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La Russie pourra-t-elle contenir l’Iran aux frontières d’Israël?


La Russie pourra-t-elle contenir l’Iran aux frontières d’Israël?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou jeudi pour obtenir du président russe Vladimir Poutine que la présence de son pays en Syrie contribue à aider Israël à bloquer les velléités de l’Iran qui voudrait profiter du chaos ambiant pour s’implanter de façon durable sur la frontière nord d’Israël.

Jusqu’à présent, le gouvernement israélien est resté relativement calme face aux développements du conflit qui fait rage depuis six ans dans la Syrie voisine, agissant militairement seulement quand sa sécurité est menacée. Mais maintenant, alors que le président syrien Bashar al-Assad  bénéficie de l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran, l’influence croissante de Téhéran dans toute la région alarme Israël.

Au début de sa rencontre avec Poutine, Netanyahou a pointé les progrès significatifs, réalisés par la Russie et d’autres acteurs de la région, dans la lutte contre les groupes militants islamistes, y compris l’Etat islamique et Al-Qaïda. Il a toutefois ajouté que «la victoire sur le terrorisme de Daesh, ne doit pas avoir pour conséquence, une recrudescence du terrorisme iranien et ses supplétifs. Nous ne voulons pas changer un terrorisme contre un autre terrorisme.

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A l’issue de la réunion, Netanyahou a publié une déclaration dans laquelle il a dit: «J’ai dit clairement qu’en ce qui concerne la Syrie, Israël ne s’oppose pas à ce qu’il y ait un accord. Nous nous opposons fermement à ce que cela soit la porte ouverte pour que l’Iran et ses mandataires Militaires en Syrie, restent ici, dans le cadre d’un tel accord. « 

Bien que la Russie n’approuve pas certains des objectifs stratégiques de l’Iran, dans une Syrie d’après-guerre, on ne sait pas jusqu’à quel point Poutine irait soutenir toute intervention israélienne pour empêcher l’Iran de construire une sphère d’influence de Téhéran au Liban, via la Syrie et l’Irak.

« La Syrie est à la croisée des chemins en ce moment. D’un côté, il y a un cessez-le-feu qui semble se profiler qui maintiendrait Assad au pouvoir dans la mesure où il a réussi à reprendre le contrôle de certaines parties de son pays. Israël est inquiet que l’Iran et ses proxies obtiennent une part du gâteau et ne s’implantent durablement en Syrie « , a déclaré le ministre israélien Tzachi Hanegbi, un proche allié de Netanyahou.

Depuis que la Russie a pénétré sur le territoire syrien il y a deux ans, Israël a souligné à plusieurs reprises à Poutine qu’elles étaient ses lignes rouges concernant l’Iran et les groupes qu’il soutient – le Hezbollah libanais et d’autres milices chiites impliquées dans les combats en Syrie. Netanyahou s’est rendu à Moscou quatre fois au cours des 18 mois passés, et les deux parties ont conclu des accords de coopération visant à prévenir d’éventuels affrontements entre leurs avions de guerre dans l’espace aérien syrien. Cependant, Hanegbi a déclaré qu’Israël estime qu’il est temps de se concentrer sur l’avenir.

Dans ses déclarations officielles, Moscou n’a pas voulu faire des prédictions sur ce qui se passerait lorsque le conflit prendrait fin en Syrie, avec l’accumulation des moyens militaires Iraniens déployés dans la région.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, dans une interview accordée dimanche au journal al-Hayat, cité par l’agence de presse Interfax, a déclaré que toute décision concernant le retrait des forces iraniennes dépendrait des dirigeants syriens.

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« Les autorités légales qui seront légitimement à la tête de la Syrie seront celles qui auront le droit d’exiger le retrait de toutes les puissances étrangères du pays », a déclaré M. Bogdanov.

Cette position officielle reflète la réalité, qui est que Poutine n’a ni la capacité ni l’intention d’exclure l’Iran d’un règlement en Syrie, dans la mesure où le rôle de l’Iran dans le soutien à Assad dépasse de loin celui de la Russie, a déclaré Vladimir Frolov, un analyste de politique étrangère basé à Moscou.

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Au cours de la guerre en Syrie, l’Iran a fourni des milliards de dollars pour renforcer le régime d’Assad et a contribué en grande partie à son maintien au pouvoir, en soutenant l’armée syrienne, grâce à des milices chiites recrutées dans la région et ailleurs.

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De fait, l’Iran s’est considérablement implanté dans toute la Syrie, ce qui lui donne un nouvel avantage stratégique dans tout conflit futur avec Israël. Des membres du Corps des Gardiens de la révolution iranienne, sont maintenant présents le long de la ligne de cessez-le-feu de 1967 avec Israël dans les hauteurs du Golan, les mettant directement en face des troupes israéliennes et ce, pour la première fois.

Rien que le Hezbollah, qui dispose entre 6 000 et 8 000 combattants en Syrie, est considérablement actif dans le Golan. Mercredi, une milice chiite iranienne d’Irak, le Hezbollah al-Nujaba, a annoncé avoir créé une nouvelle unité, la Brigade de libération du Golan, dédiée à la libération des hauteurs du Golan occupées par Israël depuis 1967. La réaction Russe à cet évènement laisse perplexe ; « Si le gouvernement syrien le demande, nous sommes prêts à prendre des mesures pour libérer le Golan », a déclaré l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un porte-parole.

De plus, on pense que l’Iran a déployé des missiles en Syrie capables d’atteindre profondément le territoire israélien. Or, Poutine, qui a fait du soutien à Assad une pierre angulaire de sa politique, ne serait probablement pas disposé à soutenir une véritable incursion israélienne. « Compte tenu de tout cela, il est difficile de savoir ce que Poutine pourrait promettre à Netanyahou », a déclaré Frolov. « Il pourrait, et probablement, promettra beaucoup, mais ne sera pas en mesure de tenir ses promesses.

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  • 7 thoughts on “La Russie pourra-t-elle contenir l’Iran aux frontières d’Israël?

    1. Moshé

      Parce qu’Israël aurait besoin de la Russie, cette histoire va très mal finir entre la Russie et l’Iran !!

    2. sergei

      « Si le gouvernement syrien le demande, nous sommes prêts à prendre des mesures pour libérer le Golan », a déclaré l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un porte-parole.
      Donc Israël sera LÉGITIMÉ d’utiliser des armes nucléaire tactique a titre PRÉVENTIF.

    3. Pierre Maudet.

      Il n’y a pratiquement plus d’armée iranienne, ils se sont fait bouffés par les salafistes, ils font dans leur frocs face à des bédouins en babouches et viennent de se faire exploser à Damas, bêtement !

      Les rangs du hizbollah et des pasdaran en Syrie se font livrer des pampers par convois de la croix-rouge !

    4. Pierre Maudet.

      Ce qu’il faut bien comprendre dans ces hoax répétés par bon nombre d’offices de propagandes du vatican rêveur, c’est que les combats entre salafistes et chiites ne font que commencer, nous n’en sommes qu’à l’introduction, alors patience !

    5. Esther

      Betzalel Smotritch de Bayit Yehudi, un membre du gouvernement Netanyahu a pris à Facebook hier pour claquer le Premier ministre dans le travail avec l’administration Trump dans la mise en place des circonstances pour un Etat palestinien.

      « Ces dernières semaines, il ya eu trop d’indications que le Premier ministre est en train de préparer tranquillement un processus qui mènera à l’établissement de la Palestine. Tout cela parle d’un «accord» et d’une conférence régionale de paix, le gel de la construction en dehors des blocs (ceux qui ne construisent pas en dehors des blocs disent essentiellement que l’Etat d’Israël ne va pas y rester) ‘Deal’ que Trump a proposé à Abbas pour les négociations en échange d’un gel de la construction; Rapports à Haaretz sur les contacts entre Netanyahu et Herzog pour établir un gouvernement d’unité fondé sur le renouvellement du «processus politique»;

      Smotritch se réfère à la volonté de Trump de trouver une solution réaliste au conflit israélo-palestinien perçu par une entente régionale avec les États sunnites «modérés».. Avec des indices passés de Trump que ceci est en effet dans les travaux et son émissaire Jason Greenblatt en Israël travaillant sur une compréhension avec Israël sur la construction future dans ces communautés juives en Judea et Samaria, il semble y avoir une certaine vérité aux réclamations de Smotritch.

      Si premier ministre Israelien change l’orientation d’un accord potentiel entre Israël et ses voisins arabes, la probabilité d’un Etat palestinien augmente considérablement.

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