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[Histoire] Gallia ou Francia : le vrai nom de la France.


[Histoire] Gallia ou Francia : le vrai nom de la France.

Me plongeant dans un dictionnaire vieil-islandais/anglais (« A concise dictionary of old icelandic » par Geir T. Zoëga), je tombais sur l’expression suivante : Valir, habitants de la France (autres que les Francs) et plus loin Valland, France. En revanche je trouvais à Frakkar, les Francs, et rien à Frakkland, le nom de la France en islandais contemporain. Nous sommes au XIème siècle et pour les Islandais, notre pays est Valland, c’est-à-dire la Gaule tout simplement, et les Gaulois (Valir) s’opposent encore aux Francs (Frakkar).

Pourquoi est-ce intéressant ? Cela démontre indubitablement, tout comme l’illustre en grec moderne le fait que notre pays soit encore appelé Γαλλία (Gallia), que la légende d’une France née toute armée du baptême de Clovis ne tient pas. Et que l’opposition évoquée par Sieyès en 1789 entre peuple gaulois et noblesse franque, toute artificielle soit-elle à cette époque, remonte à une longue histoire. Il n’y a alors pas de roi de France mais un roi des Francs.

Ce n’est qu’ultérieurement, après Hugues Capet et sans doute pas avant Philippe Auguste que la notion de roi de France émerge réellement, dans la rivalité du capétien avec le « britannique » Richard Cœur de Lion qui était au moins aussi français que son adversaire. C’est ensuite l’unification linguistique du territoire suite aux annexions, mariages et victoires des Capétiens, la guerre de cent ans qui rompt l’unité linguistique entre aristocraties française et anglaise, et crée ainsi un sentiment national, puis au décret de Villers-Cotterêts. Progressivement, mais surtout au XVIIIème et XIXème siècles, et avec l’école publique, les patois vont s’effacer et la révolution française, par jacobinisme, allant beaucoup plus loin que l’ancienne monarchie, s’attaquera même aux langues régionales non affiliées au francien (le français d’oïl) dont le francilien servait de koinê, à savoir les parlers occitans, le breton ou le basque.

Il ne faut pas enseigner un « roman national » c’est-à-dire une légende comprenant de nombreuses approximations et même de pures inventions, mais enseigner la patiente construction nationale de la France au sein d’un processus commun de construction des nations d’Europe voisines, montrer ce qui relie et distingue les Européens entre eux et ainsi permettre à l’Europe de rentrer dans le XXIème siècle armée du sentiment de parenté et d’unité des peuples européens et ainsi capable de vaincre tous les maux qui la menacent. Il ne s’agit pas d’enseigner un « roman européen » en lieu et place d’un « roman national », mais la vérité européenne. La France est une nation celte (« gauloise ») à la langue latine et au nom germanique. Elle est une Europe en miniature. Et son histoire peut aider l’Europe à bâtir la sienne.

Article rédigé par Thomas Ferrier

Thomas Ferrier, européiste identitaire, animateur d’une formation politique minoritaire, Le Parti des Européens, qui a vocation à unir un nombre croissant d’Européens afin d’organiser en commun le relèvement de leur civilisation. Connu pour défendre des positions iconoclastes, notamment par sa réhabilitation du paganisme indigène des Européens et par les convergences qu’il prône entre une Europe authentique assumée et un Israël authentique assumé.







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  • 4 thoughts on “[Histoire] Gallia ou Francia : le vrai nom de la France.

    1. andre

      Y a-t-il un lien entre « Valland » et « Wallons » ? cela etablirait un lien (souhaite, voire cru, par certains) entre le nom « de Gaulle » (une traduction de « van der Waals » ?) et le nom « France ». Vore avis m’interesserait.

    2. Claire

      Article véhiculant une idéologie anti-française, européiste et mondialiste assez étonnante sur ce site.
      Il est bien évident que la France n’est pas « née » ex nihilo telle qu’elle est aujourd’hui à partir du baptême de Clovis en 496. Mais ce fait est un des éléments fondateurs qui ont jalonné sa construction progressive. Napoléon a repris les « abeilles » (en réalité des cigales), symbole de Childéric 1er (roi mérovingien) comme symbole de son règne, afin de montrer la continuité du royaume de France, quelles qu’aient pu en être ses formes et dimensions au fil des siècles.
      Tout pays a besoin de s’appuyer sur ses racines pour se construire. Il y a bien une culture française, comme il y a une culture allemande ou italienne ou chinoise, etc. Il suffit de voyager pour s’en rendre compte. C’est d’ailleurs l’un des agréments du voyage: découvrir d’autres cultures, d’autres civilisations.
      En niant ses racines et ses origines, on ne peut que se diluer dans le cosmopolitisme voulu par la doxa bien-pensante actuelle.

    3. Jack Terrence Post author

      La théorie de l’auteur est qu’il y a une identité européenne qui n’exclut pas l’identité française, mais qui exclut en revanche toute forme de mondialisme.

    4. Jacques B.

      Je ne voudrais pas dire, mais ce monsieur enfonce un peu des portes ouvertes.
      Quiconque connaît un minimum l’histoire de France sait que nous étions celtes, au départ… et que les Celtes, d’ailleurs, étaient issus de migrations en provenance de l’actuelle Allemagne. Et que nous avons été occupés par les Romains, puis envahis par les Francs, et qu’au gré de toutes ces invasions, migrations, guerres, alliances, révolutions, s’est construite la France actuelle, qui a quand même une langue précise : le français, et des particularités culturelles précises (n’est-ce pas M. Macron ?), lesquelles certes sont parfois voisines des particularités culturelles des pays proches de la France.

      Je ne sais précisément où l’auteur veut en venir quand ils parle d’européisme identitaire, notamment par rapport à l’actuelle construction européenne ; en tout cas pour ma part, et même si nous devons chercher les meilleures relations possibles avec nos voisins, je crois que nous devons reprendre notre souveraineté nationale et cesser de confier à des technocrates NON ÉLUS nos destinées – de même, pouvoir envoyer balader l’Allemagne si nous sommes en désaccord avec son actuelle führerette Angela Merkel.

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