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Benoît Rayski : Dans le train entre Paris et Mantes-la-Jolie, il ne fait pas bon être un « sale Blanc »


Benoît Rayski : Dans le train entre Paris et Mantes-la-Jolie, il ne fait pas bon être un « sale Blanc »

Je suis un client fidèle, et surtout captif, de la SNCF. Mais vu ses performances parfaitement médiocres, je la quitterais volontiers pour un car – Macron. À Évreux où je réside, il n’y en a pas : ce n’est pas une grande ville. Le train reste ainsi, et pour moi, un moyen de transport obligé. Je fais donc des Évreux-Paris et des Paris- Évreux comme on va à l’abattoir.

J’exagère un peu. Mon chemin de croix ne concerne que les TER qui, avant d’arriver à Évreux, marquent un arrêt à Mantes-la-Jolie. Les Intercités, eux, filent direct jusqu’à Évreux : voyage paisible garanti.

Je privilégie évidemment ces trains-là. Mais en fonction de mon agenda, je suis parfois contraint d’emprunter un TER.

Et là, jusqu’à Mantes-la-Jolie, la découverte, pour ne pas dire l’aventure, est au rendez-vous. Des mots comme « vivre ensemble » prennent corps. L’expression « mixité sociale » (oui, on doit dire « sociale » !) se fait chair. Au pittoresque de la population voyageuse, il faut ajouter un argument non négligeable. Il n’est pas nécessaire sur ce trajet d’acheter son billet. En effet, les contrôleurs ne se montrent presque pas. Ils n’ont pas envie de se faire insulter et de se faire démonter la gueule…

Il y a un mois, pendant un trajet Paris-Mantes-la-Jolie, j’ai été violemment bousculé. J’ai protesté. On m’a rétorqué : « Ta gueule, sale Blanc !« . Ils étaient quatre. Soutenus silencieusement par la majorité du wagon, et j’étais seul. Je n’ai rien dit. Et on s’est gentiment abstenu de me frapper.

Il y a deux jours, manque de pot, j’ai de nouveau emprunté un TER. Suite à une défaillance informatique de la SNCF, le train s’est arrêté pendant une trentaine de minutes dans une petite gare. Je suis descendu sur le quai pour fumer une cigarette. Sur ma place, j’avais laissé ma valise. Quand je suis remonté, mon bagage était par terre, et une jeune fille noire avait pris sa place. Les voisins avaient entrepris de lui expliquer que cette place était occupée. En la priant poliment de se lever.

Elle le fit en hurlant : « Vous me chassez parce que je suis une Noire !« . Passant près d’elle, je lui fis remarquer que la couleur de sa peau n’était nullement en cause. Et que je souhaitais juste récupérer mon siège. J’aurais mieux fait de me taire. On me signifia aussitôt que j’étais un « fils de pute » et un « enculé de Blanc« . Un incident somme toute banal mais qui est révélateur d’une véritable charge de haine de certains à l’égard d’autres qui ne leur ressemblent pas.

Mais qui est responsable ? Qui est coupable de l' »enculé de blanc » lancé par la jeune fille du train ? Qui lui a fabriqué une mentalité faite de haine et de ressentiment ? Qui lui a appris que le Blanc, le Français, était détestable ? La faute au racisme, à notre racine ? Allons. La France est le pays le moins raciste du monde. C’est bien chez nous qu’on compte le plus de mariages mixtes (unions entre des hommes et des femmes de différentes origines, de différentes races ou couleurs).

Non, la jeune fille du train n’est pas coupable. Des journaux, des associations, des Ligue des droits de l’Homme, des Conseil représentatif des associations noires de France, des SOS Racisme lui ont enfoncé dans la tête qu’elle était une victime. Et que mieux valait pour elle ne pas rester un agneau et devenir un loup. Alors instruite par ce bréviaire de la haine, elle hurle comme les loups.

À ce sujet me revient une histoire éclairante racontée par Victor Klemperer. Ce dernier, un intellectuel juif berlinois, portait l’étoile jaune sous Hitler. Il avait un ami chrétien et plutôt antinazi, Hans, qui lui proposa d’aller voir le film Le Juif Süss, un des sommets de l’abjection antisémite hitlérienne. Ébranlé par les images des horreurs imputées aux Juifs, Hans s’adressa à Klemperer à la fin de la séance : « Vous avez dû quand même faire bien du mal pour qu’on vous haïsse autant ?« . Ainsi se forgent les pires des passions haineuses. Et nous, quel mal avons-nous fait pour que la jeune fille du train nous haïsse autant ?

Benoît Rayski







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  • 11 thoughts on “Benoît Rayski : Dans le train entre Paris et Mantes-la-Jolie, il ne fait pas bon être un « sale Blanc »

    1. alauda

      La jeune fille du train cause dans sa langue des banlieues, elle ne lit assurément pas la presse, elle ignore probablement les associations grandes prêtresses de l’antiracisme. Mais il est probable que ses frères, ses cousins ou ses copains écoutent et s’échangent de la musique rap dont les paroles sont reprises en chœur et connues par cœur.

      Se payer la tête des babtous est devenu un topos du genre.
      .
      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/10/05/31001-20151005ARTFIG00352-petite-anthologie-du-rap-anti-francais.php

    2. sergeb

      Que peut on dire et faire face avec l’implantation dans la tête d’un enfant de la haine a un très jeune âge.. Y a pas grand chose que l’on puisse faire car ils sont programmés, formatés a haïr et détruire ce qui n’est pas comme eux, nous sommes en guerre mais personne ne veut véritablement croire
      en cet état de fait. Quelle erreur pour l’Europe et la France en particulier d’avoir accepté d’êtres des victimes potentielle, c’est tout le futur qui sera foutu. Adieu la civilisation telle que nous l’avons connue.

    3. Zayith

      Avec du recul sur tout ça, je me dis que le ministère de la Culture et les médias sont les premiers fautifs d’un tel endoctrinement.

    4. Pinhas

      Sale blanc , fils de pute , etc , a choqué Monsieur Rayski !!

      Mais il croyait quoi ? que nous étions tous des frères ? ;

      Hé bien non , certaines personnes même nées en France ont une haine envers ceux qui ne sont pas comme eux .

      Hé oui ! il faut appeler un chat un chat .

      LES RACISTES NE SONT PAS CEUX QUE L’ON CROIT .

      La majorité des Français n’est pas raciste .

      Depuis 30 ans on nous a instillé le sentiment de culpabilité avec le  » Touche pas à mon pote  »

      Ok mais si ( le pote ) ne nous aime pas et préfère ronger sa haine avec ses frères qu’il trie sur le volet de son racisme , on reste comme figé et écœuré .

      Bien entendu , si un voyageur se fait insulter par une personne de couleur ou même se fait cogner sans répliquer , c’est beau , c’est pas raciste .

      Mais , si ce voyageur réplique et ose se défendre il devient UN SALE RACISTE .

      Certains haineux du Français se servent de leur différence de couleur ou de nationalité comme d’une arme et ces racistes le savent et ils la dégainent tous les jours.
      Malheur à celui qui sera confronté à ces racistes car de victime il deviendra accusé .
      Encore une fois , il faut que des caméras soient placées dans tous les transports en commun et filment en permanence la vie des voyageurs Français prostrés , angoissés d’être peut-être la cible de ces RACISTES .

    5. moka

      C est ce genre de connasse qui nuise à la communauté. J ai grandi dans un famille multicultruelle et je n ai aucun problème avec les blancs avec qui je garde une excellente relation, je ne peux pas dire de même avec mes frères et soeurs avec qui j ai eu pas mal d ennuis et d ennemis qui ne supportent pas que je vive à l occidentale, comme une bantou.Beaucoup d entre nous les noirs nourrissons un racisme culturel, et le fait de venir du même continent , du même pays ne vous protèges pas de la haine envers ceux qui on décidés de vivre différent d eux..

    6. Frank Giroux

      Je vous trouve bien généreux de nommer cette folle de «jeune fille» une vache me semble mieux approprié. Essayer de vous munir d’une couple de bouteille de poivre de cayenne si vous êtes seul. Eux, vous ne les verrez jamais seul parce que ce sont des lâches qui agressent toujours en gang, seul ils lèchent le cul des «blancs» pour avoir du fric.

    7. Frank Giroux

      Pour répondre à votre question… Rien
      Ces gens sont nés avec la haine, la jalousie et l’envie entre les dents. Ils ne connaissent pas autre chose.

    8. MisterClairvoyant

      J’ai vécu durant les décades 60 et 70 à Paris, et tout se passait bien, mais dans les 2 décades suivantes, les murs se sont remplis de tags et les cours des écoles des enfants caïds et des enfants rackettés par des gens venus d’ailleurs. Ce ne sont pas les blancs insultaient ou détroussaient les gens venus d’ailleurs, c’est le contraire, mais OS racisme à confondu exprès, les agresseurs avec les agressés.

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