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La politique, la justice et les médias : une valse à trois temps !


La politique, la justice et les médias : une valse à trois temps !

Il y a des moments où, dans la vie, on s’interroge. On met en perspective les événements, leur synchronisation et puis des interrogations se lèvent. Ainsi, j’avoue humblement être dans l’un de ces moments. En observant les circonvolutions politiques actuelles, je me pose beaucoup de questions. Fillon dans la tourmente, voit les médias s’acharner sur son sort. Auparavant, alors qu’il était considéré comme le leader d’avant les primaires LR, c’est Sarkozy qui en faisait les frais. Ne voyez pas dans mon discours une victimisation des politiques de droite, n’y voyez pas non plus une défense quelconque de leur personne mais il y a un climat pesant qui ne peut, en aucun cas, nous laisser dans un sentiment de salubrité politique, mais également médiatique et judiciaire. Il est étrange de constater que le soufflé des affaires Sarkozy est simultanément retombé au moment de son retrait de la vie politique, comme il est étrange de voir le déferlement qui s’abat sur Fillon quand celui-ci est donné gagnant de la présidentielle. Serions nous en train de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Je n’aurais aucun mal à taper sur Fillon et à me perdre dans la cohorte des indignés de circonstance  si… mais le « SI » fait toute la différence.

En effet, l’exemple Sarkozy et son traitement médiatique et judiciaire selon qu’il soit au-devant de la scène ou dans l’ombre est déjà un premier élément mais, alors que tous s’étonnent, malgré une délectation certaine, sur l’incroyable réactivité du parquet financier qui ouvre une enquête juste quelques heures après la publication d’un article dans un journal satirique, il faut bien avouer que pour des faits aussi graves, sinon plus, émanant d’autres mouvances politiques, on accorde une faible attention, voire balayée d’un revers de main. Je ne suis pas la seule à m’interroger à ce sujet-là. La presse étrangère commence également à se poser des questions. Tandis qu’on s’acharne sur Fillon, Macron ne fait l’objet d’aucune enquête alors même qu’un livre d’investigation (« Dans l’enfer de Bercy ») fait état de malversations au profit de son mouvement politique, de l’utilisation de l’argent public pour le « bien » d’En Marche. En outre et ceci va plus loin car il faudrait être bien naïf pour croire que les plus hautes sphères de l’Etat ne sont pas en soutien d’Emmanuel Macron. Trop de faits montrent, en réalité, que l’Elysée pilote le soutien en arrière-plan. Ainsi on peut rappeler la prestation de Ségolène Royal, il y a quelques jours, au micro de Jean-Jacques Bourdin qui, sans plus de suspense, nous faisait part de son très possible ralliement à l’ex ministre de l’économie ou encore les ralliements de Jouyet, secrétaire général de l’Elysée et bien d’autres ténors proches du pouvoir en place, tout comme on notera également que le parquet financier qui poursuit si ardemment Fillon est directement placé sous l’autorité de l’Etat et ne bénéficie pas de la même indépendance que le reste de la justice.

Dès lors, l’interférence médiatique et judiciaire concernant le candidat LR devient de plus en plus suspecte. On notera qu’une autre affaire est sortie dans le même temps que les deux premières et concernant directement l’Elysée et François Hollande. Ainsi on apprenait que son cher fils, avocat de 32 ans, jouissait des faveurs de la République, sur les deniers de l’Etat, de la résidence de La Lanterne où il organise ses pool party avec ses amis. On apprenait également à ce sujet que « le fils prodigue » et ses amis, si habitués des lieux comme les véritables propriétaires, au point de côtoyer et surtout de connaître l’ensemble du personnel de la résidence. On notera par ailleurs, qu’au-delà de ce comportement quasi-monarchique, ce qui n’est quand même pas banal pour des personnes qui s’affichent républicaines socialistes, un problème subsiste également concernant la sécurité même de la France. En effet, on fait venir à la Lanterne des gens n’ayant aucun statut d’Etat ou triés sur le volet comme il est d’usage, dans un lieu qui, ne l’oublions pas, est également aménagé pour suivre le pouvoir en cas d’événements particuliers, doté d’un dispositif destiné à suppléer celui de l’Elysée en cas de nécessité immédiate. Je n’ai vu aucun média s’émouvoir de ces faits, je n’ai vu personne s’indigner de l’utilisation quasi monarchique des biens de la République. Je n’ai vu personne s’indigner non plus dans la classe médiatique, si féroce voir harcelante avec F. Fillon, comme le fut en d’autres temps avec Sarkozy sur le mélange des genres qui continue allègrement pour booster encore et toujours Macron. Je ne vois aucun tollé médiatique quand il est désormais évident que le candidat Macron est soutenu depuis l’Elysée mais surtout quand l’Elysée aide et soutient avec la puissance de l’Etat son poulain. Le voyage au Liban d’Emmanuel Macron est l’exemple parfait de cette opacité et surtout du mélange des genres. Deux diners de récolte de fonds de campagne auprès de diverses personnalités, de 10 000 à 15 000 euros la soirée par personne, on conviendra que nous sommes dans un surréalisme qui permet toutes les interrogations et investigations médiatiques que je ne vois pas. (rappelons que la barre de donation de fonds privés s’élève à moins de 5 000 euros par personne), et l’utilisation de la puissance de l’Etat (coordination Elysée, Ministère des aff. étrangères et Ambassade sur place), laisse un goût bizarre.

Alors pour en revenir à Fillon, en ce qui me concerne, après l’expérience que nous laisse le « cas Sarko » et l’iniquité de traitement tout autant réservé favorablement à E. Macron comme à Thomas Hollande, si vous me le permettez, je vais de ce pas me raccrocher à un principe plus que bafoué dernièrement par les médias qui ont déjà condamné le « méchant » : la présomption d’innocence. Je n’aurais aucun problème au lynchage que subit actuellement le candidat LR si le même sort médiatique (voire judiciaire car il y a sacrément matière) était réservé aux deux autres protagonistes que j’ai mentionnés précédemment.

Il conviendra aussi d’observer qu’avec de telles dérives d’iniquité et de traitement, on peut s’interroger sur la réelle santé de ce que l’on s’accorde encore à appeler, avec une certaine nostalgie,  la démocratie. Qui peut croire, avec objectivité, que notre société n’a pas sombré dans quelque chose de totalement malsain quand on gave d’infos dirigées les auditeurs/téléspectateurs/lecteurs comme on gave les oies pour Noel !

 

Donna Karmel pour Europe Israel







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  • 3 thoughts on “La politique, la justice et les médias : une valse à trois temps !

    1. gregory

      100% d’accord!
      On gave d’infos dirigées les auditeurs/téléspectateurs/lecteurs comme on gave les oies pour Noel !
      Les socialos islamo gauchistes et fascistes nous prennent pour des kons!
      On nous joue un ressucé de l’affaire Strauss-khan qui à éliminé le juif de l’election présidentielle.
      Dans ces conditions,c’est probablement le FN qui en tirera tout le bénéfice.

    2. andre

      Attention ! satirique, pas « satyrique » ! vous risquez d’etre traine devant la 17eme Chambre Correctionnelle!

    3. Malcolm Ode

      Depuis la fin des années 1960 (Vietnam, Mai 68… ) les informations occidentales sont millimétrées par les services de… renseignements de nos États dits démocratiques, alors que les citoyens n’y sont que du bétail payant ; il suffit de corrompre leurs politiques… avec des pétrodollars.

      En clair, les infos officielles ne sont « absolument » pas fiables : on nous endors avec des incendies, des accidents de la routes, des faits de société excessivement négligeables en regard de l’agression civilisationnelle des extrémistes musulmans à l’échelle de la planète, qui profitent de tous les bienfaits de la démocratie pour y insérer leur sharia.

      Le Dieu d’Abraham, de Jacob, de David et de Jésus ne laissera pas leurs mensonges s’ériger contre Lui. Quel fat émir peut prétendre gagner contre Lui?

      Quel monde laisserons-nous à nos enfants et à nos petits enfants?

      UN MONDE FONDÉ SUR LE MENSONGE?

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