toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Réforme de l’ISF de Macron : une preuve manifeste de méconnaissance du terrain


Réforme de l’ISF de Macron : une preuve manifeste de méconnaissance du terrain

L’enfer est pavé de bonnes intentions, un peu comme la réforme de l’ISF que semble vouloir porter Emmanuel Macron. Si l’intention qui anime cette proposition peut paraître louable au premier regard, elle serait dangereuse pour l’économie française.

Très concrètement, Emmanuel Macron souhaiterait que l’ISF ne soit calculé que sur la valeur du patrimoine immobilier. L’ensemble des valeurs mobilières serait donc exclu de l’assiette de l’ISF. À l’origine, une formule assez proche d’un slogan publicitaire : « ne pas taxer la réussite ». Une forme d’évidence, personne ne souhaitant pénaliser les Français qui réussissent et créent de la richesse.

Aujourd’hui, les particuliers possédant un patrimoine dont la valeur excède 1,3 million d’euros doivent s’acquitter de l’ISF, le taux ayant été revu à la hausse il y a quelques années pour prendre en compte la montée des prix de l’immobilier. L’assiette se calcule sur l’ensemble des biens qu’une personne physique peut posséder (les meubles, les immeubles, les droits, les actions, les titres…). Échappent, notamment, au calcul la résidence principale, les « œuvres d’art » et les biens nécessaires à une activité professionnelle, s’ils ont un lien direct avec l’exploitation et sont effectivement et exclusivement pour les besoins d’une activité industrielle, commerciale, artisanale…

Pour favoriser l’économie dite « réelle », Emmanuel Macron voudrait exclusivement taxer la « rente immobilière », c’est-à-dire transformer l’ISF en un genre de super taxe foncière.

Emmanuel Macron distingue donc deux types de patrimoine : le capital productif et l’immobilier, qu’il feint de considérer comme étant improductif. Pour ne pas froisser sur sa gauche, il se refuse à supprimer purement et simplement l’ISF, le réservant aux seuls propriétaires fonciers. Une idée assez perverse qui tire sa source d’un serpent de mer politique : « la France des actionnaires » dont on nous rebat les oreilles à longueur de colonne dans les journaux économiques.

Emmanuel Macron parle d’économie réelle mais ne connaît pas les réalités économiques du terrain. Sa réforme sort tout droit d’un « brainstorming » entre jeunes « start-uppers » dynamiques qui n’ont pas idée du poids du marché de l’immobilier en France. En créant une super taxe sur l’immobilier,

Emmanuel Macron paralyserait durablement le secteur. L’immobilier neuf, par exemple, deviendrait beaucoup moins attractif pour les investisseurs. Par nature, les Français sont prudents et font de l’immobilier locatif un de leurs placements privilégiés.

En outre, l’immobilier n’est pas qu’une rente. Les propriétaires doivent régulièrement mettre la main au portefeuille, notamment pour les mises aux normes énergétiques. Les meubles, l’épargne, les contrats d’assurance-vie en fonds euros ou en unité de compte,  les OPCVM, placements de rente et hypersécurisés, seraient donc considérés comme plus bénéfiques à l’économie réelle que l’activité commerciale de location immobilière ou la construction ?

C’est un pan entier de l’économie française qu’Emmanuel Macron mettrait en danger par pure démagogie.

Source







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 5 thoughts on “Réforme de l’ISF de Macron : une preuve manifeste de méconnaissance du terrain

    1. LeClairvoyant

      Il est clair que Macron n’est qu’un fantôme lâché dans l’arène politique pour nuire la droite. Le PS lui a permit d’utiliser de fonds de Bercy pour faire sa campagne, bien avant de quitter son ministère des finances.

    2. alauda

      Ce n’est pas à l’ENA qu’on apprend à manier la truelle, le fil à plomb ou le pinceau.

      Il est probablement incapable de poser lui-même un rouleau de tapisserie sur un mur, de boucher un trou ou de retaper un enduit.

      L’immobilier improductif !

      L’immobilier fait vivre les vrais métiers du bâtiment, à commencer par les maçons opératifs, et tous les producteurs et vendeurs de produits associés.

      Quand on casse un carreau, il faut le remplacer.

      Une chose de jouer avec l’argent dématérialisé des autres à la banque, autre chose est de se coltiner la relation physique avec la matière.

    3. alauda

      « Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.
      Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa.

      – D’où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d’une petit mal actuel. »

      Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap