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Israël : L’antisionisme judiciaire une arme redoutable


Israël : L’antisionisme judiciaire une arme redoutable

S’il ne doit rester qu’un seul pays pour garantir aux Juifs le droit à la dignité humaine, ce doit être Israël.

L’antisionisme judiciaire, une arme redoutable qui remet au goût du jour les heures de gloire de l’antisémitisme

En voulant pratiquer à tout prix une justice irréprochable, sans faire de différence, et en faisant abstraction de la haine du monde arabe contre Israël, la Cour suprême israélienne devient la caricature d’elle-même et présente une réalité ubuesque répétant des traitements inhumains et des réflexes passés que l’on pensait à jamais révolus. En voulant exposer une facette équitable par excellence et se montrer trop bons, on diffuse au monde des images que l’on pensait surannées

Leibowitz[1] disait que le plus grand défi moral de l’Etat d’Israël était de ne pas devenir à notre tour des bourreaux, de ne pas faire aux Arabes ce que les Allemands nous ont fait. En filigrane, l’enfant longtemps battu pouvant devenir en s’affranchissant un parent violent, il fallait se montrer particulièrement vigilants, et privilégier la retenue.

Cette doctrine dangereuse pour les Juifs, nous le verrons plus loin, s’est profondément ancrée à l’usure dans les mentalités. Elle a même généré cette approche des concessions en échange de leur conciliation. Et, curieusement, alors que les dirigeants arabes avaient été les complices des Allemands, de connivence avec eux, fait pression sur les Anglais, ourdi des pogroms en Palestine juive, il fallait prouver que nous pouvions désamorcer la haine par l’amour. Pourtant, en dépit de la défaite des forces de l’Axe et de la montée d’une Allemagne plus conciliante au moment même où le leader Husseini[2] échappait au procès des criminels de guerre et que les adeptes de son idéologie n’ont jamais cessé de commettre partout où ils le peuvent les pires atrocités contre les Juifs, de la lapidation de bébés dans les bras de leur mère au mitraillage à l’arme automatique de fidèles en prière en passant par l’exécution de jeunes parents devant leurs enfants, nos intellectuels moralisateurs – du moins ceux qui ont les faveurs des médias – n’en ont jamais démordu.

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  1. a accordé à Israël des victoires qui ont dépassé l’entendement. On s’est sentis forts, on a été grisés par la défaite éclatante de l’ennemi sanguinaire, à commencer par les dirigeants, à un point tel que si quelqu’un émettait encore des réserves quant au côté invraisemblable de l’écrasement des Grecs par les Asmonéens, événement commémoré chaque année à Hanoukka, il lui suffira de reconsidérer le déroulement de la guerre des Six jours pour dissiper le doute de son esprit.

Puis, au lieu d’entonner un cantique, de le louer et de voir dans ce renversement de la menace du grand nombre sur le petit, des criminels sur les innocents, le doigt de Dieu et l’accomplissement des prophéties sur le retour d’Israël en ses frontières et l’affranchissement du joug des nations, on a voulu faire les magnanimes, plaire, jouer les grands seigneurs, pratiquer d’une bien curieuse façon le principe essentiel qui doit faire d’Israël le «phare des nations».

On a donc corrompu le projet initial, en refusant de chérir cette terre si longtemps hors de notre portée, si longtemps interdite. Mais non, très peu pour nous, la terre de «l’an prochain à Jérusalem» devient une marchandise échangeable – des «territoires» tangibles à négocier contre une paix très abstraite – territoires que l’on a bien voulu, pour ne pas trop trahir notre conscience, ne pas faire suivre de qualificatifs comme «occupés» – nous en sommes tout de même originaires – encore plus dégradants que ne l’est déjà cette appellation.

Mais ça ne s’arrête pas là. On joue la carte de l’égalité absolue, on s’extrait du contexte de guerre totale que nous vouent nos ennemis, les plus dangereux au quotidien restant ceux de l’intérieur, ceux qui peuvent entre autres supplices vous foncer dessus à votre arrêt d’autobus. Aujourd’hui, on pérore en voulant montrer à l’ex monde libre encore imbibé de catholicisme, ce que tendre l’autre joue veut dire, comment il faut s’y prendre.

Pourtant, un rapide coup d’œil sur le rouleau biblique des Lamentations révèle en une phrase que cette inclination ne procure aucune gloire, ni n’amadoue, ni ne fait regretter à l’agresseur son agressivité. Tendre l’autre joue est une invitation à se faire rosser davantage : «qui tend sa joue à celui qui le frappe se rassasiera d’opprobre»[3]. Aujourd’hui, donc, les dirigeants veulent montrer que tous sont égaux devant la loi, via un imbroglio de divers systèmes juridiques, souvent résiduels d’empires disparus, et de mises à jour de colmatage, qui constituent la base d’un système de justice très loin des sources du droit biblique hébraïque dont on se réclame pourtant. On croit puiser dans la profonde culture d’Israël, et, puisqu’il faut aimer l’étranger, attachons-nous donc à brimer nos frères, à les molester, expulsons les nôtres pour faire justice à l’ennemi. Le monde entier nous en aimera davantage.   Le prix est lourd, mais qu’est-ce qu’on sera bien vus des goïms! Quelle maîtrise de notre force, quelle retenue malgré notre puissance!

L’effet inverse

Et c’est ainsi qu’un beau soir, l’opinion internationale découvre stupéfaite des images qu’elle pensait à jamais révolues. Et un monde qui cherche à s’amender, à sanctifier le «plus jamais ça», dans un élan de sincérité, en honorant largement la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, en ce dernier  27 janvier[4], découvre sur ses petites écrans, moins d’une semaine plus tard, l’horreur que l’on croyait révolue : coups, blessures, expulsions de familles juives innocentes par un froid glacial de la douce quiétude de leur foyer rassurant.

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Même les propagandistes les plus aguerris manquent de s’étrangler. Débitant sa sempiternelle mélopée du méchant colon juif et du pauvre spolié arabe, le journaliste se met à bafouiller. Interloqué, il manque de s’étrangler en direct. En France, un célèbre employé de la télévision, un certain Pujadas, ne peut s’empêcher de constater l’abject décalage entre son laïus prémâché et les images qu’il doit commenter. Il voit des forces de police s’introduire dans les maisons, en jeter dehors avec brutalité et force cris les habitants, quarante-deux familles paisibles et respectables, dont quelque deux-cents enfants, par une glaciale journée d’hiver. Des familles démunies de tout en un instant, dont la maison et la vie économique, associative, culturelle… s’écroulent du jour au lendemain, n’ayant absolument pas les moyens de se louer un logement décent. Ils ne peuvent pas même accepter avec résignation cette violence du tribunal et de ses exécutants, se  dire qu’ils iront se reloger ailleurs ; les prix de l’habitat, en ville, à Jérusalem, s’élèvent à des millions, sommes qu’ils ne gagneront pas dans toute une vie de travail honnête.

«Heraus, schnell», croit entendre le téléspectateur choqué. Certes, le décalage entre ces  présentes violences et l’association incontournable qu’évoquent ces images dans l’opinion est immense. Ah, si les Allemands avaient seulement jeté les Juifs dans la rue en les laissant partir! Comment peut-on comparer un village juif en errance à des événements indicibles des millions de fois plus graves?

Mais la conscience collective aujourd’hui, s’est conditionnée de sorte que dès que l’on pense antisémitisme, on pense Shoah. Personne en Israël ne souhaite une pareille comparaison, comparaison qui vient s’imposer paradoxalement par la prépondérance qu’occupent les événements indicibles de la deuxième guerre mondiale dans le souvenir. Cette tragédie, ce cauchemar ne doit pas être banalisé, et il convient de toujours s’attacher à ne lui comparer aucun autre  fait, même des plus insupportables pour le  bon sens et la morale.

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La comparaison redoutée ne peut que conduire à deux résultats diamétralement opposés : soit l’on  fait de ces policiers qui n’ont fait  qu’obéir à des ordres des monstres indignes du  genre humain, mais aussi du tribunal et du  gouvernement ;  soit l’indicibilité de la Shoah se banalise à la longue. De l’échec moral absolu d’une humanité qui se voulait éclairée, le génocide devient sémantiquement une notion affaiblie associée à toute conduite plus ou moins déshonorante.

La restriction des connaissances impose cette comparaison

On a tellement peur que les falsificateurs de l’histoire ne parviennent à imposer leur mensonge, lorsqu’ils prétendent que le génocide est une invention des Juifs, que l’on fait tout son possible pour que la vérité persiste triomphe. Les derniers témoins vont bientôt disparaître, et il ne restera pour l’attester que tout ce travail immense de documentation, de rassemblement de récits, de noms, en une besogne opiniâtre et inlassable.

Il y a cependant un sérieux inconvénient. L’une des conséquences de l’investissement inouï en vue de récolter, d’archiver et de mettre à la portée de toutes les consciences le cauchemar irrationnel que fut l’Holocauste, est qu’il serve de référence exclusive dès qu’il est question de condamner des violations des droits de l’homme. Cette association se superpose par un réflexe conditionné à la pensée.

Certes, il ne faut pas oublier ce qui se produisit en Europe. Mais élargissons un peu nos horizons, ne jouons pas la carte de la mémoire courte, de la tragédie exclusive et jamais vue en d’autres temps. La destruction du Temple, et surtout la répression de la révolte de Bar-Kokhba, ont fait des millions de morts. Les Romains, à Bethar notamment, saisissaient les jeunes garçons par les pieds et leur fracassaient la tête sur la roche[5], ne lâchant prise qu’après s’être assurés d’y avoir répandu leur cervelle. Des découvertes archéologiques récentes ont attesté de l’existence de fosses communes, à proximité des vestiges du Temple, où les Juifs étaient massacrés pas centaines, jetés et ensevelis, tous âges confondus. L’empire romain fit disparaître les deux millions de Juifs qui vivaient en Palestine juive pendant les premiers siècles de l’exil d’Édom.

Cette Shoah est occultée, et les négationnistes de l’Unesco sont bien placés pour le savoir puisque ses décrets renient jusqu’au lien entre les Juifs et Jérusalem. Nous ne nous étendrons pas non plus sur les tentatives d’anéantir le peuple juif sous l’Inquisition ou sur les communautés massacrées à l’époque qui suivit de peu celle de Rachi, ni sur les expulsions répétées des Juifs de France, plus de dix au total, qui  s’étendent sur un millénaire et demi, de 533 à 1941 de l’ère vulgaire, sous Philippe Auguste en 1182 par exemple, ou encore en 1394 sous Charles VI. D’aucuns pressentent dans les années 2000 une nouvelle expulsion, bien qu’en l’occurrence elle se produit indirectement.

L’expulsion de Juifs était une malheureuse tradition pendant leur exil, et ce qui choque aujourd’hui le téléspectateur qui n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles, c’est de constater que l’Etat juif ne garantit pas que ses citoyens puissent enfin considérer ces pratiques comme révolues, définitivement rattachées au passé où le Juif semblait apatride.

Naor, Netanyahou et Liebermann y contribuent concrètement

Cette question n’est contournable que par hypocrisie : Qui, encore une fois de trop, a mis en scène des policiers s’introduisant dans des foyers privés, boutant brutalement dans le froid des pères, des mères, des enfants? Attention! Ne dites surtout pas que vous avez cru revoir des kapos, vous risqueriez d’être grièvement accusé d’immoralité. Enoncer une vérité qui dérange peut coûter cher. Le prophète Jérémie, vers la fin de l’époque du Premier Temple, en avait fait les frais, emprisonné parce qu’il en prédisait la destruction. «Comment oses-tu dire que le Temple va être détruit en raison de nos fautes? Quelles fautes? Oiseau de mauvais augure.»

Choqués, sans plus

Cependant, si l’opinion est choquée, elle ne s’en formalisera pas pour autant. Les Juifs n’ont jamais eu droit à la considération des défenseurs des droits de l’homme. La célèbre Licra française prend les antijuifs pour des antiracistes, ce qui a poussé même Finkielkraut à émettre de sérieuses réserves. Rien n’à attendre de ce côté-là. Et les Américains? Parlons-en. Les Américains n’ont pas débarqué en Normandie pour sauver les Juifs. Pire, des documents déclassifiés montrent qu’ils ont refoulé des navires bourrés de réfugiés juifs[6].

Le problème, c’est que le comportement du gouvernement Netanyahou qui n’a pas le choix banalise la haine et normalise les mauvais traitements contre les Juifs. Choqué? C’est vrai au fait, mais pourquoi? Aucun dirigeant d’aucun pays n’a été outré, ni n’a condamné, critiqué, cette répétition de l’un des traitements inhumains que les Juifs subissaient jadis en Europe ou ailleurs. Après tout, si les antisémites n’ont plus besoin de taper sur les Juifs parce qu’il y en a qui s’en chargent, que voulez-vous que l’on fasse? On oublie que sous cape, cette Europe libre n’y est pas complètement pour rien[7]. L’opinion non seulement s’en accommodera bien vite, mais elle trouvera ce fait normal. Les plus antijuifs doivent déjà bien rire : «Eh, regardez! On n’a plus besoin de taper sur les Juifs, ils s’en chargent!»

Un documentaire de la télévision israélienne sur les Juifs de Tunisie pendant les heures noires de la deuxième guerre mondiale démonte l’un des principaux clichés solidement incrustés dans les consciences mais inappropriés. Le journaliste n’y coupe pas. Interrogeant un homme âgé qui avait vécu en Tunisie, où plus de cent personnes, surtout parmi les hommes réquisitionnés pour le travail obligatoire, ont été tuées par les nazis, il l’interroge : «Donc, vous avez été vous aussi victimes de crime contre l’humanité?» On est tellement rodés par cette pensée rabâchée que la réponse du vieil homme semble avoir à première vue quelque chose de risible. «Vous n’y êtes pas. C’est un crime de l’humanité contre les Juifs.»

Leibowitz avait donc tort. Cette extériorisation de tous les mauvais traitements subis par les Juifs des centaines d’années durant, doit servir de signal d’alarme au pays d’Israël, afin qu’il ne fasse pas subir aux Juifs ce que l’Allemagne leur a fait subir, ainsi que, par extension, bien d’autres nations. Et nous n’avons pas parlé de l’expulsion de tous les Juifs manu militari en 1948, partout où l’occupant jordanien n’a pu être délogé, surtout à Jérusalem.

© Yéochoua Sultan pour Europe Israël

[1]  L’intellectuel israélien Yeshayahou Leibowitz, très médiatisé, disparu à la fin du siècle dernier, se pose en philosophe et moraliste. Il défend que si les Juifs en exil n’ont pas fait preuve de l’usage de la force, c’était en raison d’un motif non pas dû à sa haute moralité mais purement circonstanciel.

[2] Voir le Chasseur et le rabatteur.

[3] Lamentations IV, 30.

[4]  La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’HolocausteInternational Holocaust Remembrance Day est une journée du souvenir de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité instituée à initiative des ministres de l’Éducation des États membres du Conseil de l’Europe en octobre 2002 et suivie par l’Organisation des Nations unies. Par une résolution intitulée « Mémoire de l’Holocauste » adoptée le 1er novembre 20051, l’Assemblée générale a décidé que les Nations unies la célèbreraient chaque année, le 27 janvier, à la date d’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz2. Sur Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_d%C3%A9di%C3%A9e_%C3%A0_la_m%C3%A9moire_des_victimes_de_l’Holocauste

[5]  http://www.israel-flash.com/2013/07/deuil-national-et-jeune-du-9-av/#axzz2Z2htj7Xg

[6] http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/01/31/il-y-a-75-ans-les-etats-unis-renvoyaient-254-migrants-vers-la-mort-dans-les-camps-nazis_5072398_4832693.html. Bien sûr, le monde exploite ces informations à des fins pernicieuses, en comparant l’incomparable.

[7] Nous le traiterons plus en profondeur par la suite, bn.







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  • 13 thoughts on “Israël : L’antisionisme judiciaire une arme redoutable

    1. MK

      J’ai été élevée dans un milieu Juif et laïc. C’est à dire qu’à la maison on faisait les Fêtes, on allait écouter les cours du Rabbin, j’allais en vacances dans des Centres Juifs, mais je suis allée à l’Ecole Laïque et j’avais également tous un tas d’amis non-Juifs avec lesquels je m’entendais très bien.
      La majorité des Juifs que j’ai connus, étaient des Juifs qui avaient fui l’Autriche, l’Allemagne pour ne pas être déportés ou des Juifs qui avaient été déportés.
      Ces gens étaient des Menchs ! D’une droiture et d’une respectabilité de leurs prochains, toujours prêts à aider leur prochain Juif ou pas d’ailleurs.
      Puis sont venus les Juifs Nord-Africains en 1967 (Maroc) que nous avons grandement aidés.
      C’était ça le Milieu Juif et la FRANCE avant.
      Il y a une dizaine d’années, à la mort de mon Père, l’un des Juifs ce cette communauté qui a bien changé aujourd’hui, est venu me voir et m’a demandé de lui prêter de l’argent pour 1 an.
      Nous avons fait des papiers entre nous et il m’a signé un chèque en son nom propre d’un montant de 100 000 € correspondant au montant que je lui ai prêté.
      J’étais toujours prête à aider mon prochain et pensais que j’étais couverte par la reconnaissance de dette et le chèque.
      Bien sûr, au bout de quelques mois il n’a plus payé. Je lui ai donc envoyé un courrier en R.A. pour lui demander de créditer son compte car j’allais mettre son chèque à la banque.
      Pas de réponse, j’ai mis le chèque en banque, et bien sûr il était en bois !
      Il m’a ensuite attaquée en Justice pour me réclamer 12 000 € de dédommagement car je l’avais mis interdit bancaire.
      Il a perdu. Il est allé au JEX et a perdu. Il est allé en appel et il a perdu. Il est allé en cassation et il a perdu.
      Sauf qu’il s’est rendu insolvable et la Justice n’a réussi à lui prendre que 200 € par mois pour me rembourser.
      Du jour au lendemain, je me suis trouvée éjectée de la Communauté en ce sens que personne ne voulait me croire. C’était un généreux donateur de la Communauté (avec mon argent et celui d’autres qu’il a escroqués), le choix de la Communauté a été clair. On ne veut pas entendre parler de cette histoire, on préfère jouer l’autruche, car il continue à nous verser de gros dons (en échange de quoi d’ailleurs le Président de la Communauté lui fait des gros CERFA dont il récupère 75 % aux impôts).
      Pourquoi je vous dis cela ? C’est que j’ai vu un autre côté des Juifs. Le Judaïsme pour eux ? Un moyen de se faire leur petit business entre eux. Ils veulent bien donner des cours, mais surtout pas appliquer concrètement la Thora ! La Tsédaka ? Ne connaissent pas, ou seulement à condition qu’on leur fasse un CERFA en contrepartie.
      Le Président m’a interdit l’entrée du Comité !
      Seul un ancien a pris ma défense.!
      Au jour d’aujourd’hui, cet escroc est toujours dans la Communauté, je n’ai toujours pas récupéré mon argent et il continuera à sévir. Mais bon, il continue à faire de gros dons et le Président lui a fait un papier de Généreux Donateur de la Communauté !
      Et pourtant eux sont des Juifs qui se disent Religieux !
      Alors les raisons pour des Juifs virent d’autres Juifs comme à ARMONA cela m’attriste, mais ne me choque plus dans la mesure où j’ai vu moi-même comment des Juifs peuvent se comporter vis à vis de leur prochain !
      Avant je pensais cela impossible, maintenant je me dis que quand il y a des intérêts personnels, un Juif peut tout à fait se comporter comme le pire des Hommes vis à vis de son prochain Juif.
      J’espère en tous cas, ne jamais devenir comme ces mauvais Juifs !

    2. LeClairvoyant

      Le pouvoir judiciaire en Israël comme aux USA parfois s’apparente à la dictature.
      Quand ont veux être plus royalistes que le roi, on fait comme les juges on fait a Armona. il fallait échanger quelque mètres carrés de terrain avant de faire une grosse injustice aux gens pour réparer une petite injustice faite au propriétaire du terrain, qui était réparable.

    3. Pinhas

      @MK .
      Je viens de te lire et je suis comme toi en colère contre cet escroc qui t’a manipulé et profité de ton bon cœur et de ton esprit sain .
      Ce que tu as fait , tu l’as fait de bon cœur et c’est cela qui est et que personne ne peut te retirer .
      Oui , comme dans toutes les communautés il existe des manipulateurs , des escrocs mais aussi , tout comme toi des cœurs purs et droits qui ne pensent pas une seconde que l’un des leurs puisse mal agir .

      L’Éternel est avec les cœurs et les esprits sincères .

      Ceux qui se servent de la communauté pour bien se faire voir et recevoir des courbettes et des offrandes sont ceux qui sont pourris de l’intérieur .

      Celui-ci à jeté des appâts ( ses oboles ) afin de mettre en confiance les gentils .

      Ceux qui se mettent en avant par leurs dons et s’en servent pour manipuler les fidèles ne sont pas dignes car ils trahissent l’Eternel par leurs actes empoisonnés et l’Eternel n’oublie personne …..

      Chacun fait comme il veut mais je te conseille de changer de lieu communautaire , de synagogue afin d’éviter de croiser ce mauvais sujet .

      Sinon , si tu veux ,fait comme moi , prie quand tu veux , où tu veux ( chez toi , dans ta voiture , quand tu te promènes .

      .

    4. fabritz

      Cher MK , votre cas est loin d’etre isole quand il ne devient pas systematique. Je vis a Rio depuis plus de 20 ans deja et apres Paris, j’ai decouvert le paradis. Je visite les prisons depuis plus de 15 ans par passion d’aider et parce que je suis juif avant tout. Je rend le bien qu’on me fait avec le meilleur que je peux faire. L’annee derniere nous avions recu 15 detenus ‘etrangers’ , ceux que j’assiste en priorite et durant le Yom Kipour je me suis rendu a la synagogue pour y prier, sachant ce que je fais et qui je suis, le rabbin m’a invite a participer aux prieres et je lui en etais reconnaissant, ensouite il m’a demande s’il y avait des juifs en prison, je lui ai repondu que oui .. Ils etaient au nombre de 5 et je m’en occupais comme les 10 autres.Il m’a regarde et dit textuellement , bof, les autres ne nous interessent pas ..Je vais vous remettre une certaine somme pour les 5 juifs et ce sera bien. Imaginez sa surprise quand je lui ai repondu que tous etaient juifs en cellule et que si vous aidez seulement les juifs cela porte un nom, le racisme. Et bien, je suis reparti humilie de savoir qu’un rabbbin ose en 2016 faire la difference entre les humains..Je suis retourne aupres de mes detenus etrangers avec qui on a partage ce rien qui nous a rendu plus solidaires.
      Moralite, tous les juifs ne sont pas aussi bons qu’ils le pretendent. L’ont-ils jamais ete?J’en doute a la lecture des temoignages du siecle dernier.Helas !

    5. Circonstances exténuantes

      Vos deux histoires sont différentes. Dans la première, il s’agit tout simplement d’une escroquerie. Dans la seconde, il n’y a pas de mal à ce que l’on se soucie d’abord de ses frères. Il est facile d’agiter le spectre du racisme.
      L’Etat d’Israël a quand même quelques côtés glorieux qu’on ne peut pas lui enlever. Il a acceuilli et sauver des Juifs du monde entier en leur accordant le droit au retour. Certains ont trouvé ça raciste. Pareil pour l’alya des Juifs d’Ethiopie. N’y a-t-il que les Juifs qui souffrent là-bas, disaient les casseurs de bonne volonté. Un certain politicien du parti travailliste en Israël voulait faire annuler la loi du retour, se sentant au-dessus du racisme.
      Se soucier de prisionniers juifs, pour leur apporter de la nourriture cachère, ou un taleth et des téfilin, est-ce criticable?
      Pour en revenir à l’article de ce lien, l’application des juges à faire jeter dehors des familles juives de leur foyer relève aussi de la prétention de surtout ne pas passer pour racistes.

    6. Elia

      MK,
      Il y a beaucoup de juifs qui sont comme ça, mais, il y a aussi le « yom kippour » où ils vont à la synagogue pour demander pardon, ils prient toute la journée en étant à jeün, ensuite, je crois qu’ils se sentent lavés des conneries qu’ils ont pu faire.
      Dans votre cas il aurait pu penser que « dieu vous rendra ce qu’il vous doit ».
      C’est ça l’esprit de certains juifs, bien sur pas tous, loin de là.
      C’est pourquoi je pense que la religion est une manipulation de l’esprit, et bien que je sois élevé dans ce milieu, je m’en tiens à l’écart des religieux.

      Revenant au sujet de l’article, concernant cette cour suprême, je pense qu’il faut la démanteler avec les juges dedans, elle a fait suffisamment de dégâts au pays, et continue à le faire. Si on la laisse faire, elle va finir par démanteler le pays. Ca devient urgent pour le gvmt de trouver une solution pour stopper sa nuisance.

    7. Pinhas

      Le yom kippour ne sert pas à nous laver de nos pêcher ( ce serait top facile ) .
      Ceux qui attendent ce jour pour prendre leur douche spirituelle sont dans l’erreur .
      Yom kippour est le jour où l’on peut demander à l’Eternel de bien vouloir pardonner ceux qui ont pêché envers nous et envers d’autres .

      Ne pas confondre avec le ramadan qui lui permet de demander le pardon et de remettre les compteurs à zéro .

      Pour finir , encore une fois , des escrocs et des mauvais il y en a partout et cela n’a rien à voir avec la religion .

    8. trender

      Tout cela m’amène a une conclusion : plutôt que de faire des élections, pour élire des politiciens , ce qui génère des frais importants , il semble desormais nécessaire de mettre tous ces gens a la retraite et de ne maintenir qu’un seul vote : celui de la « Cour suprême » et ses juges !! puisqu’au final ce sont eux qui dirigent desormais le pays…. sans tenir compte, des aspirations profondes de la majorité….

      Lénine avait raison : « je peux détruire les démocraties car elles ont le ventre mou »…quand la lâcheté collaborent avec un seul but , celui de durer en politique pour accumuler « un maximum d’avantages » comme viennent de le révéler les journaux concernant leurs avantages sans fin

    9. fabritz

      Circonstances extenuantes… Il n’existe pas de nourriture cacher en dehors de vos suggestions et encore mojns de taleths ou de tefiliins pour eviter la stigmatisation religieuse, c’est ce que je recommande a toutes et tous pour leur securite depuis que, parlant un arabe courant, je prete l’oreille aux musulmans que je signale pour surveiller leurs frequentations et les visites dominicales. Les prisons bresiliennes sont devenues des ecoles coraniques en moins de 5 ans. Apres avoir fait part de mes inquietudes a ce meme rabbin, il a leve les yeux en l’air et devant cette reaction, je me suis leve aussi mais il ne m’y reprendra plus.

    10. MK

      Je remercie chaudement ceux qui m’ont apporté leur soutien, par quelques mots de réconfort.
      Ces mots-là, à part mon Mari, une amie et cet Ancien qui m’a défendue, je n’en ai entendu aucun de la part de cette Communauté. Et c’est je crois ce qui m’a fait le plus mal, en plus d’avoir à me battre en Justice contre un autre Juif.

      Pour en revenir à l’article ci-dessus cité, j’ai raconté mon histoire car j’y vois de la part de ce pouvoir Judiciaire, de Naor, Nétanyahou et Liebermann la même lâcheté vis à vis des Juifs d’ARMONA que cette lâcheté que j’ai vu dans cette Communauté, bien plus apte à faire payer et à sacrifier son prochain Juif, plutôt que de prendre les décisions Juste et risquer de ce fait de perdre quelques avantages.

      Pour moi, ce comportement de lâcheté, n’est pas Juif !

    11. Soliloque

      comment démanteler cette cour suprême si elle se trouve au-dessus des lois de la Knesset?
      comment la Knesset peut-elle produire une loi qui serait au-dessus de ce que peut juger la Cour Suprême?
      Cela me paraît insoluble ou alors le gouvernement est de mèche; c’est le serpent qui se mord la queue
      cela dit, je trouve cet article extrêmement intéressant et je dis un grand merci à l’auteur, qui devrait l’envoyer en hébreu à Netanyaou parce que celui-ci s’occupe beaucoup de politique étrangère, ce qui est une bonne chose mais délaisse beaucoup ses propres citoyens dans tous les domaines

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