toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Le Bataclan menacé dès 2009, inertie de l’état


Le Bataclan menacé dès 2009, inertie de l’état

Des notes des services de renseignements laissent apparaître que la menace terroriste qui a frappé le Bataclan était connue dès 2009, mais que l’état à mal géré voire retardé la connaissance de ces documents par la justice. Pourquoi?

Tout commence le 22 février 2009, où un attentat à la bombe fait vingt-quatre blessés et un mort au Caire, Cécile Vannier, lycéenne de Levallois en voyage scolaire.  Trois mois plus tard, les services de renseignements égyptiens annoncent qu’ils ont interpellé sept personnes en provenance de la bande de Gaza, dont un Belge de 24 ans interpellé en possession d’une carte mémoire contenant de nombreux textes djihadistes et des techniques de fabrication d’explosifs: Farouk Ben Abbes. Il est le « fil rouge » de l’enquête sur les attentats qui ont endeuillé la France, ce triste soir du massacre au Bataclan et sur les terrasses.

En effet, les autorités égyptiennes le soupçonnent d’être un membre actif d’un forum djihadiste, et d’avoir été traducteur auprès du Global Islamic Media Front (Gimf). Mais Ben Abbes est également connu en France: c’est un ancien compagnon de route des frères Clain, Fabien et Jean-Michel,  qui revendiqueront les tueries de novembre 2015 au nom de l’État islamique dans un anasheed diffusé sur le Web… Selon les égyptiens, Ben Abbes aurait fomenté deux attentats en 2009, l’un contre une cible israélite à Saint-Denis, le deuxième contre le Bataclan.

Ben Abbes avouera sous la torture, mais ça pose un problème en France, puisque cela rend ses aveux caducs. De plus, la justice égyptienne refuse de coopérer, et la procédure aboutit à un non-lieu pour Ben Abbes… Dans une ordonnance au vitriol révélée par Le Point.fr, les juges écrivaient ainsi : « Les renseignements initiaux perçus par la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), dont une grande partie résultant des informations communiquées par les services de sécurité égyptiens », n’ont pu être vérifiés « en raison de l’inertie patente des autorités égyptiennes ». Les juges enfoncent le clou :

«Malgré plusieurs demandes d’entraide pénale, [les autorités égyptiennes] n’ont jamais transmis la moindre pièce de procédure permettant d’étayer les éléments qu’elles avaient pu elles-mêmes recueillir.»

En mars 2016, nouveau rebondissement: Olivier Morice (qui défend depuis des années des victimes d’attentat), réclame, par l’intermédiaire des juges d’instruction, la déclassification des documents confidentiel défense qui concernent des projets d’attentats contre le Bataclan. Grosse surprise, sa requête aboutit favorablement fin 2016, et le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bernard Cazeneuve, accepte de verser au dossier d’instruction une centaine de documents. Bien entendu, la censure des services de renseignement en a noirci certaines parties, mais ce qui est visible reste potentiellement explosif: Ben Abbes est soupçonné d’entretenir des liens avec la Belgique, et de recruter des candidats qu’il envoie en Israël, pour éventuellement mourir plus tard en martyr. Quant à lui, il part en Février 2008 se perfectionner à Gaza dans le maniement des explosifs. Une sorte d’Erasmus du djihad, quoi… Puis il rejoint une cellule d’Al-Qaïda en Belgique « composée de deux individus nommés Abou Bilal et Abou Mohamed », écrit la DCRI, qui ajoute:

« La cellule belge devait se rendre en France pour perpétrer une attaque contre une cible juive. Ils avaient choisi un bâtiment de cette communauté (lieu de collecte de fonds ou de rencontre) situé sur la commune de Saint-Denis (93). Ben Abbes a justifié le choix de la France comme cible, car elle joue un rôle important dans la lutte antiterroriste en Algérie ainsi qu’au sein de l’Union européenne, dont elle a assuré la présidence jusqu’en décembre 2008. »

Dans une autre note datée du 11 juin 2009, la DCRI va encore plus loin et affirme que c’est Farouk Ben Abbes qui « a proposé le Bataclan comme objectif possible ». « Il était censé recevoir à ce sujet des instructions directement de Gaza », ajoute-t-elle. Toujours selon les services spécialisés, l’islamiste voulait s’en prendre à la salle de spectacle, car elle supervisait « la collecte de dons pour l’entité sioniste »: un concert en soutien aux Magav avait été organisé en Janvier 2009, mais avait suscité de très vives protestations, ce qui avait entraîné un report au 25 janvier dans un endroit plus discret du 5e arrondissement de Paris.

Tout indique qu’à cette même époque un attentat était sur le point d’avoir lieu. Dans une note confidentielle, la DCRI écrit ainsi : « Le 10 janvier 2009, une conversation MSN entre Ait B. et Nordine Z. [soupçonnés d’être des proches de Ben Abbes, NDLR] révélait que suite à l’annulation de la soirée du Bataclan, ils allaient tout faire pour savoir où la soirée aurait lieu. Ait B. déclarait à Nordine Z. qu’il allait faire un carnage et amener des cocktails Molotov. Nordine Z. le tempérait, précisant que ce n’était pas prudent de parler comme cela sur MSN, qu’ils devaient être surveillés. Ait B. lui racontait aussi une anecdote selon laquelle il aurait voulu coincer un bus plein d’enfants juifs qui est passé devant la mosquée à la fin de la prière. Au moment où Ait B. avouait à Nordine Z. qu’il n’aurait tout de même pas pu frapper des enfants, ce dernier oubliait ses préceptes de prudence et décla[rait] à Ait B qu’il fa[llait] les frapper comme ils nous frappent. »

Des questions subsistent, et Le Point s’en fait l’écho:

Pourquoi ces notes, extrêmement accablantes, n’ont-elles pas à l’époque été transmises à la justice française ? Et pourquoi le ministère de l’Intérieur accepte-t-il seulement aujourd’hui de déclassifier ces documents, alors même que l’islamiste a infligé un sérieux camouflet à l’État il y a quelques mois en le faisant condamner pour détention abusive ? Ces informations ont-elles été obtenues par des moyens inavouables (tortures, écoutes sauvages, etc.) qui ont rendu leur exploitation judiciaire impossible ? Peut-être.

Assigné à résidence depuis les attentats de novembre 2015, Farouk Ben Abbes a, jusqu’à présent, toujours réussi à éviter l’expulsion du territoire français. Son implication dans un projet terroriste n’a jamais pu être formellement démontrée. Il est réputé innocent. Contacté par l’Agence France-Presse en juillet 2016, son avocat, Me William Bourdon, assurait : « Aucun élément n’établit que Farouk Ben Abbes présente aujourd’hui, pas plus que par le passé, une quelconque menace pour l’ordre public français. » Les menaces contre le Bataclan, elles, étaient en revanche bien réelles.

On peut également noter que le Bataclan était déjà menacé en 2008 à cause de l’organisation du gala du Magdal: cette vidéo édifiante montre, en 2008, un discours de menaces par des jeunes qui ont la tête dissimulées dans un keffieh:

La propagande antisémite sur internet instrumentalise ces jeunes, qui répètent les mêmes mensonges qu’ils lisent en ligne (« Gaza en Cisjordianie », massacre de « vieillards, femmes, enfants » par Tsahal, …etc…) et confortent un sentiment antisémite préétabli.

 

Source

© Ari pour Europe Israël
Ces goys qui défendent Israël sont toujours là ?





Ces goys qui défendent Israël sont toujours là



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap