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Soupçons d’emplois fictifs : François Fillon mis en examen


Soupçons d’emplois fictifs : François Fillon mis en examen

À quarante jours de la présidentielle, l’ex-premier ministre a été convoqué mardi au pôle financier. Pour son avocat, la justification des magistrats instructeurs est baroque.

«Vous êtes un candidat sérieux à l’élection présidentielle qui a de bonnes chances de gagner. Si c’était le cas, le statut d’inviolabilité du président de la République nous empêcherait de poursuivre pendant cinq ans cette procédure et on nous le reprocherait.» Voilà, en substance, ce que les trois juges d’instruction Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tachaud ont dit à François Fillon, après une petite heure de délibération, pour justifier sa mise en examen, ce mardi, pour «détournement de fonds publics», «recel et complicité d’abus de biens sociaux» et «manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique».

À la demande de François Fillon, la convocation au pôle financier du boulevard des Italiens avait été avancée afin qu’elle puisse se dérouler dans une relative sérénité, plutôt que de risquer la déferlante médiatique prévue le mercredi 15 mars devant le pôle financier.

«C’est du jamais vu»

Il n’empêche, pour Antonin Lévy, l’avocat de l’ancien premier ministre, la justification des magistrats instructeurs pour cette très large mise en examen est baroque. Selon lui, le dossier au fond et surtout les faits n’auraient quasiment pas été évoqués par les juges d’instruction. Ils se seraient contentés d’affirmer que les époux Fillon n’avaient pas notamment apporté la preuve du travail effectif de Penelope Fillon. «Nous leur avons rappelé que ce n’était pas à nous de prouver l’innocence de mon client mais plutôt à la justice d’apporter les éléments de culpabilité. Ce qui est évidemment impossible à ce stade puisque les actes d’enquête continuent, que les investigations sont toujours en cours et que les saisies faites lors des perquisitions réalisées lors de ces dix derniers jours n’ont pas encore été exploitées. D’habitude les juges enquêtent et mettent en examen sur les fondements de cette dernière. C’est du jamais vu.»

Convoqué à 9 heures mardi matin, François Fillon avait choisi de ne pas entrer dans le jeu de l’interrogatoire de première comparution en bonne et due forme. Et puisque la loi le lui permet, il a préféré se contenter d’une déclaration aux juges. Un message en quatre points lu par l’ancien premier ministre:

– parce qu’il respecte l’autorité judiciaire, François Fillon défère à la convocation des juges

– il réaffirme la réalité du travail de son épouse en rappelant les éléments transmis aux enquêteurs ainsi que les témoignages de plusieurs de ses collaborateurs

– tout en affirmant qu’immunité n’est pas impunité, il rappelle qu’il n’appartient pas aux juges de porter un jugement sur le travail d’un parlementaire

– enfin, il justifie son choix d’une telle déclaration en rappelant que les impératifs d’une campagne présidentielle lui laissent peu de temps pour préparer ses rendez-vous judiciaires.

Aussi atypiques que soient les conditions de cette mise en examen, la défense de François Fillon joue la carte de l’apaisement afin de permettre au candidat de droite de mener sa campagne plus sereinement. Si recours il doit y avoir, que ce soit pour contester la mise en examen ou en actes de nullité, le camp Fillon attendra la fin de la campagne. Il dispose en effet de six mois pour les actionner. Pendant ce temps, la justice poursuit inexorablement son cours avec la convocation de Penelope Fillon devant les mêmes juges, le 28 mars prochain.

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  • 4 thoughts on “Soupçons d’emplois fictifs : François Fillon mis en examen

    1. yael

      Vraiment bizarre cet acharnement politique …. Si la gauche pense gagner en commettant cet « assassinat » politique, elle se met le doigt dans l’oeil ! Sans Fillon, face a la gauche , c’est M.Lepen qui l’emportera .

    2. alauda

      Son avocat est de haute volée, vif, limpide, incisif.
      Un discours vraiment impressionnant.
      (Sur BFM TV, voici quelques minutes)

    3. Jacques B.

      La phrase qui à mon sens résume le mieux le caractère inepte et inique de cette mise en accusation de Fillon est celle-ci :

      « il rappelle qu’il n’appartient pas aux juges de porter un jugement sur le travail d’un parlementaire »

      L’Assemblée alloue des crédits aux députés pour qu’ils se fassent assister dans l’exercice de leur mandat ; qui peut juger de la réalité de l’exercice de ce mandat, donc de la bonne utilisation de l’enveloppe allouée, sinon l’Assemblée ?
      De quel droit les juges se permettent-ils de s’immiscer dans cette affaire – sinon par la volonté POLITIQUE de ceux, en particulier Hollandouille 1er, qui tirent les ficelles de la (pseudo) justice au travers du parquet nationale financier ?
      Cette affaire est absolument loufoque et je suis persuadé qu’à la fin, la justice (si elle mérite encore ce nom) blanchira F. Fillon ; à défaut, l’Histoire le blanchira et montrera que toute cette affaire n’est qu’un coup monté des socialistes pour éliminer la droite de l’élection, car les socialaud-communistes savent très bien que politiquement, ils n’ont aucune chance. Bienvenue en république bananière de socialie !

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