toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

L’appel de 17 intellectuels: «Que la vérité soit dite sur le meurtre de Sarah Halimi»


L’appel de 17 intellectuels: «Que la vérité soit dite sur le meurtre de Sarah Halimi»

TRIBUNE – Dans un texte publié en exclusivité dans Le Figaro, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jacques Julliard, Élisabeth Badinter, Marcel Gauchet et d’autres personnalités* appellent à ce que toute la lumière soit faite sur la mort de cette Française de confession juive tuée aux cris d’«Allah akbar». Ce crime d’une barbarie rare, qui a eu lieu en pleine campagne présidentielle, a reçu peu d’attention des médias.

Le 4 avril dernier, Sarah Halimi, Française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d’«Allah akbar» puis défenestrée. La victime vivait dans un HLM du quartier de Belleville depuis une trentaine d’années. Cette nuit-là, son voisin, Kobili Traoré, 27 ans, a pénétré chez elle vers quatre heures du matin, l’a agressée et a commencé ses sévices. « «Le rapport de police confirme que ma sœur a subi des actes de torture pendant près d’une heure, il l’a massacrée. Les dégâts sont tels que ma décence ne me permet pas de vous donner des détails», expliquera William Attal, le frère de Sarah Halimi.

Une partie de la scène a été enregistrée par un voisin. La bande-son, que possèdent les enquêteurs, confirme le calvaire de Sarah Halimi. Les coups gratuits portés par l’agresseur sont d’une violence extrême. L’autopsie révélera plus d’une vingtaine de fractures sur le corps et le visage de la victime. Tandis qu’il s’acharne sur Sarah Halimi, le criminel la qualifie de «Sheitan» («démon» en arabe). Il déclame des sourates du Coran, crie «Allah Akbar» plus d’une dizaine de fois. Les hurlements retentissent jusqu’au rez-de-chaussée de l’immeuble. Personne ne vient en aide à Sarah Halimi. En revanche, des voisins appellent la police, qui se rend sur place, mais n’intervient pas.
«Près de deux mois après les faits, la presse commence enfin à relater ce crime qui a eu lieu en pleine campagne présidentielle. Tout laisse penser, dans ce crime, que le déni du réel a encore frappé»

En définitive, après l’avoir torturée pendant plus d’une heure, Kobili Traoré traîne sa victime par les poignées et la jette par la fenêtre du troisième étage. Puis, parfaitement calme, il fait une prière. Sarah Halimi elle, gît, morte, dans la petite cour intérieure de l’immeuble. Il est environ 5 heures et demie du matin. Les policiers présents sur place se décident alors à interpeller le criminel. L’arrestation se déroule sans heurt. Considéré comme inapte à être placé en garde à vue, le tueur est interné d’office en hôpital psychiatrique. En matière pénale, si la justice concluait à une «abolition du discernement» de l’auteur des faits, celui-ci serait déclaré irresponsable et ne comparaîtrait pas aux assises.
Pourtant, Kobili Traoré n’a pas d’antécédents psychiatriques. Il a le profil de beaucoup d’islamistes radicaux violents: un passé de délinquant, un casier judiciaire très lourd avec des condamnations multiples dans des affaires de drogues, plusieurs séjours en prison. La veille du meurtre, il avait passé sa journée à la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud (XIe), connue pour être un foyer d’islamisme radical. Par ailleurs, Kobili Traoré ne pouvait ignorer la judéité de sa voisine. La retraitée était une femme pieuse qui portait la perruque caractéristique des juives orthodoxes. Ses petits-fils venaient lui rendre visite en kippa. L’une des filles de Sarah Halimi déclare avoir été, dans le passé, traitée de «sale juive» par une des sœurs de l’agresseur de sa mère.

Loading...

Les faits que nous venons d’exposer ont pour source le rapport de police consacré à l’homicide. Une information judiciaire a été ouverte le 14 avril par le parquet de Paris pour «homicide volontaire». Le caractère antisémite du meurtre n’a pas été retenu. Le procureur de Paris, François Molins, a en effet considéré qu’il fallait attendre le résultat de l’enquête avant de se prononcer sur la nature du crime. Pour leur part, les avocats de la victime évoquent «une chape de plomb» et réclament que l’enquête retienne cette circonstance aggravante. Près de deux mois après les faits, la presse commence enfin à relater ce crime qui a eu lieu en pleine campagne présidentielle.

Tout laisse penser, dans ce crime, que le déni du réel a encore frappé. Une question parmi d’autres: pourquoi les policiers appelés sur place par des voisins ne sont-ils pas intervenus dans l’appartement? Auraient-ils eu peur? Nous demandons que toute la vérité soit établie sur le meurtre de Sarah Halimi. Que toute la vérité soit dite sur la profondeur des fractures françaises. Il faut que la politique de l’autruche cesse et que nos dirigeants prennent conscience de ce qui se passe dans le pays. Pour Sarah et sa famille, mais aussi pour la France.





Journaliste canadien indépendant. Spécialiste des questions sur l'islamisme, le terrorisme, la géopolitique, et sur le conflit Israélo-arabe.



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 3 thoughts on “L’appel de 17 intellectuels: «Que la vérité soit dite sur le meurtre de Sarah Halimi»

    1. Tizi Aviv Tel Ouzou

      Souvenez-vous du pépère tabassé au visage tuméfié qui a fait basculé le vote vers Sarkozy. La bien pensance s’est alors jurée « Plus jamais ça »….

      La chape de plomb sera fondue après les législatives pas avant, il ne faut pas que le FN gagne. Même refrain qu’entre les deux tours. Il fallait éviter un quinquennat Le Pen. Pas de crime antisémite voyons ! Un énième dingue de plus. Macron a été élu dans ces conditions. Eviter un quinquennat FN. Le hold up du siècle !! CINQ années de plus que Mme Halimi Zal aurait pu vivre paisiblement même si Macron avait perdu. Aujourd’hui les biens pensants on gagné CINQ années sur le cadavre (pardonnez moi) de Mme Halimi. Il est vrai qu’un quinquennat Le Pen aurait été un quinquennat Pinochet….il fallait bien sacrifier quelqu’un….et que vaut le sacrifice d’une mamie de 65 ans devant les heures les plus sombre que nous aurions pu vivre durant 5 ans.

      L’indécence a été franchie quand non content de dénier le crime antisémite de Mme Halimi d’un côté, on allait commémorer et visiter avec zèle et force récupération politique Oradour sur Glane puis le Mémorial de la Shoah.

      Pardonnez moi d’avance ce constat mais un juif mort n’est qualifié de victime de l’antisémitisme et de la judéophobie que si l’assassin est de préférence et surtout un homme blanc chrétiennoïde et blond au yeux bleus. Tout autre événement ou personne tueuse d’une autre couleur ou d’une autre religion serait purement fortuit. Le nazisme génocide, l’arabo-islamisme) ne fait que de la résistance

      Je ne vois pas d’autres explications

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *