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Alep : les religieuses témoignent sur les « rebelles » que l’Occident soutient « Ce sont des sauvages islamistes et nous n’en voulons pas »


Alep : les religieuses témoignent sur les « rebelles » que l’Occident soutient « Ce sont des sauvages islamistes et nous n’en voulons pas »

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Témoignage des petites sœurs de l’hôpital de Saint Joseph de l’Apparition à Alep qui accueillent de nombreux blessés.

La neige recouvre la ville d’Alep étonnement calme depuis que l’armée syrienne a repris la majorité des quartiers rebelles, quelques jours plus tôt. L’évacuation des derniers combattants armés continue à se négocier tandis que les civils sont déplacés dans un village voisin en attendant de pouvoir, comme tous ceux qui avaient quitté les quartiers est au début de la guerre, retrouver leurs maisons bien souvent détruites.

Les petites sœurs de Saint Joseph de l’Apparition

Au cœur de la ville, les petites sœurs de Saint Joseph de l’Apparition courent dans les couloirs de l’hôpital Saint Louis qui accueille depuis quelques jours les blessés des quartiers est en plus de ceux de l’Ouest. L’électricité est encore très rare dans la ville et l’essence nécessaire pour faire tourner le générateur demeure chère.

Ce mercredi matin, ce dernier coupe pour la quatrième fois. L’une des sœurs croit comprendre le problème : « Ils ont du nous vendre du mazout coupé à l’eau, il va falloir en racheter ! ». Les aléas de cette guerre bien trop longue n’empêche pas les sœurs de déborder d’énergie, a fortiori depuis quelques jours.

« Vous parlez de chute, mais nous parlons de libération ! », entame sœur Archangella, une italienne qui a adopté le pays il y a de nombreuses années. Le sourire sur le visage des sœurs ressemble à celui qui se dessine sur ceux de tant d’Aleppins : la ville n’a pas reçu un seul obus depuis presqu’une semaine entière, la première fois depuis quatre ans !

« Vous parlez de chute, mais nous parlons de libération ! »

« Évidemment que c’est une libération pour nous de savoir que ces islamistes armés sont partis, comment pourrait-on appeler cela autrement ? »

Incompréhension face aux discours de l’Occident

Comme tant d’autres, les sœurs comprennent mal le discours tenu en Occident, même si elles sont les premières à exprimer leur compassion pour les civils de « l’autre côté ». Dans les chambres de leurs hôpitaux, certains s’y trouvent d’ailleurs.

« Ce n’est pas nouveau, même pendant la guerre certains venaient. Mais s’ils habitaient à 10 minutes à vol d’oiseau de l’hôpital, ils devaient repasser par Homs pour venir jusqu’à nous en raison de la ligne de front… Cela prenait parfois jusqu’à 8 heures ! », explique sœur Anne-Marie.

Chambre 33, un petit garçon visiblement souffrant est allongé dans un lit près duquel veille sa mère toute de noir voilée. Son accueil est chaleureux et sa reconnaissance pour les sœurs se lit dans le sourire avec lequel elle les voit entrer. Ceint de bandages, son tout jeune fils raconte ce qui l’a amené ici : « J’étais parti acheter le pain, et j’ai reçu des éclats d’obus dans tout le corps ». Il habitait en effet dans un quartier à portée de tirs rebelles, systématiquement dirigé vers l’ouest de la ville dans laquelle ne vivent que des civils.

« Ce sont des sauvages islamistes et nous n’en voulons pas »

Quelques chambres plus loin, un jeune homme nous invite à voir son neveu, également hospitalisé. Le petit garçon peine même à sourire tant son corps est brûlé, et son oncle raconte pour lui : la famille vivait à l’Est il y a encore une semaine, et tentait de fuir par l’un des couloirs humanitaires pour rejoindre l’ouest lorsque des « rebelles » ont tiré : son père et sa mère sont blessés mais retournés à la maison, avec sa petite sœur. Lui est bien trop touché pour pouvoir rentrer.

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Lorsque l’on évoque cette « rébellion » que l’Occident a souvent associée à « la liberté », l’oncle coupe court : « Ce sont des sauvages islamistes et nous n’en voulons pas ».

Une ville détruite

Les bombardements russes et syriens ont fait des victimes, et provoqué de nombreuses destructions. Les Aleppins, si légitimement fiers de la beauté de leur ville, sont les premiers à pleurer en retournant dans les quartiers récemment « libérés » selon leurs mots, et méconnaissables. Mais ces bombardements étaient pour eux, aujourd’hui à l’Ouest, une malheureuse nécessité.

« Honnêtement, plus le temps passait et plus nous étions effrayés de voir ces terroristes toujours plus nombreux nous bombarder. Bien sûr que les civils sont aussi innocents que nous de l’autre côté mais ces opposants étaient armés, pas nous ! Il fallait quelqu’un pour nous défendre », explique une autre femme présente.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 5 thoughts on “Alep : les religieuses témoignent sur les « rebelles » que l’Occident soutient « Ce sont des sauvages islamistes et nous n’en voulons pas »

    1. Claire

      Les gentils « rebelles » que nos chers gouvernants, alliés à nos journalistes de gauche, ont soutenu pendant des années étaient en fait à 95% des islamistes de diverses factions (Al Nosra est affilié à Al Qaïda). Maintenant que la parole se libère un peu et qu’on la donne enfin aux habitants d’Alep, on se rend compte que la population est soulagée par la disparition de ces « rebelles » qui les opprimait et s’en servait comme boucliers humains.
      Certes Bachar n’est pas un démocrate, mais comment l’être dans ces pays? Pour l’instant, il représente le moins mauvais recours.

    2. PENDA, LA PACIFIQUE

      Sont-ils des opprimés?.On ne saurait défendre le diable car la vie humaine est chère et s’attaquer à des innocents est inacceptable.
      Je suis meurtrie de voir des femmes, des enfants et des vieillards fuirent leur pays vers d’autres contrées du monde tout cela à cause d’un mal-être.
      Un pays est un acquis et pourquoi le détruire?. Il fallait privilégier le dialogue car l’usage de la force n’est jamais une bonne solution.
      Tout cela à cause de la vanité!!!.Chaque camp vent prendre le dessus ,avoir une assise sur l’autre. Et partout où naissent les conflits c’est la même situation qui se présente.La guerre en Syrie s’est répandue dans les autres continents avec des attentats. Qui l’aurait cru? et maintenant c’est la débandade totale. Construisons le monde par des valeurs comme la tolérance, le respect, le dialogue et la compréhension. L’adversité mène vers le crétinisme.
      La paix n’est pas un mot c’est un comportement.
      je rends un vibrant hommage à toutes les victimes de cette ignoble guerre qui n’a pas son raison d’être.
      ETEIGNONS LES CONFLITS, LES FOYERS DE TENSIONS QUI N’ONT QUE TROP DURER.

    3. PENDA, LA PACIFIQUE BIS

      RECTIFICATIFS: veut au lieu de vent; sa raison au lieu de son raison(car je parlais avec le cœur).
      Je n’aimerais pas faire un mauvais usage du français.
      Sur Bachar El ASSAD, c’est un dirigeant qui m’a toujours fascinée mais les nombreux morts m’ont fait changer d’avis sur lui. Il devait arrêter la saignée dès le début et réconforter sa population. Ce n’est pas pour rien que des adolescents se sont rangés du côté des rebelles car à mon humble avis, ils manquaient d’espoir en lui.Un bon Président et à l’écoute de ses citoyens doit savoir faire rêver son peuple et les rendre épanouis. Mais tel n’a pas été le cas. En plus, je n’ai pas confiance aux Russes.On a vu leur passage en Afghanistan. Un excellent Président doit protéger son peuple des assaillants et extrémistes. Je souhaite à la Syrie de trouver un dirigeant capable et qui pourra les prémunir du danger. Il a transformé ce pays en un champ de bataille or ce qu’il fallait faire c’est de s’entourer de toutes les classes sociales afin d’éviter des frustrations.
      Il faut redonner confiance aux élites Syriennes et changer la classe politique afin de faire émerger de nouvelles têtes pétries de qualité.
      D’après moi, Bachar a fait son temps.
      VIVE UNE SYRIE PLUS RELUISANTE ET QUI SAURA EFFACER CETTE PAGE NOIRE DE SON HISTOIRE.

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