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Présidentielles 2017 : 500 000 électeurs vont pouvoir voter DEUX FOIS !


Présidentielles 2017 : 500 000 électeurs vont pouvoir voter DEUX FOIS !

Selon l’Inspection générale de l’administration, jusqu’à 500.000 électeurs pourraient être inscrits sur deux listes électorales. Le président de l’UDI a interpellé le ministre de l’Intérieur sur ces dysfonctionnements, signalant un «risque démocratique».

Dans une semaine, plus de 45 millions de Français se rendront dans les bureaux de vote pour déposer leur bulletin dans l’urne. Mais certains pourraient-ils voter deux fois? Légalement non. En effet, la législation française prévoit une peine de six mois à deux ans de prison et une amende de 15.000 euros pour toute personne qui voterait deux fois. Pourtant selon une information du Monde, plusieurs milliers de Français auraient reçu deux cartes électorales à quelques jours du scrutin.

« Des électeurs malhonnêtes peuvent voter deux fois, et il y a un réel risque de fraude électorale. C’est d’autant plus sensible que cette année le résultat s’annonce très très serré. »

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a interpellé le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl sur ces dysfonctionnements. «Qu’il s’agisse de négligence ou de démarches volontaires, et bien qu’il soit difficile d’évaluer leur importance, ces anomalies pourraient constituer un risque démocratique à l’approche d’une élection aussi décisive pour l’avenir de notre pays et de nos concitoyens», écrit-il dans une lettre. «Je veux que le ministre fasse son boulot et règle cette situation d’ici au 23 avril», le premier tour de la présidentielle, déclare Lagarde au Parisien de samedi, suggérant «un audit».

«Des électeurs malhonnêtes peuvent voter deux fois, et il y a un réel risque de fraude électorale. C’est d’autant plus sensible que cette année le résultat s’annonce très, très serré. Pour la présidentielle, mais aussi pour les législatives (des 11 et 18 juin, ndlr), où un candidat peut être qualifié à une voix près», ajoute Lagarde dans Le Parisien. Selon lui, ces anomalies surviennent en cas de déménagement, lorsqu’un électeur s’inscrit dans la commune où il est domicilié en cochant la case «première inscription» alors qu’il l’était déjà auparavant dans une autre commune. Un croisement des données dont dispose l’INSEE, notamment les noms, dates et lieux de naissance des électeurs, pourrait permettre de révéler les éventuels doublons et de les corriger.

Baptiste, 22 ans, s’est inscrit en décembre sur les listes électorales du XVIIe arrondissement de Paris. Il y a quelques semaines, il a reçu sa carte électorale chez lui, mais ses parents, qui vivent dans un petit village de 7000 habitants en Mayenne, ont également reçu une carte à son intention. «J’ai appelé la mairie du 17eme arrondissement à deux reprises. Une fois après m’être inscrit, et une nouvelle fois après que mes parents ont reçu la carte, chaque fois on m’a confirmé que j’étais bien inscrit sur les listes électorales», explique-t-il au Figaro.

Pourquoi n’a-t-il pas été radié des listes électorales de son ancienne commune? «Dans la commune de mes parents, ils étaient les premiers surpris. Ils m’ont expliqué que toutes les mairies n’ont pas le même logiciel de gestion. Par exemple chez eux, on ne peut pas s’inscrire par internet», précise le jeune homme. Il n’a pas été le seul à témoigner sur les réseaux sociaux de cette erreur. Certains se sont même montrés inquiets et se demandent comment cela peut arriver, explique France Info dans son article.

Des erreurs qui faussent les chiffres de l’abstentionnisme?

Habituellement, lors d’une nouvelle inscription après un déménagement, la mairie doit prévenir l’INSEE. C’est ensuite l’institut statistique qui envoie la demande de radiation à l’ancienne commune. Il peut cependant y avoir des incohérences dans la transmission des informations. Selon un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) datant d’octobre 2014, les défaillances du système de coordination des listes causent près de 1,1 million d’incohérences, soit 2,5 millions d’électeurs affectés. «Le fichier général des électeurs compte environ 500.000 électeurs de plus que les listes électorales», précisait à l’époque le rapport.

L’IGA, qui a refusé de communiquer sur le sujet, pointait du doigt l’INSEE en 2014. En effet, les écarts pouvaient s’expliquer par le fait que les «demandes de radiation de l’INSEE ne sont pas prises en compte par les communes», ou parce que les «avis d’inscription ne sont pas transmis à l’INSEE par les communes». L’IGA a également exprimé l’hypothèse que «l’INSEE ne transmet pas toutes les demandes de radiation nécessaires et ne tient pas compte de tous les avis d’inscription». Cette dernière explication avait été exclue par l’institut de statistique à l’époque.

Baptiste ne compte pas profiter de cette erreur pour voter deux fois. «Le seul avantage d’avoir deux cartes électorales, c’est que je ne suis pas obligé de rester à Paris pour les deux tours. Même si je rentre chez mes parents, je pourrai voter sans faire de procuration», s’amuse-t-il. Pourtant ces doublons posent une question: à l’heure où l’abstentionnisme pourrait battre des records, les personnes qui ont reçu deux cartes électorales seront-elles comptabilisées comme abstentionniste dans la commune où elles ne voteront pas?

Interrogé par Le Figaro, le ministère de l’Intérieur répond qu’un contrôle des inscriptions est opéré sur les listes électorales en cas de double inscription, «par le maire ou tout électeur de cette commune, qui peuvent exiger devant la commission que l’électeur concerné opte pour son maintien sur l’une seulement de ces listes et par le préfet enfin, qui peut en cas de double inscription, intervenir auprès du maire de la commune du dernier lieu d’inscription afin que ce dernier saisisse par courrier recommandé l’électeur concerné afin de l’informer qu’à défaut de réponse de sa part sous huit jours, il sera maintenu sur la liste électorale du dernier lieu d’inscription».

Pour lutter contre ces doubles inscriptions, l’Inspection générale de l’administration préconisait en 2014 en mise en place d’un fichier unique d’électeurs. Ce dispositif, prévu dans une loi du 1er août 2016, doit entrer en vigueur au plus tard le 31 décembre 2019.

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  • 5 thoughts on “Présidentielles 2017 : 500 000 électeurs vont pouvoir voter DEUX FOIS !

    1. Une voix d'Alsace

      Un musulman vous dira : « Puisque nous avons droit à plusieurs femmes, pourquoi n’aurions-nous pas droit à plusieurs voix ? »

    2. rachel

      Avec tous les affabulateurs, les manipulateurs, les voleurs, les tricheurs de la religion d amour et de paix, qui ont plusieurs adresses ! Pourquoi cette annonce, maintenant ?

    3. Filouthai

      Cet article relate une simple vérité.
      J’ai moi même recul 2 cartes d’électeur a 2 adresses.

    4. Lola

      Pour la gouverne de ceux qui aiment commenter sans savoir de quoi il en relève (pour ne pas dire qui ne travaillent dans le milieu), ces inscriptions double ou multiple peuvent être évitées sans avoir forcément recours à des moyens technologiques développées mais à un moyen plus simple, ne coûtant pas un rond à qui que ce soit : la mémoire de l’électeur :D. Dans la procédure de demande d’inscription, il est demandé la dernière commune d’inscription électorale, ainsi le service recevant la demande peut aisément transmettre l’information à l’INSEE qui à son tour la relaie à la commune concernée qui, dès l’information reçue, peut procéder à la radiation de l’électeur. Elle doit par la suite transmettre à l’INSEE la confirmation que la radiation a bien été faite. Oui mais voilà,on a des électeurs qui ne se souviennent pas forcément de la dernière commune où ils auraient été inscrits (c’est surtout vrai pour ceux qui déménagent souvent) ou des électeurs qui se trompent de commune. Certains se rappellent au final et nous le disent cependant. Par ailleurs, dans tous les articles rapportant ce fait que j’ai lus, d’aucun n’a su indiquer le nombre de ces électeurs ayant profité de leurs doubles ou multiples pour voter dans plus d’une commune. Par ailleurs, ceux qui disent avoir reçus plus d’une carte, vous avez toujours la possibilité de le signaler à la mairie de votre nouvelle commune, si tant est que vous soyez assez honnêtes pour le faire, quoique, pour recevoir votre carte aux deux adresses, cela suppose qu’en vous inscrivant dans votre nouvelle commune vous ayez « omis » de préciser votre ancienne commune d’inscription ?… ou allez-vous dire que c’est forcément le service ayant enregistré votre demande qui a omis d’envoyer l’avis à l’INSEE ? auquel cas rien ne vous empêche d’avertir le service ayant reçu votre demande (quoi ? c’est pas votre travail ? ben voyons, c’est vrai qu’en France, on a tellement l’habitude d’être assisté en tout !)

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