toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Comment Trump va dynamiter l’Europe dès juillet 2017


Comment Trump va dynamiter l’Europe dès juillet 2017

Quelques juges et BFM ont décidé de polariser les débats de la présidentielle 2017 sur un contrat de droit privé, financé entièrement par le budget du Parlement à cet effet, entre François et Pénélope Fillon. Donc acte.

Pendant ce temps, le président Donald Trump prépare une réforme fiscale aux conséquences directes extrêmement préoccupantes. Préoccupantes, voir effrayantes puisque manifestement pratiquement aucun individu issu du personnel politique français ne semble en mesure d’y répondre. Pour se faire, il faudrait vouloir peser sur le Parlement Européen à Bruxelles en faveur d’une réorientation complète de l’Union Européenne.

Pour comprendre de quoi il en retourne, L’Opinion utilise comme base de réflexion un projet de juin 2016 présenté par la chambre des représentants et potentiellement très proche des idées que l’administration Trump souhaite mettre en place.

Loading...

La principale mesure de ce document propose « d’abaisser l’IS de 35 % à 20 % (25 % pour les sociétés de personnes). Mais d’autres propositions auront des conséquences plus importantes en matière de compétitivité fiscale, de commerce international, d’investissement ou même de taux de change. »

Si dans les prochains mois, cette proposition devenait concrète, il ne s’agirait pas d’une surprise. Alors candidat, Donald Trump avait indiqué vouloir tout faire pour récupérer les dividendes placés à l’étranger par les grands groupes américains. Pour atteindre cet objectif, il va modifier les taux de prélèvement, changeant là en profondeur les règles du jeu.

En effet, « actuellement, la fiscalité américaine incite les entreprises à loger leurs dividendes hors des États-Unis puisqu’ils n’y sont pas taxés, alors que les groupes devraient acquitter une ponction de 35 % pour les rapatrier. Ce système a été un outil puissant de conquête des marchés à l’étranger. Pour financer sa politique de grands travaux d’infrastructures, Donald Trump a annoncé qu’il baisserait la taxation des dividendes rapatriés à 10 %. »

Les sommes sont particulièrement importantes puisqu’il est question du transfert d’environ 2500 milliards de dollars de Singapour, d’Irlande, du Luxembourg et des Pays-Bas vers les Etats-Unis.

Mais pourquoi un tel virage ? Il se trouve qu’un événement a choqué les américains en 2014. Pour verser des dividendes à ses actionnaires, Apple, dont plus de 130 milliards étaient alors volontairement bloqués à l’étranger, a choisi de s’endetter plutôt que de payer les 35% d’impôts à l’état. Les gérants du groupe de Cupertino ont contracté un prêt à hauteur de 17 milliards de dollars auprès des banques américaines.

Les chantres du protectionnisme trouveront dans l’autre mesure majeure de quoi apporter un peu plus d’eau à leur moulin. En effet, il est question « d’une « border adjustement tax » qui taxerait massivement l’ensemble des importations tout en exonérant totalement les exportations. Les gagnants seraient les grands exportateurs comme General Electric ou Boeing. »

Learn Hebrew online

C’est donc sans surprise que les groupes, dont le modèle économique est made in USA, seront les grands gagnants de cette réforme, à l’inverse de ceux important leurs marchandises, notamment de Chine.

Pour Polony.TV, Jean-Michel Quatrepoint parle lui d’une « remise à plat complète de l’ensemble de la comptabilité des entreprises et de la manière dont on comptabilise les flux à l’intérieur de l’entreprise. Pour schématiser, on peut dire que, par exemple, dans le chiffre d’affaire, les exportations ne sont plus comptabiliser. De la même façon, ils veulent permettre l’amortissement des investissements quasiment dans l’année. »

A quelques semaines de l’élection présidentielle, on peut légitimement se demander : mais quel candidat est déjà prêt et nous parle sérieusement, sans démagogie, sans grossir le trait ? A défaut, lequel sera le mieux armé pour répondre au président américain, c’est à dire faire entendre la voix de la raison aux chefs d’état de l’Union Européenne afin de modifier, à vitesse TGV, les instances et traités, tout en adaptant ce système à la France et cela sans jamais braquer ni les syndicats, ni le bon peuple, sachant que nous n’avons pas deux ans mais uniquement quelques mois ?

Loading...

Certains médias ont tout simplement décidé, non seulement, de ne pas poser ces questions lors des débats  présidentiels, mais en plus, de pousser outre mesure le candidat dont le programme se trouve être aux antipodes des plans américains. Ainsi, Emmanuel Macron a présenté un projet économique au Point en opposition totale avec la réalité se dessinant dans le bureau ovale. A aucun moment dans cette entrevue, le candidat d’En Marche ne laisse suggérer qu’il a conscience de ce qu’il se prépare et qu’il est en mesure d’y apporter la moindre solution.

Le président Trump pourrait devenir le chantre du libéral protectionnisme dès juillet 2007, lors de l’examen formel de cette loi. Par ricochet, il pourrait dynamiter une Europe et une France devenues, sous l’influence du néo libéralisme, totalement immobiles.

Reste une arme objective contre le fatalisme : le bulletin de vote.

Sébastien COLIN pour Europe Israël News





Chroniqueur Europe Israël News



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 7 thoughts on “Comment Trump va dynamiter l’Europe dès juillet 2017

    1. Tibou

      On comprend très bien ici que D. Trump joue la carte de l’Amérique forte qui veut regagner du terrain à l’intérieur de ses propres frontières économiques et ne veut plus se laisser conter fleurette tandis que les dollars s’éparpillent et que les américains en subissent les conséquences. L’Europe, de son côté, déjà minuscule nain politique qui se contente d’agiter les bras et polluer le discours international au profit d’une idéologie d’un « califat laïc » à l’occidentale est en passe de se voir totalement crashé contre le mur avec de telles mesures. L’Euro n’a favorisé QUE l’Allemagne et n’a été établi QUE sur le modèle économique de l’Allemagne et du mark.. Aujourd’hui cette déflation des monnaies européennes, totalement masqué à l’époque par le changement de monnaie a fait explosé le système branlant mis en place. Les crises successives ont fini le reste. Cette politique économique (saine pour les US et logique, mais mortifère pour l’UE), va terminé le boulot de cette falsification dans laquelle on nous maintient sous respirateur artificiel

    2. Elia

      Lécol est tellemen demoli qon ne sai plus écrir corecte man le français !
      Cest just üne conssstttaattatiooon !!

    3. sergei

      MAINTENANT c’est au tours de l’Amérique de dicter la conduite économique a suivre pour les USA. Fini les folies, si on nous a DÉTESTÉ alors préparez-vous l’Europe a nous détester encore davantage car là vous n’avez pas fini de chialer…

    4. Ghysly44

      On peut penser ce qu’on veut de Donald Trump mais en France il nous faudrait quelqu’un comme lui mais ….. à part marine je ne vois pas !

    5. robert davis

      Cela c’est de l’économie. Les gauchistes à la noix ces imbéciles bons à rien et ne comptant que sur l’extorsion et le racket pour vivre sans travailler n’ont qu’à bien se tenir. La gauche va ruiner encore plus l’Europe et qu’elle ne compte plus sur les USA pour les sortir de la m.

    6. Slam

      Personne en France ni même en Europe n’aura le courage (pour être poli) d’entreprendre une réforme à la hauteur de ce que prévoit D. Trump. Les seules préoccupations des politicards d’Europe sont le vivre ensemble et le padamalgam. La France (car je me fous de l’Europe) est en train de crever en on nous promet un président de gauche encore pire que celui qui s’en va. Alors s’ils continuent sur cette voie, les Français sont ânes ou ils sont vraiment cons. J’espère me tromper.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *