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Faut-il se réjouir de la nomination de David Friedman au poste d’ambassadeur des États-Unis en Israël ?


Faut-il se réjouir de la nomination de David Friedman au poste d’ambassadeur des États-Unis en Israël ?

CHRONIQUE

« Personne n’est plus pro-Israël que moi. Nous devons protéger Israël » Donald Trump

En campagne, Donald Trump a affirmé à Netanyahou qu’il reconnaitrait « Jérusalem comme la capitale indivisible de l’État d’Israël » et que l’ambassade, actuellement installée à Tel-Aviv, déménagerait à Jérusalem. On sait qu’une loi américaine de 1995 l’y autorise et que, pour des raisons de sécurité, aucun président ne s’est prévalu de cette loi. Mais on a maintenant la quasi certitude que Trump tiendra sa promesse. Deux preuves évidentes :

Premièrement, il s’est déjà intéressé à l’emplacement de l’ambassade, et c’est le maire de Jérusalem, Nir Barkat, qui a trouvé la solution la plus simple: il a expliqué qu’« un énorme consulat a été construit dans le quartier d’Amona » en gardant à l’esprit qu’il serait converti  un jour en ambassade. Donc, comme il le dit si bien, il ne reste plus qu’à « changer l’enseigne qui est sur la porte ».

Deuxièmement, jeudi 15 décembre, Trump a choisi  David Friedman, son ami  de longue date,  au poste si convoité d’ambassadeur de la plus grande puissance mondiale.

Comme il fallait s’y attendre, dans les capitales européennes et chez les Juifs de gauche, qu’ils soient israéliens ou américains,  cette nomination est très mal vue car elle marque un vrai tournant dans la position des États-Unis au Moyen-Orient, qui plus est  une position à l’avantage d’Israël. Le président Obama, qui tout au cours de son mandat a tenté de nuire à l’État juif et qui est particulièrement frustré de n’avoir pas vu sa protégée lui succéder et poursuivre son œuvre de dénigrement de l’État juif, déplore évidemment cette nomination et tente par tous les moyens de nuire à Donald Trump.

Il est vrai qu’en réalisant cette promesse, Trump opère un virage à 180 degrés dans la politique américaine au MO. Comme l’écrivait Le Figaro, « Aucune grande puissance ne reconnaît actuellement Jérusalem comme étant la capitale d’Israël, et aucune ne reconnaît non plus l’annexion depuis 1967 de la partie arabe de la ville. »

Aucune grande puissance jusqu’à maintenant n’a eu le courage de s’opposer aux demandes des pays arabes. La crainte de ne pas être politiquement correcte et surtout de s’attirer les foudres de Abbas et des pays arabes qui le soutiennent – les Palestiniens voulant faire de Jérusalem-est la capitale de leur futur État- les obligent à se plier aux diktats de Abbas.

Alors, la question qui se pose est la suivante : Donald Trump a-t-il fait le bon choix en nommant David Friedman?

Qui est donc David Friedman? David Melech Friedman,  âgé de 57 ans, est un avocat spécialiste des faillites et des liquidations, un ami et un conseiller de Donald Trump. Juif orthodoxe, il a à coeur, comme la plupart des Juifs, les intérêts d’Israël.  Il est exactement le genre de personnalités dont l’État juif a le plus besoin. Il est vrai que :

– il annonce lui-même ses couleurs et déclare qu’il est « un amoureux inconditionnel d’Israël ». On a envie de dire que cela devrait suffire à nous réjouir, mais il ne se limite pas à des mots. Il multiplie les preuves :

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– il veut le déménagement immédiat « de l’ambassade des Etats-Unis dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem »;

– il ne croit pas à la solution de deux États : en réalité, personne n’y croit plus, à commencer par les Palestiniens eux-mêmes (Y ont-ils cru un jour?) ;

– il  n’imposera pas à Israël une solution au conflit, même si Trump et lui souhaitent régler ce conflit : il a déclaré au quotidien de gauche Haaretz que « Les Israéliens devront décider s’ils abandonnent des terres pour la création d’un État palestinien. Si les Israéliens ne veulent pas, il (Trump) ne pense pas qu’ils doivent le faire. C’est leur choix… », et il a jouté que Trump   «  ne pense pas que l’existence d’un État palestinien indépendant soit un impératif américain »

il n’est pas pour l’abandon de la Judée-Samarie. Qui plus est, il est un partisan des  implantations. Que faut-il en penser? À en juger par ce qu’est devenu Gaza après le départ des Israéliens, comment ne pas craindre que ce territoire, aux mains des Palestiniens, ne devienne un autre Gaza et que la sécurité de l’État juif soit compromise.

Les réactions  à la nomination de l’ambassadeur David Friedman

  1. Friedman : Il est extrêmement heureux d’avoir été choisi, il a hâte de commencer : «Je suis pressé de prendre mes fonctions depuis la capitale éternelle d’Israël», a-t-il déclaré. Et il a adressé à Trump le communiqué suivant : «Je compte travailler sans relâche afin de renforcer les liens immuables qui unissent nos deux pays et faire avancer la paix dans la région, et j’ai hâte de le faire depuis l’ambassade américaine dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem».
  2. En Israël – Exception faite de la gauche, la satisfaction est totale, surtout chez les habitants de Judée-Samarie.

Pour la vice-ministre des Affaires étrangères Tsipi Hotovely,  cette nomination est  «  une excellente nouvelle » Un point de vue que partagent entre autres  le vice-ministre de la Défense Elie Ben-Dahan et le maire d’Efrat, Oded Revivi. Ce dernier, qui a eu l’occasion de rencontrer le futur ambassadeur des États-Unis, a déclaré qu’il a pu « constater son affection pour Erets Israël dans son entièreté et pour les habitants de Judée-Samarie en particulier ». Yaïr Lapid s’est également félicité de cette nomination et a dit espérer « pouvoir travailler avec David Friedman dans les bureaux de la future ambassade des États-Unis à Jérusalem ». Quant à Naftali Bennett, le chef des nationalistes religieux, il s’est écrié « Remercions Dieu pour cette élection ».

Une seule ombre au tableau : la gauche . Déjà fortement ébranlée par l’élection de Donald Trump, farouche partisan de l’État juif, il eût été surprenant de l’entendre se réjouir de la nomination au poste d’ambassadeur d’un homme de droite. On comprend que le chef de l’opposition, Yitzhak Herzog, qui  fait l’objet d’une enquête pour corruption, aurait aimé voir un gauchiste, formé à l’école d’Obama, pour décider de ce qui est « bon » pour l’État juif et pour soutenir son ami, le terrroriste Abou Mazen (Mahmoud Abbas). Et pour Shami Shalev, l’éditorialiste du quotidien Haaretz, qui met tout en œuvre pour le discréditer « à côté de David Friedman, Binyamin Netanyahou aura l’air d’un militant de Shovrim Shetika »! car, dit-il, « le nouvel ambassadeur est un homme d’extrême droite ». « So, what? » (et puis après?), comme diraient les Américains.

Et Charles Enderlin, désespéré d’être tombé dans l’oubli, tient sensiblement les mêmes propos. Il a saisi l’occasion pour vomir sa haine d’Israël – son pays!- et il a multiplié les tweets pour faire part aux gauchistes de son mécontentement. Il a déclaré entre autres que David Friedman est « un fidèle de la colonisation » (entendons par là des implantations), que « c’est la fin d’une époque, que le nouvel ambassadeur est un fervent partisan de l’annexion de la Cisjordanie et + à droite que Netanyahou ».

Quant aux Palestiniens, aussitôt qu’ils ont appris la nomination de David Friedman, ils se sont lancés dans les menaces. Les pauvres, ils n’ont pas encore compris que Trump n’est pas homme à se laisser intimider! Ainsi, l’imam de la mosquée Al-aqsa, considère que cette reconnaissance de Jérusalem est  « un acte de guerre américain contre non seulement les Palestiniens, mais aussi contre tous les Musulmans ».

 Et Saëb Erekat, le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP),  se sent soudain disposé à négocier, mais en même temps il brandit lui aussi des menaces : « Je m’adresse droit dans les yeux à David Friedman et Trump : si vous mettiez à exécution le déplacement de l’ambassade et l’annexion des colonies en Cisjordanie, vous seriez en train d’entraîner la région dans une situation de chaos, de non-droit et d’extrémisme », a-t-il déclaré. Et il met en garde les États-Unis : « Ce serait un séisme diplomatique car la plupart des pays — États-Unis en tête — ont leur ambassade à Tel-Aviv. Pire, une telle mesure « serait une destruction du processus de paix ».

  1. Aux États-Unis Certes, ce n’est pas la première fois qu’un Juif est nommé ambassadeur des États-Unis. Il y en eut trois autres avant lui, mais aucun ne s’est risqué à adopter une position nettement en faveur d’Israël comme le fait David Friedman.

Évidemment, comme il fallait s’y attendre, JStreet, association de gauche qui se dit progressiste, est opposée à cette nomination qu’elle considère comme un « choix irresponsable ». Certes, on ne pouvait pas s’attendre à voir J Street applaudir, mais il nous semble inadmissible qu’il se permette de  parler au nom de tous les Juifs américains et de déclarer aux sénateurs qui devront confirmer cette nomination qu’ils «doivent savoir que la majorité des Juifs américains sont opposés aux opinions et aux valeurs que cette personne représente», et que sa nomination « risque d’entacher la réputation et la crédibilité de l’Amérique dans la région et dans le monde ».

Ce qui semble à l’opposé de ce que déclarait Kellyanne Conway, la directrice de campagne de Trump,  a savoir que le déplacement de l’ambassade est « (…) une chose pour laquelle beaucoup de juifs américains ont exprimé leur préférence».

On en vient à penser que David Friedman a eu raison de déclarer à propos des partisans de JStreet lors d’une interview sur le site Arutz Sheva : « Ils sont bien pires que des kapos ». Et il n’a pas tort car les kapos agissaient ainsi pour sauver leur peau alors que les partisans de JStreet agissent par amour pour les ennemis d’Israël.

  1. Au Canada « Trudeau refuse de commenter », titrait La Presse du 16 décembre. Pas de surprise, il nous a donné à maintes reprises l’occasion de constater qu’il préfère ménager la chèvre et le chou. Il est vraisemblablement incapable de donner son opinion, alors de deux choses l’une : ou il n’a pas d’opinion, auquel cas il n’est pas à sa place comme chef d’État, ou il refuse de l’exprimer de crainte de se faire des ennemis. Alors il essaie de gagner du temps : ainsi, lors d’une conférence de presse le 16 décembre, il a répondu à propos du déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem qu’il se prononcerait quand il s’agira « d’actions concrètes», et non d’engagements «théoriques et hypothétiques».

Puis afin de satisfaire ses amis musulmans, il a conclu en disant : «J’espère que la nouvelle administration aux États-Unis comprend que d’instaurer une solution efficace à deux États signifie de respecter et d’encourager des gestes positifs qui unissent les gens».

De toute façon, peu importe sur qui Trump aurait porté son choix, Trudeau n’aurait  pas exprimé son point de vue car il ne poursuit qu’un objectif, celui d’augmenter le nombre de ses fans.

  1. Ailleurs dans le monde Beaucoup de quotidiens se fient à Haaretz et se contentent de mettre en ligne son éditorial, car c’est le quotidien juif qui partage leurs « valeurs ». Toutefois, certains journalistes, jugeant sans doute Haaretz trop modéré, saisissent l’occasion pour vomir leur haine d’Israël, donc des Juifs. C’est le cas, entre autres, de Jean-Michel Aphatie qui écrit : « Jérusalem, capitale d’Israël ? La dernière folie de Donald Trump qui va mettre le feu au Proche Orient ».

 Dans l’ensemble, il suffit de lire les titres des grands quotidiens pour être fixé sur leur position. Voyons quelques exemples :

– « Israël: nommé par Trump, l’ambassadeur américain polémique déjà (Libération)

– « Vu d’Israël. David Friedman, l’ambassadeur d’extrême droite de Donald Trump » (Courrier international).

– « Le choix de Trump pour ambassadeur en Israël sème l’émoi » (Le Devoir (Montréal)

Trump choisit comme futur ambassadeur en Israël un partisan des colonies (Le Monde)
– « L’ambassadeur nommé par Trump en Israël veut s’installer à Jérusalem » (Le Soir)

« Trump choisit un partisan de la colonisation pour représenter les États-Unis en Israël » (Le Figaro)

« L’ambassadeur nommé par Trump en Israël veut s’installer à Jérusalem, « la capitale ». Au risque de rompre avec des décennies de diplomatie américaine » (L’Obs)

« Israël: nommé par Trump, l’ambassadeur américain polémique déjà » (TV5)

« États-Unis: Trump nomme un faucon nouvel ambassadeur américain en Israël » (Euronews)

Conclusion: Alors, Donald Trump a-t-il fait le bon choix en nommant comme ambassadeur un Juif de droite disposé à aller de l’avant et à transférer, dans les plus brefs délais, l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem?

À en juger par les réactions que cette nomination a suscitées, il est évident qu’à de rares exceptions près, la communauté internationale désapprouve son choix et clame que le processus de paix est désormais compromis. Si David Friedman était un Juif de gauche, très critique d’Israël et ardent défenseur de la cause palestinienne, un Juif qui contribue à délégitimer l’État juif, les médias l’auraient louangé, les chefs d’État lui auraient déroulé le tapis rouge. Oui, mais il est un Juif orthodoxe et surtout un « amoureux inconditionnel d’Israël ».

Alors, si la nomination d’un défenseur inconditionnel de l’État juif irrite à ce point toutes les capitales du monde, exception faite de Jérusalem et de quelques autres, on peut en conclure, sans risque de se tromper, que le Président des États-Unis a fait le meilleur choix pour Israël,  et que tout Juif devrait s’en réjouir.

Après tout, pourquoi faudrait-il qu’on ne nomme à des postes stratégiques que des ennemis d’Israël ou à tout le moins des personnalités portées à défendre les Palestiniens aux dépens de l’État juif?  Enfin, grâce à Donald Trump et à David Friedman, on en aura fini avec cette division voulue par l’Europe pour acheter la paix avec les Arabes, à savoir Jérusalem est vs Jérusalem ouest. Désormais, il y aura Jérusalem, « capitale indivisible de l’État juif », point barre. Quant au processus de paix, il était depuis longtemps en phase terminale, il fallait donc qu’il soit euthanasié. Enfin, Israël va pouvoir oublier les pressions qu’il a subies sous le règne tumultueux de Obama, et jouir de la liberté tout au moins au cours des quatre, voire des huit,  prochaines années.

© Dora Marrache pour Europe-Israël







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  • 5 thoughts on “Faut-il se réjouir de la nomination de David Friedman au poste d’ambassadeur des États-Unis en Israël ?

    1. sergeb

      Au Canada « Trudeau refuse de commenter », titrait La Presse du 16 décembre. Pas de surprise, il nous a donné à maintes reprises l’occasion de constater qu’il préfère ménager la chèvre et le chou. Il est vraisemblablement incapable de donner son opinion, alors de deux choses l’une : ou il n’a pas d’opinion, auquel cas il n’est pas à sa place comme chef d’État, ou il refuse de l’exprimer de crainte de se faire des ennemis. Alors il essaie de gagner du temps : ainsi, lors d’une conférence de presse le 16 décembre, il a répondu à propos du déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem qu’il se prononcerait quand il s’agira « d’actions concrètes», et non d’engagements «théoriques et hypothétiques».

      Puis afin de satisfaire ses amis musulmans, il a conclu en disant : «J’espère que la nouvelle administration aux États-Unis comprend que d’instaurer une solution efficace à deux États signifie de respecter et d’encourager des gestes positifs qui unissent les gens».

      De toute façon, peu importe sur qui Trump aurait porté son choix, Trudeau n’aurait pas exprimé son point de vue car il ne poursuit qu’un objectif, celui d’augmenter le nombre de ses fans.

      TRÈS BONNE PERCEPTION DE CE QU’EST TRUDEAU, UN APPRENTIS POLITICIEN QUI NE PEUT DIRE CE QU’IL VEUT CAR LES APPARATCHIKS OU MAFIA DU PARTI LIBERAL DU CANADA LUI DICTE QUOI DIRE ET FAIRE. Que voulez-vous C’EST un beau petit gars.

    2. sergeb

      Il est a NOTER que le Canada et surtout la province de québec est la porte d’entrée de la cinquième colonne mahométan-te en Amérique parmi lesquels des RADICAUX, il y a a montreal des écoles bourrés de migrants ou l’on applaudi lors d’attentats divers a travers le monde. LES USA ont raison de faire très ATTENTION a tout citoyens traversant leur frontière surtout celle du québec.

    3. sergeb

      – « Le choix de Trump pour ambassadeur en Israël sème l’émoi » (Le Devoir (Montréal)
      LA GAUCHE EST AFFOLÉE, LES INTELLOS QUÉBÉCOIS SONT eN MODE FOLIE

    4. michèle chevrier

      Les choix fait par Trump sont bons, il sait s’entourer d’hommes compétents et honnêtes, ce qui n’est pas le cas en France, j’ai beaucoup d’espoirs le concernant, les Etats- Unis ont une grande influence sur la politique étrangère, Trump c’est le changement du système, avec lui le terrorisme va reculer.

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