toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

De sa « tour d’ivoire » Christophe Barbier affirme : « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste »


De sa « tour d’ivoire » Christophe Barbier affirme : « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste »

Sur les pavés devant le kiosque de la Trinité, la pile de L’Express ne désenfle pas. Cette semaine, en une de l’hebdomadaire :

« Trump est dingue ». Le kiosquier ironise : « Trump, ça ne vend plus. Les gens en ont marre et les journalistes ne s’en rendent pas compte. » Depuis  plusieurs semaines, Trump ou Fillon finissent dans le « bouillon », tous ces titres invendus. Le vendeur s’étonne que la presse, pourtant en crise, continue à proposer des contenus déconnectés des attentes du lectorat.

Prônant la supériorité d’un journalisme de l’offre sur celui de la demande, qui flirte selon lui avec le populisme, Christophe Barbier justifie les choix éditoriaux de l’hebdomadaire.

« Faire la une sur Trump au moment de son installation au pouvoir, c’est parfaitement légitime. Les lecteurs en ont marre?  Peu importe. On en parle, car pour nous, c’est important. Sinon, on trahit notre devoir de journalistes. Le jour où les gens feront un journal à la carte, ceux qui n’aiment que le sport ne sauront pas qu’il y a une guerre en Syrie. Là, on fabriquera des citoyens crétins. »

Loading...

Dans la rue, Zachary Zeitoun et Hugo Senneville, deux étudiants de vingt ans, s’arrêtent devant le  kiosque. « Dire que bientôt ça va disparaître! » plaisantent-ils. Zachary n’achète jamais la presse. Hugo, lui, se laisse tenter une fois par semaine par Le Monde ou Les Echos, « ça dépend de la une. » S’ils  pensent tous les deux que les médias sont essentiels, ils rejettent le journalisme d’opinion.

Le rejet des éditorialistes

Hugo développe : « J’attends que les journalistes m’expliquent ce qui se passe, pas qu’untel donne son avis. Pour moi, un journaliste qui livre son opinion n’est pas un journaliste. » Préférant le décryptage comme les vidéos Datagueule ou l’enquête, les étudiants considèrent le lanceur d’alerte Edward Snowden comme un modèle à suivre pour les médias. Loin du journalisme incarné par Christophe Barbier.

« L’éditorialiste est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever »

Tous les matins sur BFM TV. Un édito par jour sur lexpress.fr. Invité récurrent de C dans l’air. L’éditorialiste est présent partout, mais sait qu’il ne fait pas l’unanimité. Mieux, il le revendique. Cliver, c’est l’objectif de l’édito. Ce qui le rend nécessaire au débat public, selon l’ancien directeur de la rédaction de L’Express. « L’éditorialiste est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. Penser contre, c’est aussi penser. »

Haine des journalistes

Mais Barbier se défend d’être un idéologue. « L’idéologue professe ses idées pour réaliser ses ambitions personnelles. L’éditorialiste doit être désintéressé. Je ne roule pour aucun parti politique. Je suis dans une posture facile. Je critique, je dis ce qu’il faut faire, mais je suis incapable de le faire. »

C’est justement ce que certains lui reprochent. Pierre-François Talma, jeune homme de vingt-trois ans et lecteur du Monde Diplomatique, ne supporte pas Christophe Barbier. « C’est un éditocrate libéral qui pense détenir la vérité, le genre de personne en partie responsable de la détestation ambiante des journalistes. » Christophe Barbier se félicite de ces remarques, lui qui soutient une « hygiène du scepticisme » forgeant l’esprit critique.

Du haut de son perchoir, l’éditorialiste reconnaît ses privilèges. « Être écouté et rémunéré pour exprimer son opinion, c’est un luxe aujourd’hui. » Un luxe dont Christophe Barbier ne se prive pas. 12h30. Repartant comme il est arrivé avec envie et empressement, pour écrire, déjà, son prochain édito. L’opinion n’attend pas.

Learn Hebrew online

Par Mégane Arnaud et Cassandre Dumain – IPJ Paris

Source







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 6 thoughts on “De sa « tour d’ivoire » Christophe Barbier affirme : « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste »

    1. Jacques B.

      Barbier a tellement souvent fait la preuve de sa crétinerie et de sa malhonnêteté intellectuelle qu’il ne vaut pas la peine qu’on parle davantage de lui.

      Ce pompier pyromane finira cramé dans l’un des nombreux feux qu’il aura allumés, et ce sera justice.

    2. Salmon

      les gens comme Trump qui sont dans le VRAI passent pour des fous
      c’est le monde qui est fou , la preuve un éditorialiste , donc jornaliste qui fait des articles sans aller sur le terrain , c’est tout de meme étrange , non ?

    3. Claire

      Barbier est un petit prétentieux, imbu de sa petite personne, fidèle de toutes les émissions bobos-gauchos islamo-compatibles telle C’ dans l’air. Absolument pas crédible, comme les deux hologrammes qui l’encadrent sur la photo ci-dessus.
      Une petite cure de vivre-ensemble dans le 9-3 lui ferait le plus grand bien et après, s’il en sort vivant, pour lui montrer ce que c’est que de travailler, vraiment, un stage chez un petit fermier qui travaille 18h par jour 7j/7.

    4. Tizi Aviv Tel Ouzou

      « Faire la une sur Trump au moment de son installation au pouvoir, c’est parfaitement légitime. Les lecteurs en ont marre? Peu importe. On en parle, car pour nous, c’est important. Sinon, on trahit notre devoir de journalistes. Le jour où les gens feront un journal à la carte, ceux qui n’aiment que le sport ne sauront pas qu’il y a une guerre en Syrie. Là, on fabriquera des citoyens crétins. » EN TRADUCTION FRANCAISE POPULAIRE CA DONNE = On s’en fout royalement de ne rien vendre, on est subventionné grassement, nous on veut juste conditionner le vulgaire populo.

      « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste »
      « L’éditorialiste est un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. Penser contre, c’est aussi penser. » CA VEUT DIRE = Pas besoin d’aller salir les pans de mon manteau en cachemire et ceux de mon écharpe rouge au prix exorbitant sur les trottoirs gris plein de chewing gum et de crachats des villes ou la boue et la bouse des campagnes pour se rendre compte de quoi que ce soit. La réalité du terrain ne reflète pas forcement ma vérité. Une bonne paire de jumelle déformante et je refais le monde du haut de ma tour d’ivoire. Propre, plus que simple et rapide (35 h ! connais pas !)
      ET Le français est un veau comme disait le grand Charles, il a beaucoup de temps de cerveau disponible comme disait Patrick, quand le peuple vote mal, il faut changer le peuple ! disait Bertolt, moi Christophe j’exploite donc à fond ces affirmations qui viennent de l’Elite tout de même ! Le populo n’a pas besoin de penser on le fait déjà a leur place on leur demande juste de prendre leur dose de « prêtapenser » quotidienne, de faire là où on leur dis de faire et de vote pour qui on leur dis.

      Traduit du frarbier (appelé aussi désesperanto) par TA TO

    5. Tizi Aviv Tel Ouzou

      Oups !

      …jumelles déformantes…

      …à sa place…on lui demande juste de prendre sa dose….où on lui dit…on lui dit

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *