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Un plan de paix qui inclurait la Judée et la Samarie en Israël est-il possible ?


Un plan de paix qui inclurait la Judée et la Samarie en Israël est-il possible ?

[Analyse]

Peu à peu le voile se déchire sur les intentions de Trump et le partenariat qu’il compte dessiner avec Netanyahu quant à la stabilité du Moyen-Orient. J’avoue que ce plan me plaît énormément, d’autant qu’il permettrait à tous de trouver un intérêt suffisant à ne léser personne et ne pas engranger de rancoeurs qui viendraient faire péricliter le projet. Si l’on recoupe les diverses déclarations, celles-ci mises en équation avec la situation actuelle, on peut prévoir que le plan Trump-Netanyahu est déjà bien construit. Des réunions plus ou moins discrètes de l’administration Trump avec la Jordanie et des négociations avec l’Arabie Saoudite viennent étayer cette thèse.

Tout d’abord, afin d’endiguer les velléités de l’Iran des mollahs présentant un danger plus que certain pour les pays sunnites de la région, un axe moyen-oriental, conduit sous l’égide d’Israël et des Etats-Unis donnerait alors un certain protectorat nécessaire à la région. Seraient intégrés au plan la Jordanie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, rejoints dans un second temps,  par d’autres pays sunnites de la région. Ceci permettrait alors d’endiguer la menace nucléaire que l’Iran fait planer sur la région depuis la signature de l’accord totalement désastreux que l’Occident a octroyer à cet état terroriste. Bien évidemment, Trump ne compte pas laisser Khamenei et ses sbires continuer à jouer les perturbateurs au travers du Hezbollah ou encore des houtis au Yemen. Les factions – antennes chiites liées à l’Iran installant la terreur quotidienne seraient aussi neutralisées.

Parallèlement, grâce à la coopération régionale, la stabilité permettrait alors aux pays de cette coalition de retrouver une sérénité laissant le champ libre à l’évaluation de projets futurs. Israël, au coeur de cette coordination, deviendrait le pilier central de cette coalition, tout autant par sa capacité d’action militaire, sa technologie et ses moyens divers, propulsant le pays au rang de garant de paix pour les pays sunnites de la région. Cet élément, loin d’être négligeable, deviendrait alors l’opportunité qui donnerait la perspective d’un règlement régional quant au devenir des Palestiniens. Des soubresauts d’avocats égyptiens qui veulent s’opposer à l’établissement d’un état palestinien dans le Sinaï montrent à quel point, justement, dans la discrétion des couloirs feutrés, le projet doit être clair et avancé. En effet, le second temps pourrait alors porter sur ce point : transférer un état de Palestine dans le Sinaï, libérant la Judée et la Samarie, les régions disputées et berceau authentique du peuple juif. En retour des garanties qu’offrent alors Israël à la région, rien ne s’opposerait alors à la reconnaissance de l’Etat juif par les pays arabes. En outre les ressources énergétiques en pétrole et gaz permettent aussi de propusler l’Etat hébreu dans une autre dimension sur le plan international, lui donnant un poids décisionnel qui s’accroit par cet angle économique. Dominant le secteur international en matière de lutte contre le terrorisme il devient un allié de choix pour les pays sunnites confrontés à ce fléau. Sa reconnaissance devient alors une maigre compensation face aux enjeux et à l’ampleur des bénéfices que peuvent tirer les nations sunnites d’une telle reconnaissance.

Par le tracé d’une telle décision géopolitique majeur pour la région, on comprend l’hystérie européenne qui s’empare des diplomaties. Ce plan recouvre non seulement une position idéale pour le Moyen Orient mais en plus, elle coupe toute possibilité d’action européenne qui conduirait à son ingérence dans le processus. On comprend également le choix des mots quant à l’établissement d’un ou deux états que certains ont voulu voir comme un abandon du soutien à Netanyahu tandis que d’autres y ont décodé un statu-quo envers les palestiniens. On comprend également ici les lamentations d’un Abu Mazen ou d’un Saeb Erekat désespéré qui tentent de prendre la main en envoyant des émissaires auprès de l’administration Trump ou clamant le fait d’être abandonnés par les pays sunnites. En effet, face à l’échelle de corruption massive et de décrédibilisation de l’Autorité palestinienne, nul n’a la volonté de soutenir ou de laisser prendre part à la décision, qui donnerait un angle d’attaque aux leaders de l’AP pour faire échouer un plan gagnant-gagnant. Le profit pour les pays de la région dépasse largement le cadre de l’intérêt d’une poignée de palestiniens instrumentalisés depuis des décennies dans le but de faire pression. La distribution des cartes a changé dès lors le retour fracassant de l’Iran sur le devant de la scène internationale grâce à Hussein Obama.

Certes, ceci ne se fera pas sans mal et nous n’en sommes qu’aux prémices mais j’ai bon espoir d’un avenir meilleur pour Israël. Son influence ne peut qu’être bénéfique sur la région et les pays arabes voisins commencent à en prendre conscience. Après des décennies de sur place, ils ouvrent enfin les yeux et y voient un intérêt certain. En Egypte, Al Sissi fait face aux frères musulmans qui tentent de déstabiliser le pays depuis son accession au pouvoir et sans la coopération sécuritaire étroite avec Israël, le pays aurait déjà sombré. De plus, l’abandon de la partie du Sinaï durant plusieurs années a permis l’établissement d’un état islamique dans cette région. Ce plan permettrait à la fois de nettoyer la zone du terrorisme et d’asseoir une population qu’on pourrait alors stabiliser pour garantir un milieu sain. On comprend également la raison de la distance gardée avec les leaders de l’Autorité Palestinienne pour qui, une telle opération, représenterait la fin de la préservation de leurs intérêts personnels sur le compte de la population palestinienne : leur défaite serait alors actée par l’établissement d’un état construit et sous l’égide internationale donc ne pouvant plus revendiquer les aides mirifiques qui leur sont si généreusement distribuées depuis des décennies.

En revanche, les projets de la France de voir l’établissement d’un état palestinien à quelques centaines de mètres de civils israéliens, dans l’espoir d’un conflit lui permettant de fantasmer sur une éventuelle force française en Israêl sous l’étiquette d’assistance internationale s’éloigne peu à peu. Désormais le quai d’Orsay serait bien avisé de se trouver une autre cible à « pseudo-coloniser ». Israel est là et est fait pour durer ! Am Israel Hai !!!

@Donna Karmel pour Europe Israël News







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  • 6 thoughts on “Un plan de paix qui inclurait la Judée et la Samarie en Israël est-il possible ?

    1. LeClairvoyant

      Il faudrait voir le projet à l’usure, par tranches, car il faut une certaine souplesse. et gagnant, gagnant..
      Il me semble un meilleur plan « qu’à 2 états ».Car il garantirait la sécurité d’Israël

    2. andre

      Mais le plan n’est pas « vendable » en ces termes. Au mieux, et avec des difficultes considerables, est-il envisageable de voir se desserrer l’etau autour de Gaza par un elargissement, consenti par l’Egypte (voir la lettre des avocats egyptiens pour ne pas se faire d’illusions), du territoire via une emprise dans le Sinai. On pourrait alors, plus ou moins, retourner a la situation d’avant la Guerre des Six Jours (et d’avant une certaine Conference, en 1964, du bloc sovietique), ou l’Egypte et la Transjordanie (ou « Jordanie ») etaient chacune responsable d’un des deux morceaux que la « communaute » internationale veut voir reunis pour nuire a Israel. Ce serait une solution (partielle) de bon sens. La meme chose vaut pour la proposition du tres intelligent Lieberman de proceder a des echanges de territoires accompagnes d’echanges de populations. Ca s’est fait partout et toujours mais, encore une fois, la « communaute » prefere des echanges de territoires seuls, qui permettront apres signature d’un traite de reclamer des fractions du territoire israelien « au nom du droit des peuples, etc… »

    3. Tibou

      Le nouveau paramètre de l’Iran qui menace concrètement les pays sunnites, les réels problèmes que rencontre l’Egypte avec ISIS qui se développe dans le Sinai, la bande de Gaza qui est largement gangrénée aussi, la Jordanie et son flot de réfugiés qui vont poser un réel problème notamment en eau potable dans la région, l’Arabie Saoudite menacée en plein coeur par l’Iran qui veut récupérer la Mecque, les sunnites qui se retrouvent à faire face à un terrorisme chiite de plus en plus agressif et qui menace non seulement la stabilité des pays mais également (et là, c’est nouveau) le pouvoir de ceux qui dirigent, créent un contexte général complètement nouveau et en terme de priorité, Israel devient alors un gage de stabilité et surtout pour les monarques sanguinaires du coin de conserver le pouvoir qu’ils n’envisageraient en aucun cas de lacher. De plus l’expérience Obama a montré aux pays de la région qu’ils doivent prendre une alternative autre dans la mesure où ils ne peuvent désormais plus compter sur des US qui les valideraient sans retenue (Obama les a trahis et ils n’oublieront pas), Cette nouvelle donne générale peut effectivement permettre une « fenêtre d’action » qui apparait effectivement avec les nouvelles positions de l’Arabie Saoudite (signe fort) à l’égard d’Israel. Il est à noter également que, dans un dernier sondage, les saoudiens ne placent Israel en priorité dangereuse qu’à 15 % d’opinon (je crois de mémoire) tandis que l’Iran présente une réelle et concrète menace pour eux à plus de 54 %. La donne change, et il faut surfer sur cette « nouvelle vague » tant que cela est possible 🙂

    4. Le Claivoyant

      Hier mon post n’est pas passé. ma
      OK. Une très bonne idée pour sortir de l’impasse le processus de Paix.
      De toutes les façons les palestiniens devraient être assistés, car le désert du Sinaï ne produit plus des choux et des carottes que le désert de Judée.
      Octroyer 30 000km² environ dans le Sinaï par l’Égypte (Soit une Palestine avec une surface 10 fois plus grande qu’elle peut espérer là où elle est, et avec libre accès à la mer) A l’Égypte ne lui coûterait pas cher, vu qu’en échange, recevrait une aide des USA; Pays du Golf, Canada, Australie et de l’UE etc tout comme la nouvelle Palestine bien plus importante que maintenant.

    5. ralph

      Ce plan me paraît difficilement réalisable sans l’accord des principaux intéressés: les Egyptiens et les Palestiniens . Je vois mal ces derniers quitter
      Ramallah et d’autres villes palestiniennes et surtout renoncer à Jérusalem « Est ».

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