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Crime contre l’humanité : Macron s’assoit sur le droit international en Algérie


Crime contre l’humanité : Macron s’assoit sur le droit international en Algérie

En visite en Algérie, Emmanuel Macron a déclaré que « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ». Il considère la France, état nation et par extension chaque français, comme responsable d’au moins un crime contre l’humanité.

Et voilà donc embarqués dans une affaire criminelle la sympathique et très jolie madame Martin boulangère à Vierzon au début du siècle dernier, le sévère mais juste instituteur de Carnac, les ch’tis mineurs du nord ou encore les nudistes de Saint Tropez dont le grand chef est plus connu sous le patronyme de Dédé la frisette, nom de code hérité de la résistance. Car c’est pour sûr, contrairement à certains, les français, particulièrement de base, sont responsables donc coupables de tous les crimes éventuels lié à la (re)colonisation. Si c’est Emmanuel Macron qui le dit, c’est forcément vrai !

Faites entrer les français accusés !

Avec un tel raisonnement pour penser printemps, l’accusation peux ainsi s’étendre sans fin. Et pourquoi pas à tous nos ministres de l’éducation ou de la santé consécutifs ? Eux aussi sont français après tout. Tant qu’à marcher sur les eaux, pourquoi ne pas considérer que derrière chaque haut fonctionnaire se cache le visage de la laide passion criminelle. Et puisque que l’on en est là et comme les flots ont l’air de s’ouvrir, Fantômas, Jeanne d’Arc, le gendarme de Saint Tropez, Bibi fricotin et Martine chez les arabes, tous coupables !

Voilà ce qu’il faut comprendre en substance des propos d’Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République. Bien évidemment, les commentateurs sont entrés joyeusement dans son jeu en opposant finalement une dialectique à une autre. Sauf que dans le monde réel des grandes personnes ayant mué, Emmanuel Macron aurait parfaitement tort au regard de la loi. Car dans le monde des grandes personnes, ce n’est pas la dialectique collégiale mais le droit qui l’emporte.

A reality land, le droit n’y est pas la morale et la morale n’y est pas le droit.

La faute juridique du patron d’En Marche est non seulement majeure mais sans précédent. Jamais auparavant aucun candidat à la présidentielle ne s’était rendu responsable d’un tel manquement au droit et aux instances internationales.

En effet, la Cour Pénale Internationale est la mieux habilitée à prononcer un verdict pour qualifier des actes en crimes contre l’humanité. Au 23 février 2017, date de cet article, aucune demande n’a été enregistrée pour qualifier des actes commis lors de la colonisation en ces termes.

Comme le rappelle la page Wikipédia destinée aux Crimes contre l’humanité : en dépit de la ratification par la France du Statut de Rome de la Cour pénale internationale le 9 juin 2000, aucune loi n’a à ce jour été votée par le Parlement français qui permettrait d’instaurer la compétence universelle des juridictions françaises pour connaître des crimes relevant de la compétence de la Cour : le génocide, le crime de guerre et le crime contre l’humanité.

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Ainsi au regard du droit, le sieur Emmanuel n’est manifestement pas légitime à qualifier les événements comme il le fait. D’ailleurs, il démontre là sa parfaite ignorance du monde de la justice. Jamais le magistrat de la CPI n’a rendu un jugement signifiant à toute une nation sa culpabilité dans des crimes contre l’humanité.

La cour entend des individus présumés coupables d’un certain nombre d’actes condamnés, non pas par la morale, mais par le droit. Ils ont à en répondre avant une éventuelle sentence, celle du droit.

Ainsi, la mission de ces hommes et de ces femmes est de trouver et déterminer quelle est la responsabilité de chacun. Le temps de l’investigation est long, précis, minutieux soit à l’opposé total d’un ex banquier délirant, sous le soleil, des propos incohérents prononcés à la va vite.

Le droit ? A Wall Street, on s’en fiche !

Mais au-delà de cette affaire, le plus important est la constance consternante du candidat à évoluer en eaux troubles à contre-courant total de la moindre vision juridique. C’est simple, le droit il n’en n’a pas idée. Pourquoi faire après tout puisque saint Emmanuel priez pour nous est le nouveau détenteur des tables de la loi. Il est à la fois tribunal, avocats, juge, droit et jurisprudence comme il l’a démontré en Algérie.

Alors que la modernisation de la justice devrait se trouver être le centre intellectuel du débat présidentiel, elle est totalement éclipsée en conscience par les apôtres d’Emmanuel. Rien à faire de la grève des greffiers, du manque de moyens, du nombre insuffisant de magistrats ou de leur formation inadaptée en temps de guerre. Un seul mot à retenir : #PénélopeGate ! Tagada tagada voilà les gentils, tagada tagada voilà les méchants, parole de scout.

La France Metropolis est celle des banquiers.

Dans cet univers impitoyable, le droit leur est soumis.  C’est un instrument comme un autre pour augmenter leur seul profit et tant qu’à faire limiter – dans la langue banque on dit encadrer, entourer, explorer le champ des possibles notamment –  un maximum les pouvoirs du peuple. Autant commencer cette action criminelle le plus tôt possible. Et en l’occurrence quoi de mieux que de rendre les français massivement coupables d’un crime que certains ont bien voulu commettre au nom – non pas du peuple ou de la nation – mais bien pour celui des multiples petits Macron de l’époque. Tiens donc !

Et après ?

Une association de Pieds-Noirs va déposer plainte contre Emmanuel Macron. Maître Gilles-William Goldnadel sera leur conseil dans cette affaire. Il est fort probable que si cette plainte est qualifiée elle n’ira jamais aussi vite que celle à l’encontre de François Fillon. Manque de moyen oblige ! Pourvu alors que rien ne change, n’est-ce pas monsieur Macron ?

Sébastien COLIN pour Europe Israël News. 

Photo parodique





Chroniqueur Europe Israël News



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  • 2 thoughts on “Crime contre l’humanité : Macron s’assoit sur le droit international en Algérie

    1. Tizi Aviv Tel Ouzou

      A ce train là, plus de la moitié de l’humanité va devoir se présenter devant le TPI.

      La seule faute que la France ait commis c’est de ne pas avoir inventé ou mis sur le marché la pilule du lendemain dès 1977. Un coup de chasse d’eau et hop !

    2. Slam

      Emmanuel makroud celui qui invente le passé et laisse l’avenir derrière lui. Doit pas sucer que des glaçons le type. Il devrait se faire adopter par boureflika. Les algériens l’aiment bien.

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