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Au Royaume de la Tolérance, un ministre marocain traite les chrétiens de son pays comme « des virus contre la nation »


Au Royaume  de la Tolérance, un ministre marocain  traite  les chrétiens de son pays comme « des virus contre la nation »

Alors que le Maroc fait  passer une fausse image à l’étranger  sur  son exemplarité en matière de tolérance religieuse, le ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a déclaré que les Marocains ayant embrassé la foi chrétienne ou les chiites sont des « virus qui menacent la nation » lors d’une audition parlementaire.

 

Répondant à une question posée devant un comité parlementaire à la Chambre des conseillers, sur «le danger de la propagation du chiisme et prosélytisme chrétien» le ministre a dit que le Royaume «sait tout» des citoyens qui professent le christianisme ou le chiisme, « leur nombre, où ils se trouvent et ce qu’ils font».

 

«La priorité pour moi est d’immuniser le grand corps (de la nation), mais cela ne veut pas dire qu’il est exempt de la maladie. Les virus, lorsqu’ils entrent en collision avec un corps fort sain, ce n’est pas comme s’ils percutaient des corps vulnérables et malades», a-t-il ajouté  (1).

Le ministre  des Affaires islamiques  a ensuite tenté, dans une mise au point,  d’atténuer ses propos  infâmes en affirmant « son grand respect pour les adeptes des autres religions. »

Pris dans la tourmente de la polémique que ses déclarations ont déclenché, il a accusé les journalistes d’avoir altérer ses propos. Interrogé par Médias24, le ministre « a nié avoir traité  les chrétiens de virus».

Ayant vu que cette déclaration dévoilait son visage et celui du pouvoir marocain au niveau international, il a essayé d’échapper à la polémique en accusant les journalistes !

Cette déclaration  démasque  le comportement des autorités marocaines envers ceux qui osent quitter l’Islam et les intimidations continues de la part des autorités publiques.

Dans un pays comme le Maroc où l’Etat veut tout contrôler de la vie de ses citoyens, peut-on encore être étonné ?

Le Maroc ne devrait-il pas plutôt s’occuper des lieux de débauches, de pédophile , de prostitution ?

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Alors que la liberté religieuse est une liberté individuelle et que un état moderne ne se mêle pas des convictions personnelles de la population, sans mentionner le fait que le ministre a l’air ravi d’harceler et espionner ces citoyens qui ont pris cette décision  personnelle de quitter l’Islam .

 

Il est encore impossible à un Marocain  musulman de quitter l’islam, religion d’État.   

 

Soucieux de ne froisser à la fois  ni l’Europe ni les pays du Golfe, le Maroc semble vouloir montrer au monde qu’il garantit  la liberté de culte pour les juifs et les étrangers tout en restant ferme et conservateur sur la question de conversion vers le christianisme.

 

 

La liberté du culte c’est pour les juifs et les étrangers uniquement au Maroc.Les marocains ayant choisi de se convertir au christianisme ne sont pas concernés. Les chrétiens ne peuvent vivre leur foi qu’à condition de ne pas être Marocains et de ne pas s’adonner au prosélytisme. La tolérance religieuse au royaume est donc sélective.

 

Le code pénal interdit toute forme de prosélytisme. Dans son article 220, il punit d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans de prison ;

 

« Quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d’enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats« .

 

Cet article a souvent été appliqué dans plusieurs cas d’expulsion d’étrangers accusés de prosélytisme auprès de Marocains. Dans l’arsenal législatif, une fatwa du Conseil supérieur des Oulémas datant de 2013 punit de la peine de mort, tout Marocain qui quitterait la religion musulmane pour embrasser une autre religion.

 

 

Aux abords des lieux de culte clandestins fréquentés par les chrétiens marocains, des policiers en civil montent la garde. Dans ce contexte, les  nouveaux chrétiens convertis, qui seraient entre 3 000 et 7 000 selon les estimations, se retrouvent au sein d’Églises clandestines.

 

En 2016, plus de 200   étrangers ont été expulsés pour prosélytisme. Les missionnaires étrangers présents au Maroc (généralement d’inspiration évangélique)  sont obligés de se cacher passent parfois par des associations linguistiques ou paramédicales pour œuvrer – bien sûr secrètement –, leur nombre reste très limité.

 

Quant aux Églises étrangères officielles, elles font preuve de discrétion et de prudence pour ne pas susciter l’attention des autorités en ne baptisent aucun Marocain. Les Marocains convertis ne peuvent être admis dans aucune des églises que compte le royaume. Aucun responsable d’église n’accepterait de baptiser un Marocain ou de l’autoriser à participer à un office religieux.

 

Au Maroc, les églises restent fermées aux chrétiens marocains et n’accueillent que les ressortissants étrangers.

 

Les chrétiens marocains, qui sont considérés comme des virus, sont obligés de se cacher.   Ils célèbrent la messe en secret. Une clandestinité qui est le résultat de la répression de la loi marocaine selon  l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH).

 

A part la violation de liberté d’exercer leur culte dans les temples et églises,  les chrétiens marocains sont interdits d’appeler les enfants par des noms chrétiens, ils sont obligés de suivre les cours d’éducation islamique à l’école ou encore d’inhumer les morts selon leur tradition. Les chrétiens marocains sont obligés d’enterrer leurs morts selon le rite musulman !

 

Les  marocains convertis  qui sont allés étudier la théologie au Liban font l’objet d’une surveillance sécuritaire, comme les salafistes ou les fondamentalistes musulmans. Nombreux ces marocains qui contentent  de suivre les émissions chrétiennes en arabe diffusée depuis l’étranger.

 

D’ailleurs l’un des convertis marocains les plus populaires, Brother Rachid, est aujourd’hui l’animateur télévangéliste le plus connu dans le monde arabophone. L’homme s’est exilé dans les années 2000 aux États-Unis, où il anime en arabe l’émission « Sou’âl jariî » (La Question audacieuse) sur la chaîne américaine Al Hayat TV.

 

Né dans une famille musulmane originaire de la région de Doukkala, Brother Rachid s’est converti au christianisme en 1990, à l’âge de 19 ans, avant de s’exiler aux États-Unis. Aujourd’hui, il est très suivi sur les réseaux sociaux par ses coreligionnaires marocains. Brother Rachid est marié à une Marocaine, elle aussi convertie, et a 3 enfants.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

(1) Toufiq est responsable d’un vaste programme en Afrique. Il pilote un projet ambitieux d’islamiser l’Ouest de l’Afrique financé par les riches pays du Golfe. Son chef de cabinet, Abdelatif Begdourri, membre du Conseil des oulémas de Rabat, est un grand connaisseur de l’Afrique.

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 3 thoughts on “Au Royaume de la Tolérance, un ministre marocain traite les chrétiens de son pays comme « des virus contre la nation »

    1. Armand Maruani

      @  » sur «le danger de la propagation du chiisme et prosélytisme chrétien»  » .

      Ils ne changeront jamais :

       » Faites ce que je dis mais pas ce que je fais  » .

    2. MOLIERE

      Mon bon monsieur , il y a longtemps que je n’y met plus les pieds chez eux . Menteurs et compagnie , fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais . Et en plus ils viennent ici nous imposer leurs conneries , Messieurs les politiques ne savent plus comment faire les courbettes pour obtenir les voies communautaristes; avec dix huit millions de musulmans nous sommes devenus la République Islamique Française et cela ne fait que continuer . Elle n’est pas belle la France ?

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