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Le sort tragique des « Palestiniens » en Syrie


Le sort tragique des « Palestiniens » en Syrie

Quand on parle de « palestiniens », la communauté internationale pense tout de suite à Gaza ou à la Judée-Samarie. Mais il en existe d’autres, dans les pays arabes limitrophes: leur sort est souvent bien moins enviable que leurs voisins, qui peuvent profiter de la vie israélienne.

 

L’origine des « palestiniens »: quelques repères utiles

Non, je ne vais pas refaire un cours sur l’origine de « palestiniens », ça prendrait trop de temps. Arrêtons-nous néanmoins sur quelques points clé:

  • La Palestine mandataire a été divisée en deux territoires, destinés chacun à accueillir un état: un état arabe à l’Est du Jourdain (la transjordanie, qui deviendra l’Emirat Hachémite de Transjordanie en avril 1921 puis la Jordanie en 1946, et un état juif à l’Ouest du Jourdain, destiné à devenir Israël. Ainsi conclut la conférence de San Remo, qui est la base actuelle de négociation au regard du droit international.
  • Le plan de partage de 1947, bien moins favorable aux juifs, a été rejeté par les arabes de la partie juive: il est donc « caduc » et ne peut servir de base, à cause de ce rejet unilatéral. Ce fut la grande erreur de la partie arabe, qui revendiquait pas moins que TOUT le territoire mandataire (hors Jordanie), sans aucun dounam concédé aux juifs (le dounam est une ancienne unité ottomane de mesure de surface, correspondant à environ 1000 m2). Dès le début de la Guerre d’Indépendance, on constate un fort mouvement de population: en effet, les pays arabes coalisés demandèrent aux arabes de Palestine de partir, afin d’avoir le champ libre pour faire la guerre.
  • la Judée-Samarie a été envahie en 1948 puis annexée officiellement en 1950 par la Jordanie, qui renomme ce territoire Cis-Jordanie (puisqu’à l’Ouest du Jourdain). Libéré en 1967, ce territoire n’est pas revendiqué par l’OLP (créé en 1964) avant 1988, date à laquelle la Jordanie renonce officiellement à ses prétentions sur la Judée Samarie: on peut donc se poser des questions sur la motivation véritable de cette revendication.
  • Lors de la libération de 1967, Israël trouve en Judée Samarie près d’un million d’arabes, dont environ 350.000 autochtones, le reste étant des jordaniens. Tous garderont néanmoins la nationalité jordanienne jusqu’en 1988, date à laquelle la fin des prétentions jordaniennes leur fait perdre cette nationalité…
  • De même pour Gaza: les prétentions « palestiniennes » n’ont commencé que dès lors que l’Égypte a renoncé à ses prétentions sur ce territoire.

 

Les « palestiniens » de l’étranger: une situation entretenue

Pourquoi la Jordanie a brutalement abandonné un million de ses ressortissants à un pays qu’elle considère comme ennemi? Pourquoi les déplacés de 1948 sont-ils maintenus dans des camps insalubres, et soumis à un traitement différencié? La question juive, pardi ! Le but des coalitions arabes a toujours été de détruire Israël par tous les moyens, y compris en utilisant la législation internationale (avec une grosse dose de mauvaise foi). Ainsi, le statut de réfugié est maintenu contre toute logique (la définition de réfugié est stricte, et ne concerne pas les descendants, sauf les « palestiniens » qui ont un statut spécial !), afin de torpiller Israël.

Les « palestiniens » de Syrie: un tragédie

La Syrie comptait avant la guerre 10 camps « officiels », reconnus par l’UNRWA et hébergeant près de 120.000 personnes. Aujourd’hui, loin des objectifs et des micros, loin des salles de rédaction, se noue un drame humain. Dès que l’on parle de « palestiniens », tout le monde pense à la Judée-Samarie ou à Gaza. Jamais à eux, et pourtant… Et pourtant il y aurait matière à dire, entre le sort de ces « palestiniens », celui des coptes, ou celui des kurdes. Selon de récents rapports des médias arabes, le sort des » palestiniens » en Syrie est déplorable: le gouvernement retient plus de 456 corps, la plupart étant morts en prison sous la torture.

Pire encore: certains rapports évoquent sans ambiguïté un trafic d’organes (y compris ceux des femmes ou des enfants) mettant en cause une organisation proche du régime syrien. Plus de 1100 « palestiniens » croupissent dans les geôles syriennes, sans qu’il soit possible aux organisations humanitaires de les voir ou d’avoir de quelconques renseignements, même statistiques. Un rapport du indique que depuis le début de la guerre, près de 3420 « palestiniens » (dont 455 femmes) sont morts, et 80.000 ont fui vers l’Europe, 31 000 au Liban, 17 000 en Jordanie, 6 000 en Egypte, 8 000 en Turquie et 1 000 dans la bande de Gaza. Le rapport mentionne également que 190 « Palestiniens » ont succombé à la malnutrition et au manque de soins médicaux, en raisons du siège de leurs camps de réfugiés et leurs villages par l’armée syrienne et les groupes armés. Grâce aux réseaux sociaux, on apprend que 54 mineurs ont été torturés dans les prisons syriennes, mais aussi que près de 80% des « palestiniens » de Syrie ont perdu leur emploi, forçant leurs enfants à quitter l’école et à chercher du travail.

Et pendant ce temps, l’autorité palestinienne détourne le regard, de même que les autres organisations arabes. L’indifférence préside à la tragédie qui se noue au delà du Golan. Le seul espoir, c’est paradoxalement Israël, qui a installé un hôpital militaire non loin de la frontière et soigne ceux qui peuvent arriver jusqu’à lui, de manière discrète, et les initiatives citoyennes en Israël pour des actions humanitaires. Encore une fois, au milieu de l’obscurantisme, Israël est un phare dans la nuit.

 

L’indifférence coupable du monde arabe

La logique protectionniste des pays arabes de la région va loin: si en temps de paix ils ne voulaient pas de ces populations dites « palestiniennes », en temps de guerre non plus, et non seulement ils les laissent se faire massacrer sans bouger, mais en plus il les renvoient quand ils s’échappent ! Ainsi un rapport Human Right Watch dénonce l’attitude jordanienne envers ces réfugiés de guerre, en leur refusant l’entrée sur le territoire mais aussi en les renvoyant dans les zones de conflit, qu’ils soient homme, femme ou enfant… Ainsi le rapport pointe l’expulsion de plus de 100 personnes, ainsi qu’un refus d’entrée sur le territoire. De ce fait, ces réfugiés sont obligés d’utiliser de faux papiers, ce qui leur enlève la possibilité de travailler ou même d’avoir accès aux camps de réfugiés dédiés aux syriens.

Un exemple type est celui de Mahmud Marjan, tué 20 jours après son expulsion vers la zone de guerre en septembre 2012, par des hommes armés ayant fait irruption dans sa maison et qui l’ont enlevé. Son corps a été retrouvé jeté à l’extérieur de sa maison, portant des signes de torture.

Bien qu’elle n’ai pas ratifié la Convention de 1951 sur les réfugiés ni au Protocole de 1967, la Jordanie est toujours tenue par le droit international coutumier de ne pas ramener les réfugiés dans des lieux où leur vie serait menacée.

Dans un article sur le sujet, Al-Jazeera poursuit:

Même les « Palestiniens » de nationalité jordanienne ont eu des difficultés à se réfugier, selon le rapport.

Jihad Hjouj, a été dans un centre de détention pour environ 180 « Palestiniens » dans la ville de Ramtha, dans le nord de la Jordanie, depuis qu’il a fui la Syrie, même s’il avait autrefois la nationalité jordanienne. « On dirait que nous sommes emprisonnés pour le crime de devenir des réfugiés deux fois », a déclaré le Hjouj, qui est incapable de se réunir avec sa famille à Amman.

Le rapport de HRW a documenté l’arrestation de 10 « Palestiniens » dont la citoyenneté jordanienne a été révoquée. Les autorités jordaniennes n’étaient pas disponibles à Al Jazeera pour des commentaires immédiats, mais avant la publication de l’étude, le ministre de l’Intérieur, Hussein Majali, a critiqué le rapport comme « injuste ». « Le rapport ne portait que sur un aspect, mais nous avons accueilli 1,4 million de réfugiés syriens », at-il déclaré lors d’une conférence de presse lundi, ajoutant que le rapport « doit être adressé dans le pays où les réfugiés ont été forcés de fuir en premier lieu ».

Le rapport critiquait également les pays donateurs et les agences d’aide locales et internationales pour ne pas répondre aux préoccupations des réfugiés « palestiniens » fuyant la Syrie.

Bref, le monde arabe se défausse complètement de la tragédie qui se joue à ses portes, allant même jusqu’à renvoyer les réfugiés dans des zones de guerre d’où ils ont peu de chance de revenir. Quand il s’agit d’attaquer Israël, ils sont au créneau. Quand il s’agit de tendre la main à des populations réfugiées, il n’y a plus personne. Deux poids, deux mesures, un seul et même crime. Un jour où l’autre, ils auront à rendre des comptes…

Sources

« Palestinians of syria : A year of killing and torture » (Gatestone Institute)

« A propos de la Judée-Samarie » ( Nations pour Israël)

« La Palestine arabe selon le Plan de Partage de 1947 », (Nations pour Israël)

« Report: Jordan deports palestinians refugees » (Al-Jazeera)

 

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