toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

[Opinion] Maxime Tandonnet : « En marche… mais vers quoi ? »


[Opinion] Maxime Tandonnet : « En marche… mais vers quoi ? »

Pour Maxime Tandonnet, malgré sa victoire, le flou qui entoure la vision et le programme d’Emmanuel Macron n’est toujours pas dissipé.


Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur d’Histoire des présidents de la République (2013, 2017) et des Parias de la République (2017) Perrin.


L’élection d’Emmanuel Macron, le 7 mai 2017, a l’apparence d’un «miracle républicain». Le système politique français est depuis longtemps accusé de sclérose et d’incapacité à se renouveler. En 2016-2017, l’électorat a donné un fulgurant coup de balai dans la fourmilière et l’homme qui entre à l’Élysée est à 39 ans le plus jeune président de l’histoire. La vie politique française se trouvait empêtrée dans le vieux clivage droite/gauche. Soudain, cet archaïsme semble voler en éclats. Sa victoire ébranle un système de partis discrédité, annonçant peut-être une recomposition du jeu politique. Elle écarte les solutions démagogiques. Son exploit apporte un air de fraîcheur à la vie publique. L’histoire n’offre aucun exemple équivalent de l’ascension fulgurante d’un inconnu qui bouscule les chasses gardées et les rentes de situation, à l’exception de Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la République le 10 décembre 1848 à 40 ans.

Miracle français ou étrange illusion? Aujourd’hui, les interrogations l’emportent sur les certitudes. Que sait-on de M. Macron? Sa percée médiatique fut le résultat de déclarations tonitruantes qui rompaient avec les dogmes de son camp (35 heures). Inclassable, il donne des gages à la droite comme à la gauche. Mais comment sortira-t-il du flou sans provoquer de vifs mécontentements? Adulé des médias, merveilleux communicant, sans aucun doute, mais cette qualité ne préjuge en rien, chez un homme peu expérimenté, de sa capacité à s’élever au rang d’homme d’État, de décideur et de visionnaire. De quel renouveau parle-t-on? Au-delà du visage neuf qu’il apporte, son accession au pouvoir est-elle réellement synonyme de renouvellement de la classe politique, de son état d’esprit? Ses soutiens affichés n’incarnent pas un franc rajeunissement… Comment échappera-t-il au soupçon d’un recyclage des notables du parti socialiste?

M. Macron affiche ses convictions libérales sur le plan économique. Mais en revanche, ses intentions sur les sujets de société qui préoccupent les Français – éducation, sécurité, autorité de l’État, maîtrise des frontières – demeurent mystérieuses. Dans son positionnement atypique, ni droite/ni gauche, quelle est la part de l’authenticité et celle de la posture? Et que dire de son mouvement, «En marche» cette étrange coalition centrale aux contours et ligne indéfinis qui renvoie au souvenir des Radicaux sous la IIIe République? «En marche», oui, mais vers quoi?

L’autre inconnue majeure tient aux sentiments profonds des Français envers leur nouveau président.

La jubilation médiatique qui accompagne cette élection est-elle le reflet d’un phénomène d’adhésion dans les profondeurs du pays? Rien de moins sûr.

La participation médiocre, les conditions de cette victoire dans le contexte du «Fillongate», puis face à un adversaire «repoussoir», dans sa fonction d’épouvantail traditionnel de la politique française, donnent à cette élection un goût d’inachevé. Les Français ont-ils jamais été en situation de «choisir»? Tandis que la France «d’en haut» célèbre son sauveur providentiel sur les plateaux de télévision, une vague de perplexité déferle sur la majorité silencieuse. Que va-t-il en sortir?

Par-delà l’euphorie médiatique d’un jour, le personnage de M. Macron porte en lui un potentiel de rejet, de moquerie et de haine insoupçonnable. Son style «jeunesse dorée», son passé d’énarque, d’inspecteur des finances, de banquier, d’ancien conseiller de François Hollande, occultés le temps d’une élection, en font la cible potentielle d’un hallucinant lynchage collectif, une victime expiatoire en puissance des frustrations, souffrances et déceptions du pays.

Quant à la «France d’en haut», médiatique, journalistique, chacun sait à quelle vitesse le vent tourne et sa propension à brûler ce qu’elle a adoré. Jamais une présidence n’a vu le jour sous des auspices aussi incertains.

Cette élection, produit du chaos, de l’effondrement des partis, d’une vertigineuse crise de confiance, signe-t-elle le début d’une renaissance ou une étape supplémentaire dans la décomposition et la poussée de violence? En vérité, M. Macron n’a aucun intérêt à obtenir, avec «En marche», une majorité absolue à l’Assemblée qui ferait de lui un nouvel «hyperprésident» censé détenir la quintessence du pouvoir. Sa meilleure chance de réussir son mandat est de se garder des sirènes de «l’hyperprésidence» qui mène tout droit au statut de «coupable idéal» des malheurs du pays, à l’image de tous ses prédécesseurs. De la part du président Macron, la vraie nouveauté serait dans la redécouverte d’une présidence modeste, axée sur l’international, centrée sur l’essentiel et le partage des responsabilités avec un puissant gouvernement réformiste et une Assemblée souveraine, conformément à la lettre – jamais respectée – de la Constitution de 1958.

Source







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 8 thoughts on “[Opinion] Maxime Tandonnet : « En marche… mais vers quoi ? »

    1. francaispasnaif

      Je n’aimais pas le gros Flamby, mais celui – la est détestable car beaucoup plus nuisible que son « pere » en politique . C’est un serpent à sonnettes qui hypnotisé les foules pour mieux les « entuber ».
      Regardez les vidéos sur YouTube nnotamment le débat avec MLP : impassible, il fait de drôles de signes avec les doigts (le chiffre 6 = chiffre satanique ) que seuls des initiés (franc-maconnerie ?)ou des gens avertis (alertes comme les auteurs de cette video) ont pu « saisir ». Les vidéos associées semblent être intéressantes et cela mériterait des éclaircissements par des personnes compétentes pour analyser le cas Macron

    2. francaispasnaif

      Suite. …..Si l’analyse de l’auteur de cette video qui reprend le débat Macron -MLP est juste, cela prouve bien que c’est une marionnette, des puissances « mauvaises » et que face à lui, on avait une candidate authentique . Les français ont été hypnotisés par ce serpent, et ont de ce fait choisi le mmauvais camp . D’ailleurs, ce débat m’a rendu mal à l’aise car ce type glace le sang et piège ses adversaires, même les plus combatifs comme MLP. Cela a du être trè éprouvant pour elle.
      Maintenant, il piège la droite en nommant ce 1er ministre : il veut le désordre au sein de la droite. N’oublions pas qu’il a été rejoint des le début par nombreux compères du gouvernement Hollande . Ce type est un danger . Rien n’est changé avec lui, mais tout sera aggravé : terrorisme, endettementde la FFrance, appauvrissement des Français et eenrichissement des riches, climat social, conflits international, islamisation de tous les pans de notre société. Déjà ces 10 jours depuis cette funeste élection, sont longs, mais 5 ans avec ce Vautour c’est un cauchemar puissance ……! ?

    3. Armand Maruani

      Objet : Macron : le coup d’Etat !… à lire absolument en entier !!! très, très intéressant !

      dès le début de la campagne présidentielle , on voit arriver un candidat , tout sourire qui donne l’impression de s’entendre avec beaucoup de monde , qui envoie des baisers, qui dit je vous aime , qui ne passe pas par les primaires (il aurait sûrement été battu …) qui utilise toutes les structures de l’Etat (avec la bienveillance de Hollande …)qui est soutenu par les puissances financières et les grands « organismes  » et qui change de ton dans les meetings , qui s’égosille avec des grimaces d’un gamin en colère , devient violent dans ses propos sur la colonisation (qu’il n’a pas connue et pour avoir les voix des musulmans …) ose dire qu’il n’y a pas de culture française (pour plaire aux bobos et aux multiculturalistes …) qui dit « qu’il veut être Président  » sur un ton déterminé … que les journaistes ne le gênaient pas avec des questions « difficiles  » , que des documents et vidéos disparaissaient rapidement des écrans d’ordinateurs lorsque le contenu pouvait être négatif pour le candidat …etc… etc…j’ai pensé qu’on avait préparé la route de cet individu pour une réussite totale et sans problèmes …et c’est arrivé …comme un coup d’Etat en douceur , avec le sourire … et beaucoup n’ont pas compris que l’affaire était entendue depuis longtemps !… pauvre France ! … où allons-nous ?… G.
      >
      >

      >
      Analyse on ne peut plus pertinente sur la fabrication du « Scud » Macron……

    4. capucine

      je suis d’accord avec le commentaire n° 3 !! la France va aller droit dans le mur !
      l’invasion va continuer de plus belle au détriment des français qui seront obligés de se serrer la ceinture pour pouvoir payer tous les services sociaux aux clandestins !!
      @ Salmon rassurez-vous ce n’est pas mon président non plus ! il nous a été
      imposé par le gros et tous les pontes des médias qui ont fait du lavage de cerveau sur les ondes du matin au soir pendant des mois et des mois !!!

    5. Pinhas

      Ce n’est cet intérimaire qui sera mon président .

      Oui cet intérimaire car il n’est pour moi qu’un bouche trou puisque les personnes valables et censées ont été écartées ou piégées .

      Cet opportuniste se voit maintenant obligé de s’entourer de ( Pro ) car lui il n’y connait rien .

      Ce mec est un mannequin de vitrine que l’on a sorti de l’arrière boutique et vêtu d’un habit portant l’étiquette  » Président  »

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap