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Israël : Tsahal est paré à la guerre cybernétique contre un ennemi virtuel qui agit aux quatre coins du monde


Israël : Tsahal est paré à la guerre cybernétique contre un ennemi virtuel qui agit aux quatre coins du monde

L’armée israélienne est depuis quelques années à la pointe du combat numérique.

Israël est entré dans un nouveau type de bataille: la guerre cybernétique. Il s’y est préparé depuis de nombreuses années. Tsahal nous avait exposé ses projets à l’occasion d’une visite exclusive dans le nœud stratégique de l’armée, le quartier général des «généraux plasma», expression inventée par les combattants sur le terrain pour se distinguer de ceux qui font la guerre derrière leur écran informatique. Ce contact nous avait alors laissés sceptiques tant la matière paraissait surnaturelle, dans une sorte de guerre des étoiles nouvelle version. Entrer dans le saint des Saints était déjà une gageure.

S’il ne néglige pas la guerre conventionnelle en créant de nouveaux régiments pour s’opposer aux miliciens du Hezbollah terrés dans les tunnels du sud-Liban, Tsahal a engagé la cyberguerre contre un ennemi virtuel qui agit aux quatre coins du monde. Une véritable révolution interne a été enclenchée pour créer les soldats de demain, les cybers soldats qui appartiennent à l’unité célèbre 8200 de l’Armée de défense d’Israël. Ils sont responsables du renseignement d’origine électromagnétique et du décryptage de codes.

Pas des hackers

Les jeunes officiers de 8200, ne dépassant pas la trentaine, n’appartiennent pas aux renseignements proprement dits parce qu’ils ne sont ni espions et ni analystes. Ils ont appris à détecter les points faibles de l’ennemi, sans jamais l’avoir vraiment côtoyé. Le cyber espace devient leur nouveau champ de bataille puisqu’ils sont capables de lancer, depuis leur bureau, un «missile» vers une cible donnée. Les meilleurs éléments sont incorporés, souvent après avoir été repérés dès le lycée par des officiers experts en recrutement qui sillonnent le pays pour détecter les «génies» en tous genres.

Ils s’offusquent lorsqu’on les traite de pirates informatiques ou de hackers parce qu’ils s’estiment en mission commandée pour exploiter au mieux les technologies nouvelles au bénéfice de leur pays. Leur rôle est de fortifier la cyberdéfense de l’armée, grâce à des technologies de pointe, pour contrecarrer les menaces de pirates agissant depuis l’étranger.

Nous avons été briefés par les généraux de la division Lotem-C4i (Command, Control, Communications, Computers, Intelligence-renseignement militaire), chargée de la cyberdéfense et composée des plus grands experts de l’armée et du monde universitaire. Ces soldats viennent de tous les domaines: ingénierie, mathématiques et technologies de l’information. Ils sont capables de sélectionner une cible ou des dizaines, d’identifier l’ennemi en temps réel et de le viser sur le plan militaire au bon moment. C’est eux qui ont aussi mis au point un nouveau système capable de détecter les tunnels de terroristes le long de la frontière avec Gaza, grâce à des capteurs et des appareils de détection.

Protéger les systèmes

La division Lotem innove en permanence en utilisant les techniques de Google Glass, ou dispositif de réalité augmentée, pour détecter les caractéristiques physiques des objets sur le terrain. Cette technologie est à présent utilisée sur le champ de bataille pour limiter les accidents corporels.

Mais l’armée israélienne s’inquiète des menaces de piratage et de terrorisme virtuel. La cyberguerre est une guerre calme et discrète, sans chars ni avions, avec une impossibilité de déterminer l’origine de l’attaque à haut niveau de sophistication. L’impact d’internet sur la situation au Moyen-Orient est tel à présent que l’armée de l’air a décidé de jouer un nouveau rôle sur le web en coopérant avec les divisions de défense informatique de Tsahal.

 De nombreuses attaques ont déjà eu lieu dans le monde. La plus célèbre a touché en 2007 l’Estonie durant laquelle tout le service internet a été perturbé et piraté. Depuis lors, l’armée de l’air a reçu mission de protéger les systèmes. Le général de Division Amos Yadlin, qui avait servi en tant que chef des Renseignements et qui avait déjà mis en place les bases de la lutte contre les menaces cybernétiques, est convaincu que l’enjeu d’internet ne peut plus être ignoré.

Nouvelle dimension

L’histoire est chargée d’exemples d’attaques cybernétiques. Le virus Stuxnet, attribué à Israël, a bloqué et même détruit les centrifugeuses iraniennes. Les ordinateurs de Lockheed Martin ont été piratés. Enfin, un pirate saoudien avait récupéré des informations bancaires confidentielles de citoyens israéliens. Des milliards d’informations sont publiées sur internet, certaines confidentielles. Et comme des millions d’ordinateurs sont reliés entre eux, une attaque sur un système se diffuse sur la totalité du réseau connecté. On songe donc aux dégâts que peut causer une pénétration du système informatique de la tour de contrôle d’un aéroport, générant des accidents avec de nombreuses victimes.

C’est pourquoi, en Israël, le monde cybernétique a pris une dimension militaire. Les événements des révolutions arabes et les attentats du 11 septembre 2001 n’auraient pas pu avoir lieu sans internet. Tous les pays l’ont compris et se sont donc mobilisés à différents degrés, chacun à sa façon. Les Chinois ont imposé une cyber-formation au sein de leurs armée. Le Pentagone a créé un commandement spécial pour la sécurité internet. Tsahal n’a divulgué qu’une partie des mesures qu’il a prises. Cependant le fait que les décisions soient prises à présent à très haut niveau démontre que la préoccupation des militaires est grande. Les Israéliens sont entrés dans la nouvelle dimension et ont décidé d’intégrer cette nouvelle arme dans leurs missions.

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L’inquiétude des dirigeants israéliens s’explique parce que la défense de Tsahal repose en grande partie sur les systèmes informatiques, aussi bien au jour le jour qu’en période de crise ou d’opérations exceptionnelles. La division C4i est le centre de commandement et de contrôle qui est la force motrice pour guider les opérations au sol. Dans le cadre des opérations militaires, les blindés et les fantassins se déplacent selon les instructions transmises par les officiers derrière leurs écrans, qui ont une vue complète du champ de bataille. Les initiatives personnelles n’ont plus cours. C’est pourquoi le général commandant C4i est convaincu que l’armée ferait face à de sérieuses difficultés en cas de système en panne.

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  • 3 thoughts on “Israël : Tsahal est paré à la guerre cybernétique contre un ennemi virtuel qui agit aux quatre coins du monde

    1. Salmon

      regardez la vidéo des émires d’ arabie saoudite qui cassent des instruments de musique , en fait ce sont les nouveaux Jimmy hendricks, sans musique

      qu’est ce qu’ils sont CONS , c’est risibles et les djihadistes ne s’en rendent meme pas compte

      qu’ILS SONT CONS, MAIS QU’ILS SONT CONS !

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