il faut reconnaitre cependant que les Palestiniens y étaient déjà présents, au moins sporadiquement, au début de l’ère chrétienne. On lit dans la parabole du Bon Samaritain : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu de brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. »

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