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Affaire Théo : pour l’IGPN, « l’interpellation était légitime »


Affaire Théo : pour l’IGPN, « l’interpellation était légitime »

La police des polices cherche toujours à comprendre comment l’intervention de la BST a pu causer une telle « blessure anale » à Théo.

« L’interpellation était légitime, l’usage de la force était légitime, seules les conséquences de l’intervention – blessure anale – sont disproportionnées sans qu’on soit en mesure de déterminer les responsabilités, à ce stade. » Les premières conclusions de l’enquête de la police des polices sur l’intervention de quatre gardiens de la paix pour interpeller Théo L., 21 ans, le 2 février à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois confirment les premières informations du Point. Nous révélions, compte rendu de la vidéosurveillance à l’appui, que les policiers n’avaient pas pris l’initiative de « frapper » Théo, mais que celui-ci s’était bien opposé par la force à l’interpellation d’un individu suspecté par la BST (brigade spécialisée de terrain) d’être partie prenante d’un trafic de stupéfiants alors que Théo lui-même n’était pas concerné par cette affaire.

Le Point.fr a pu par ailleurs consulter l’ensemble des rapports d’intervention en date du 2 février des policiers aujourd’hui mis en examen. À quelques détails près, leur version est corroborée par les images de la vidéosurveillance. Dans ces images, on voit près de 3 minutes de combat entre Théo et un policier, une sorte de corps-à-corps qui se termine à l’avantage du gardien de la paix. Aucune image ne laisse deviner que la victime reçoit alors une blessure anale.

Place aux médecins légistes

Les investigations de l’IGPN ne sont pas pour autant terminées. « Il nous reste à entendre des experts sur les techniques d’intervention, notamment sur l’usage de la matraque en intervention, sur son cadre légal et sur sa doctrine d’emploi », laisse-t-on entendre à la police des polices. Rappelons que 42 % des enquêtes de l’IGPN portent sur des gardiens de la paix et des brigadiers. Et que 60 % de celles-ci concernent des interpellations ou des contrôles d’identité. In fine, 26 % de ces enquêtes sont classées sans suite par la justice.

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Maître Daniel Merchat, l’avocat d’un des policiers mis en examen, avait pressenti l’emballement médiatique : « C’était compréhensible. L’opinion était dans l’émotion de l’annonce d’un viol. Or, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. Il va désormais y avoir une bataille d’experts : entre médecins légistes, d’une part, pour décrire exactement la lésion dont souffre le jeune homme et dire comment elle a pu être provoquée et entre balisticiens, d’autre part, pour connaître les effets exacts d’une matraque. »

Contacté par téléphone, Éric Dupond-Moretti, le conseil de Théo, n’a pas répondu pour l’heure à nos messages. Il est à l’étranger.

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  • 10 thoughts on “Affaire Théo : pour l’IGPN, « l’interpellation était légitime »

    1. Armand Maruani

      Si vous avez tort prenez Dupont Moretti le magicien des prétoires .

      Une simple faille il va l’exploiter jusqu’à la corde pour faire oublier toutes les charges du criminel .

      A cela vous rajouter une dose de comédien hors pair et vous obtenez une justice digne du Barnum Circus .

    2. LeClairvoyant

      On sent bien, que dans cette affaire il y a encore des choses pas claires coté police et du cote « Théo » que dans la bagarre a pris le guidon d’une moto ou d’une bicyclette, là, sans faire exprès. Mais le plus suspect ou surprenant, c’est que le président de la république, que personne a vu auprès des morts et des blessés du 14 Juillet de Nice ou du Bataclan à Paris, il soit au chevet de « Théo. ».

    3. alauda

      Pas grand chose de neuf, en somme, dans cet article. Il reste toujours à déterminer si les conséquences disproportionnées de l’intervention résultaient d’un usage proportionné de la force ou non.

      Mais surtout, au delà de cette bataille d’experts, il reste à persuader la foule que la justice ne se pratique pas dans la rue. La séquence « émotion » étant en train de contaminer les lycées, avec le soutien actif de l’extrême gauche, cette bataille rhétorique est loin d’être gagnée.

      Il y en a parmi ces extrémistes qui en remettent une grosse couche. Une coupure de presse de Libé, déterrée des archives des années 1970, circule pour continuer à bien exciter les incendiaires de poubelles. Lamentable !

    4. Circonstances exténuantes

      La blessure postérieure peut être antérieure à la baston. On ne connaît pas les pratiques privées du suspect. Sans vouloir défendre les compagnies d’assurances dont beaucoup sont des associations de malfaiteurs, il arrive que des assurés voulant toucher le gros lot mettent sur le compte d’un sinistre couvert des antécédents non couverts.

    5. alauda

      La poignée de main diplomatique n’a pas évité le show pendant 20 jours des cas sai sai trop heureux de jouer le lamento des cassos mal aimés, martyrisés comme ils disent par le contrôle au faciès, rameutant au passage quelques vrais casseurs qui ne sont pas privés de caillasser des vitrines.
      Pendant ce temps-là on ne parle du temps qu’il fait à l’équateur.

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