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Belgique : un agent Securail témoigne: « Si on trouve une arme sur quelqu’un, on ne peut pas la prendre »


Belgique : un agent Securail témoigne: « Si on trouve une arme sur quelqu’un, on ne peut pas la prendre »

Dans les gares et dans les trains, ils sont chargés d’assurer votre sécurité. Pantalon noir et veste rouge. Gilet pare-balles sur les épaules et paire de menottes à la ceinture, les agents Sécurail patrouillent. Une bagarre ? Une agression ? Un pickpocket ? Ce sont eux qui, bien souvent, interviennent en première ligne. Avec un équipement et des compétences insuffisants selon Patrice.

« On doit accomplir des missions similaires à celles de la police mais on n’a pas les mêmes droits, ni le même matériel » nous confie un agent amer. Il tient à rester anonyme mais veut aussi faire passer un message. Parce qu’aujourd’hui, il estime ne pas disposer des moyens nécessaires pour faire correctement son travail. Il a deux petits garçons et il a alerté la rédaction via le bouton orange Alertez-nous parce que « pendant que je vous écris, un collègue se fait peut-être agresser ou poignarder« .

« Je vous adresse ces quelques mots afin de faire comprendre notre inquiétude et notre peur » écrit celui que nous appellerons Patrice. « Cela fait quelques années que nous tirons la sonnette d’alarme mais personne ne nous entend. Nous sommes le service de sécurité de la SNCB. Notre quotidien est dangereux mais nous le savons et nous l’avons choisi. Nous ne pouvons plus exercer notre métier convenablement. La délinquance et  la violence ont évolué et nos compétences comme nos moyens de défense ne sont plus adéquats pour mener à bien nos missions« .

A quoi ressemble le quotidien d’un agent Sécurail ?

Les missions des agents Sécurail peuvent être divisées en quatre types de prestations distinctes.

1. D’abord, il y a la sécurisation de la gare. « C’est-à-dire une équipe qui patrouille dans la gare et qui répond aux demandes du dispatching. On peut aussi bien intervenir sur une agression, sur un viol ou face à un pickpocket » détaille Patrice.

2. Ensuite, il y a les équipes mobiles, en voiture. Eux sont chargés de suivre une feuille de route qui les amène dans certaines gares définies à des heures bien précises. « Ils ne vont pas où ils veulent. Ils doivent suivre un itinéraire bien défini et vérifier que tout se passe bien » ajoute notre témoin.

3. Troisièmement, il y a les brigades qui patrouillent dans les trains. Comme pour la brigade mobile, ils sont assignés à un itinéraire bien précis. « Par exemple ils ont une ligne à suivre. Ils font Bruxelles-Charleroi puis Charleroi-Bruxelles. C’est une espèce de ronde dans le train« .

4. Enfin, la dernière mission concerne les trains Eurostar à destination de Londres et les portails à rayons X à travers lesquels doivent passer les voyageurs.

En théorie, les membres des équipes Sécurail font essentiellement un travail de prévention. Leur présence rassure et les patrouilles renforcent le sentiment de sécurité. Mais sur le terrain, Patrice n’est pas d’accord avec cette définition. « En vérité, c’est surtout un travail de répression. Si on nous appelle pour un vol ou une agression, c’est que l’infraction a déjà eu lieu. Donc on arrive après, ce n’est plus de la prévention. Mais ce n’est pas grave. Le problème, c’est qu’avec les moyens actuels, on ne peut plus travailler« .

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  • One thought on “Belgique : un agent Securail témoigne: « Si on trouve une arme sur quelqu’un, on ne peut pas la prendre »

    1. michel boissonneault

      désolé mais il faut changer les lois et la formation pour les agents …. ils ont de besoin de marge de manoeuvre plus grand

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