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Fillon tempère son discours… sur l’islam


Fillon tempère son discours… sur l’islam

Le débat reprend sur la dissolution des associations salafistes et se réclamant des Frères musulmans. Toutefois, François Fillon semble modérer quelque peu son propos sur l’islam.

Le refrain est désormais connu. Avec l’attentat des Champs-Elysées, la dissolution des mouvements ou associations se réclamant du salafisme et des Frères musulmans en France est revenue dans le débat. Sans surprise, Marine Le Pen a été, vendredi, la plus virulente sur la question. «Il faut s’attaquer à la racine du mal. C’est le fondamentalisme islamiste qui est l’idéologie qui arme ces terroristes.» Dans la foulée, la candidate du Front national a réclamé que soient ouvertes des enquêtes afin de dissoudre les associations culturelles et cultuelles de la mouvance salafiste et  frériste. Elle a nommément cité l’UOIF (Union des organisations islamiques de France, proche des Frères musulmans), la seule explicitement désignée.

De son côté, François Fillon a été plus soft. «Tout mouvement se réclamant du salafisme et des Frères musulmans sera dissous», a-t-il affirmé. Immédiatement, le candidat a ajouté que «les musulmans de France veulent vivre, dans leur majorité, leur foi dans la paix».

Eectoralement, agiter l’épouvantail du salafisme et des Frères musulmans est sans doute payant. Mais dans les faits, ces mesures sont très difficiles à mettre en œuvre. Seulement une douzaine de mosquées radicales ont été fermées depuis l’instauration de l’état d’urgence. Avant d’aboutir, la dissolution de l’association gérant celle de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) a donné lieu à une très longue bataille juridique.

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Quoi qui’il en soit, ces courants sont, en interne, extrêment divers – ce qui ne permet pas d’établir de façon intangible que leur idéologie soit directement responsable du terrorisme. «Nous sommes dans un Etat de droit», déclare, à Libération, Anouar Kbibech, le président du CFCM (Conseil français du culte musulman). Le responsable appelle à ne pas faire de procès d’intention. «Il faut juger les discours et les actes», dit-il. Pour ce qui est des Frères musulmans, ils représentent, en France, un réseau informel d’un millier de personnes. Concrètement, il est chapeauté par l’UOIF. Mais celle-ci dément toutefois formellement tout lien organisationnel (ce qui est la réalité) avec la confrérie. Sollicités vendredi par Libération, les responsables de l’UOIF n’ont pas donné suite.

«Incompréhension»

Toutefois, les prises de position à la suite de l’attentat ont montré, de façon manifeste, le changement de ton de François Fillon à l’égard de l’islam. Le candidat n’a pas repris, vendredi, l’une de ses proposition phares, celle de «mettre sous contrôle administratif le culte musulman.» Il le promettait encore dans une interview publiée, le 30 mars, dans Valeurs actuelles. Le président du CFCM a lui-même relevé l’inflexion du discours filloniste. Celle-ci intervient après la rencontre qui a eu lieu, le 11 avril, entre l’ex-Premier ministre et une délégation du CFCM conduite par Anouar Kbibech. A cette occasion, les responsables musulmans avaient fait part de leur «incompréhension» face à la volonté affichée du candidat de mettre sous tutelle l’islam de France. Ils avaient aussi attiré son attention sur des formulations qui pouvaient «entretenir l’amalgame entre l’islam et le comportement de certains groupuscules».

La leçon a visiblement porté. D’ailleurs, le proche entourage de Fillon s’est préoccupé, ces derniers jours, auprès de responsables musulmans de savoir s’ils avaient bien perçu le changement de ton. Fillon peut-il en tirer un bénéfice en termes de voix ? Les milieux musulmans ne semblent plus, comme lors de l’élection présidentielle de 2012, uniformément acquis à la gauche. Au rassemblement du Bourget, le président de l’UOIF, Amar Lasfar, a donné lui-même une sorte de quitus à un vote à droite. «Pour choisir son candidat, disait-il, il ne faut pas uniquement se déterminer sur le discours qu’il tient à l’égard de l’islam.»

Bernadette Sauvaget







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  • 3 thoughts on “Fillon tempère son discours… sur l’islam

    1. Armand Maruani

      Les muzz ne céderont que par la force , les discours ne les impressionnent pas .

      Il ne peut y avoir qu’un vainqueur : La France

      Le  » vivre ensemble  » n’existe pas avec les muzz , qu’on me donne un exemple . Dans quel pays ?

    2. Pinhas

      Alors que la force et le courage soit avec la France.
      Ce replis communautaire et cette haine féroce qu’entretienent les muzz envers les ( mécréants) ne peut plus durer.
      Que ces voiles ,ces barbes , ces chemises de nuit , enfin ces acoutrements morbides disparaissent.

    3. Jacques B.

      Fillon, MLP, on ne sait pas trop ce qu’ils pensent réellement sur l’islam tant leur discours évolue, tantôt sévère, tantôt complaisant avec les musulmans dits « intégrés » (hum).

      On ne sait pas trop non plus ce qu’ils feront s’ils parviennent au pouvoir.
      De toute façon, les événements dicteront peut-être leur conduite plus que l’inverse. C’est alors au pied du mur que l’on verra le maçon !

      Une chose est certaine : à gauche – y compris Macron, le crypto-hollandais – ils ne feront rien s’ils sont élus, pire, ils aggraveront sans doute encore la situation et la soumission de la France à l’islam conquérant.

      Donc on vote pour celui ou celle que l’on estime être le moins mauvais, ce qui signifie un candidat de droite, évidemment.

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