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Corée du Nord : l’Amérique de Donald Trump montre ses muscles à Kim Jong-un


Corée du Nord : l’Amérique de Donald Trump montre ses muscles à Kim Jong-un

La volonté américaine de régler le problème nord-coréen et la défiance de Kim Jong-un créent une incertitude inédite.

À Shangaï

La silhouette inquiétante de l’USS Michigan a fait surface mardi dans l’immense rade de Busan, annonçant un nouvel accès de tensions sur la péninsule coréenne. Ce sous-marin américain à propulsion nucléaire fait escale dans le plus grand port de Corée du sud, chargé de missiles balistiques et de Tomahawk capables de frapper le territoire nord-coréen en quelques minutes, mettant en garde Kim Jong-un contre la tentation de conduire un sixième test atomique. Face au « Leader suprême » nord-coréen, Donald Trump montre ses muscles militaires, le jour anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de Corée (APC) en attendant l’arrivée prochaine du porte-avions USS Carl Vinson dans les parages.

Le régime a célébré l’événement par un exercice d’artillerie de grande ampleur près du port de Wonsan, sur la côte orientale de la péninsule. « La force de frappe de l’APC, équipée de notre matériel militaire de pointe, dont des armes nucléaires miniaturisées et de précision et des missiles balistiques à bord de sous-marins, est sans limite » s’est vanté le Rodong Sinmun, le quotidien du Parti, menaçant de « couler » le porteavions géant.

En état de siège permanent

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Depuis plusieurs jours, l’appareil brandit le spectre d’une « guerre totale » contre Washington, à coup de communiqués et d’annonces enflammées diffusées à la télévision d’État. Un branlebas de combat qui ne trouble guère la vie quotidienne des élites de Pyongyang, habituées à ces appels récurrents à la mobilisation décrétée par un régime en état de siège permanent depuis des décennies.

Mais la volonté affichée du nouveau président américain de « régler » le problème nord-coréen, y compris par un recours à la force, couplée à la déSous fiance de Kim, déterminé à se doter coûte que coûte d’une force de frappe crédible, sème un parfum d’incertitude inédit en Asie du Nord-Est. « Le régime fait un pari périlleux qui, en cas d’erreur de calcul, pourrait ramener le pays à l’âge de la pierre » confie une source diplomatique occidentale à Pyongyang. La Maison-Blanche a convoqué l’ensemble des sénateurs à un briefing mercredi sur la question nord-coréenne autour de Rex Tillerson, le secrétaire d’État, et James Mattis, son homologue à la Défense. Une initiative rare qui indique que le dossier est devenu prioritaire pour l’Administration Trump sur le front international. Cette mobilisation militaire et politique vise également à donner du crédit à la menace d’une frappe, en cas de « provocation » du jeune dictateur, qui a conduit un nouveau test balistique raté, le 16 avril.

Mais, l’option diplomatique semble encore privilégiée à Washington, en déclenchant rapidement des sanctions internationales d’une vigueur sans précédent contre Pyongyang, comme l’a évoqué Trump lors d’une conversation téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel. « Le statu quo n’est pas acceptable », a déclaré lundi le président, exigeant du Conseil de sécurité de l’ONU des mesures plus « musclées ».

Rationnement d’essence

Un message percutant qui cible autant le jeune « Maréchal », que le président chinois, Xi Jinping, avec lequel Trump s’est une nouvelle fois entretenu au téléphone lundi. « Nous pensons que la Chine a un rôle très très important à jouer » a déclaré Joseph Yun, l’émissaire américain en charge du dossier nord-coréen, à l’issue d’une rencontre avec ses homologues japonais et sud-coréen. Washington et Tokyo plaident pour un embargo pétrolier pour mettre à genoux Kim dont l’essentiel de l’approvisionnement transite via la deuxième économie mondiale. L’interdiction de la compagnie aérienne Air Koryo fait également partie des options sur la table.

pression, Pékin se démène sur le front diplomatique pour prévenir une crise à ses portes, qui pourrait semer le chaos sur sa frontière nord-est. Tout en relativisant ses moyens d’influence sur son régime « frère », la Chine accentue la pression sur le jeune dictateur, l’appelant à lâcher du lest.

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À Pyongyang, des mesures de rationnement d’essence ont été mises en place ces derniers jours, selon les informations sur place du Figaro, nourrissant l’hypothèse de nouvelles sanctions chinoises d’ampleur, après la suspension des importations de charbon décrétée en février. « Les stratèges de Pyongyang ont mal interprété les sanctions de l’ONU qui visent ses provocations nucléaires et balistiques et non son système ou ses dirigeants », pointe le China Daily, légitimant ainsi des représailles contre un pays « frère ». « Ils surestiment dangereusement leurs forces et sous-estiment les périls grandissants », ajoute un éditorial, aux allures d’ultime avertissement.

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