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Complexité de la guerre en Syrie et couverture médiatique


Complexité de la guerre en Syrie et couverture médiatique

La situation en Syrie est complexe. L’opposition démocratique à la dictature d’Assad a rapidement été infiltrée et débordée par une myriade de groupes djihadistes rassemblés derrière la bannière de l’islam fondamental sunnite, financés et armés par l’Arabie Saoudite et le Qatar et leurs alliés occidentaux, Etats-Unis et France notamment. Même si l’intention initiale des Etats occidentaux n’était sans doute pas d’armer des groupuscules affiliés à Daech, le fait est que les armes qu’ils ont livrées sont tombées entre les mains des djihadistes, qui n’ont d’ailleurs pas tardé à se retourner contre leurs alliés stratégiques provisoires Kurdes et rebelles « modérés ».

Certes, le régime d’Assad est une dictature et il est très vraisemblable que des exactions aient été commises par ses troupes. Certes, ce régime affiche une ligne farouchement hostile à Israël et soutient le Hezbollah. Mais, au-delà de toute l’antipathie que peut légitimement susciter Bachar Al-Assad, l’enjeu actuel est de savoir si la Syrie va basculer sous le drapeau de l’Etat Islamique. Face à cette éventualité catastrophique, et sachant que seules des troupes au sol peuvent sceller une victoire sur le terrain, la reprise d’Alep en cours par les combattants de l’armée syrienne et de l’armée russe peut être considérée comme rassurante, malgré toutes les souffrances subies inévitablement par les civils pris au piège.

Or, les médias officiels et la classe politique presque à l’unisson donnent une image à la fois biaisée et superficielle des événements en cours. Ils n’ont de cesse de condamner la Russie, exonérant les responsabilités américaines et européennes. Ils se focalisent sur une vision exclusivement compassionnelle et humanitaire, s’appuyant sur des « informations » non vérifiées et des images dramatiques qui touchent notre sensibilité et anesthésient notre jugement et notre esprit critique. Cette façon de rendre compte des événements n’est pas sans rappeler les campagnes de désinformation qui ont accompagné les opérations militaires défensives d’Israël à Gaza ou en Judée Samarie. Le philosophe, historien et journaliste John Laughland montre ici l’envers du décor de la couverture médiatique des événements en cours à Alep : 

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https://francais.rt.com/opinions/30626-alep-musique-orientale-propagande-occident

 Dans cet article, J. Laughland rappelle qu’il n’y a pas un seul journaliste occidental présent à Alep, que le New York Times envoie ses dépêches sur Alep depuis Beyrouth, The Guardian depuis Istanbul, la BBC depuis Londres. L’ONU condamne des massacres délibérés de civils mais ne dispose d’aucune source d’information fiable sur ceux-ci.

« D’Alep les médias racontent combien d’enfants blessés, combien d’hôpitaux touchés. On ne dit jamais combien de rebelles tués ou combien de civils en zone gouvernementale attaqués par ceux-ci. Il n’y a strictement rien sur les civils qui se réjouissent de leur sort, ayant pu quitter la prison des milices islamistes dans laquelle ils sont enfermés depuis des années. Il n’y a que des allusions très pudiques aux civils d’Alep Est qui cherchent refuge auprès des forces de l’armée syrienne. Il n’y a surtout rien sur les attaques d’obus lancés par les rebelles sur la population civile d’Alep Ouest, où les hôpitaux peuvent aussi être les cibles »

 A l’inverse, quand il s’agit de la bataille simultanée de Mossoul, on rend compte de l’événement uniquement du point de vue des forces en train de prendre la ville. On parle de « libération » et non de « chute ».

 Il n’y a pas à avoir une quelconque sympathie pour Assad. Il faut comprendre que la priorité est d’éviter à la barbarie islamiste de gagner encore plus de terrain. Par ailleurs, nous, amis et défenseurs d’Israël, devrions dénoncer les mensonges et les manipulations médiatiques en toutes circonstances, même lorsqu’ils ne visent pas Israël, car nous sommes bien placés pour savoir le mal qu’ils peuvent faire en termes de conditionnement de l’opinion publique et de la classe politique.

© Tristan, pour Europe Israël

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  • 2 thoughts on “Complexité de la guerre en Syrie et couverture médiatique

    1. Annerica72

      Et le comble hier soir,sur TF1, la minute d’hommage aux civils d’Alep, victimes bien sûr des horreurs de la guerre. Je ne me souviens pas de la minute d’hommage dédiée aux Yézidis, Chrétiens ou autres civils, assassinés, torturés, violés et même crucifiés par Daesh ???
      Si le Français devant sa TV ou écoutant la radio n’a pas compris ce qu’il DOIT penser, alors là.
      Et en prime,le message subliminal rappelant aux citoyens que les migrants dont certains OSENT se plaindre sont ces même victimes qu’on nous montre aujourd’hui dans l’enfer de la guerre. Si avec toute cette propagande on ne culpabilise pas en doutant du bien fondé de leur accueil en Europe.
      Heureusement, qu’il y a des sites honnêtes pour résister à ce bourrage de crâne!

    2. Armand Maruani.

      Honnêtement vous pensez que tous ceux qui se font massacrer ( d’un côté comme de l’autre ) n’ont pas applaudi quand des enfants israéliens , des vieillards ou des civils ont été égorgés ou massacrés par  » leurs frères palos « ?

      Au moins maintenant ils savent ce qu’Israël subit depuis 48 et ça continue .

      Par contre j’ai de la compassion pour les Chrétiens et les Yézidis qu’on a abandonnés aux chiens de Daesh .

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