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[Vidéo] L’élection de Donald Trump a été l’occasion pour Sciences Po de se ridiculiser en se caricaturant elle-même


[Vidéo] L’élection de Donald Trump a été l’occasion pour  Sciences Po de se ridiculiser en se caricaturant elle-même

L’élection de Donald Trump a été l’occasion pour la prestigieuse institution qu’est Sciences Po de se ridiculiser en se caricaturant elle-même, estime Matthieu Buge, chroniqueur pour RT.

Une des vidéos les plus drôles et les plus affligeantes de cette fin d’année 2016 est un petit clip de trois minutes vingt-cinq secondes. Un «best of» de la matinale «élections américaines» organisée par l’Institut d’études politiques de Paris, dit «Sciences Po».

Sciences Po l’unique grosse machine à reproduction des élites en France. Politiques, journalistes, diplomates, économistes… c’est le passage obligé. Papa a «fait» Sciences Po ? Impossible d’imaginer que Fiston ne «fera» pas Sciences Po. Cet institut a beau avoir une politique d’ouverture, attirant de plus en plus d’étrangers et de «bons élèves» des banlieues, il n’en reste pas moins la plus grande usine à formatage intellectuel de notre beau pays de France. Il est quasiment impensable d’y étudier et de ne pas être ou de ne pas finir «libéral». Libéral de gauche (domaine culturel et social) ou libéral de droite (champ économique), peu importe. Les deux faces d’une même pièce. La déconnexion totale des étudiants rivalise avec leur capacité à gloser sur n’importe quel sujet.

C’est le pacte de l’école : ses directeurs apportent aux élèves un réseau, un CV, et les élèves doivent briller en société, dans les dîners mondains, en étant capables de donner leurs lumineux avis sur tout.

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« Où est le froid regard de l’universitaire, du chercheur qui se doit de comprendre et non de chouiner ? Où est passé le temps de la pensée et des idées ? »

Sur le site internet de la digne institution, le débat était annoncé : Hillary ? Donald ? – Donald ? Hillary ? Cette démocratique présentation du débat allait bien vite être déconstruite par les pales mines et les regards ahuris des intervenants et des élèves qui assistaient à cette conférence a priori sans intérêt puisque tout était conceptualisé à l’avance – les discours comme les esprits – pour une victoire d’Hillary Clinton. Les cotillons devaient sans doute même être prêts à être lancés depuis le balcon de l’amphithéâtre où avait lieu la cérémonie d’autosatisfaction libérale.

Olivier Duhamel, juriste et professeur au bel institut, explique tout de go : «On en avait fait une en 2008, au moment de l’élection d’Obama. Des élèves m’ont dit ensuite qu’ils s’en souviendraient toute leur vie. Hé bah… c’était plus joyeux comme élection, il faut dire, que celle-ci.» Si Duhamel a un soupir révélateur, à ce stade, on pouvait espérer que ses mots n’iraient pas plus loin dans le parti pris. Mais non. Il ne peut se retenir. C’est plus fort que lui, la sentence tombe : «L’élection d’Obama a été une des plus belles, et peut-être que celle de 2016 restera dans l’histoire comme une des pires.» Comment des étudiants peuvent-ils étudier la politique avec des exemples pareils ? Où est le froid regard de l’universitaire, du chercheur qui se doit de comprendre et non de chouiner ? Où est passé le temps de la pensée et des idées ?

Ne cherchons pas, ces dernières ont disparu. Comme on le voit avec Frédéric Mion, le sémillant directeur de la haute école, qui explique : «J’avais donc commencé à réfléchir à des phrases un peu importantes pour l’élection de la première femme à la présidence des Etats-Unis, sur le fait que le G7, pour la première fois allait presque connaître la parité avec Angela Merkel et Theresa May (accent anglais appuyé sur Theresa May) et voilà que, finalement, les événements prennent une tournure différente…» Vraiment ? Vraiment, Frédéric ? A l’heure où le terrorisme islamiste frappe partout, où la dette de l’Occident menace de faire s’écrouler l’économie mondiale, où la guerre froide avec la Russie a été réchauffée par le camp Clinton, tu viens nous parler de parité hommes / femmes ? C’est le privilège de l’élite : la réalité ne va dans le sens de son discours néolibéral, alors c’est la réalité qui doit changer, certainement pas le discours.

Les étudiants font leur entrée en scène. C’est une vidéo – on aimerait croire à des acteurs tant tout n’est qu’émotion. Mais non. Ces pauvres garçons et filles se sont bel et bien réveillés le 9 novembre dans l’effroi le plus total face à ce qu’ils pensaient impossible. Ils sont tombés de leur chaise. Le pire revenait. Hitler déguisé en milliardaire américain. L’apocalypse. Nos amis, nos grands frères étatsuniens avaient succombé aux appels du populisme le plus rance.  Florilège :

«Les mines sont défaites, on essaie de comprendre ce qu’il se passe de l’autre côté de l’Atlantique.»

«Il y a le temps de l’analyse, il va falloir comprendre comment Donald Trump a pu gagner, et puis il y a le temps de l’indignation.»

«Quand je me suis réveillé ce matin, ça a été un choc monumental. J’ai l’impression de vivre un beforeMarine Le Pen.»

«Moi, j’ai l’impression de revivre un Brexit… j’ai du mal à y croire, je suis un peu blasée, complètement découragée.»

Les pauvres bichons. On les plaint sincèrement de prendre le résultat d’une élection d’un autre pays avec tant de malaise. Mais on plaint aussi, beaucoup, ceux qui devront lire leur prose lorsqu’ils seront journalistes ou conférenciers, apprécier leurs décisions lorsqu’ils seront politiques, suivre leurs cours lorsqu’ils seront enseignants (à Sciences Po, cela va de soi).

« Cinq ans à entendre des platitudes, même quand l’élite devrait faire face à une profonde remise en question »

Heureusement pour le très estimé établissement, il semble qu’il y ait eu un peu de nuance ici et là dans cette épouvantable matinale. On voit ainsi l’Américaine Felicia Henderson, professeur à Sciences Po Reims, dire que Clinton était de toute façon une technocrate inflexible et une mauvaise candidate. Ouf ! Mais ne nous y trompons pas. La fabrique à élite française a son agenda politique. La vidéo se termine sur  le jeune maître de conférence franco-américain Henri Landes qui, fébrile, donne le mot d’ordre : «Les jeunes n’ont pas voté pour Donald Trump, et certainement pas les étudiants, l’avenir est entre nos mains, il faut se révolter contre ce système-là, alors rendez-vous dans quatre ans, mais ça commence demain.» Applaudissements, rideau. Tremble, Trump ! Les frêles étudiants aux bons sentiments plein les poches se mobilisent !

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Dans un tel environnement, comment voulez-vous que les jeunes ne soient pas totalement lobotomisés ?

Cinq ans à entendre des platitudes, même quand l’élite devrait faire face à une profonde remise en question ? Ils ne sont pas tous comme ça. Mais ce sont ceux qu’on voit dans cette vidéo qui seront promis à une grande carrière. Celui qui parle du «temps de l’analyse» et du «temps de l’indignation», par exemple, on l’imagine assez bien porte-voix pour France Inter, la radio Erevan du libéralisme.

Ils ne sont pas tous comme ça. Un petit nombre n’aurait jamais eu l’idée de se lever aussi tôt pour aller assister à un faux débat qui allait se terminer en lamentations collectives. La réalité de leur sommeil ou de l’expresso au café avec un ami avant d’aller en cours l’aurait emporté. J’en sais quelque chose, moi aussi, j’ai «fait» Sciences Po. 

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  • 7 thoughts on “[Vidéo] L’élection de Donald Trump a été l’occasion pour Sciences Po de se ridiculiser en se caricaturant elle-même

    1. Aline1

      Pauvre jeunes – Je serais à leur place aujourd’hui, je ne saurais plus quel avenir je souhaiterais – Faire des études poussées évidemment c’est un must – mais si c’est pour être ‘déformés » manipulés, embrigadés etc…

      Cela n’est plus attirant du tout d’arriver à ça ! C’est même plutôt repoussant, étant donné ce que l’on a vu de nos élites sévissant, qui déjà, on le comprend maintenant ont été sévèrement lobotomisés…Que va t’on donc fabriquer avec les suivants.

      Quel genres d’études suivre pour échapper à ces gauchistes ? Il faut des jeunes de caractère d’acier pour échapper au travail de sape qu’effectue le monde universitaire maintenant…Et il faut avoir envie d’être zombifié, pour aller vers cette voie.

      Pour autant, il n’est pas question d’abandonner les études, mais il faut que quelque chose arrive pour que ce milieu soit nettoyé des formateurs de zombies.

    2. judith

      Quand un pays en 1940 a exclut des Français parce que de religion juive de la fonction publique, les étudiants de Science Po feraient bien de montrer l’exemple et de s’abstenir de toutes manifestation hostiles.
      Le combat ce sont les idées qui s’expriment et se confrontent dans le dialogues mais pas dans les excès.

    3. michel boissonneault

      c’est jouissif les voir pleurer car ils ont pas terminer ….. Trump sera un bon Président et fera 2 mandats et lorsqu’il quittera alors les gens honnête lui rendra hommage

    4. Jacques B.

      Excellent billet de M. Buge, tout est dit.

      Quant à la vidéo de Sciences Po, elle dit beaucoup aussi ; comme c’est triste de voir toute une jeunesse, paraît-il la future « élite » du pays, aussi formatée, aussi sûre d’elle alors qu’elle ne sait rien.

      Ces jeunes sont pour beaucoup des fils et filles à papa, issus de milieux aisés de gauche (bien bobo, quoi), et ils reproduisent ce qu’ils ont vu et entendu depuis toujours. Et comme par hasard, leur idéologie se situe à gauche toute ! Plus précisément, comme le note avec intelligence l’auteur, du côté libéral au plan des moeurs, et libéral aussi au plan économique. On n’est pas loin de l’idéologie libertaire, en fait ; mais une idéologie libertaire qui serait imposée au peuple, de la façon la plus totalitaire. Ce qui en soi, n’est pas si contradictoire, au contraire, tant l’idéologie libertaire est, dans les faits, une idéologie liberticide, qui porte en elle les germes du totalitarisme.

      Cette pseudo-élite française, connue dans le monde entier pour son arrogance et son incroyable faculté à donner des leçons à la terre entière au nom de la soit-disant « exception française », est pitoyable, pathétique, et révoltante.

    5. Aline1

      @Jacques B

      J’apprécie beaucoup votre commentaire qui exprime très bien ce qui est en train de se passer.

      On encense la liberté, mais celle vers laquelle on dérive n’a plus rien à voir avec celle qu’encense Paul Éluard, dans son poème/chanson : Liberté.

      Avec la gauche, ce beau symbole devient comme vous le dites : Liberticide, et s’éloigne alors toute la grandeur de ce concept. Jusqu’à oublier que vouloir une liberté à tout crin, cela s’obtient souvent et même presque forcément, en marchant sur la liberté des autres.

      Est-ce que le principe qui suivait ce mot : La liberté…. »à condition qu’elle ne nuise pas à autrui », est toujours de mise. Je ne le pense pas, quand on a pu constater les malfaisance de Dieudonné, pour ne prendre que lui comme exemple.

      Sa liberté d’expression tant défendue et par des élites en plus…Tiennent-ils en compte, à quel point cela nuit à tous les juifs ? Et la Justice, en tient –elle vraiment compte ?

      Alors je pense que cet additif a du être rayé. Puisse que les Libertaires sur bien des points de vue ne cessent de nuire aux autres qui ne pensent et ne désirent pas les mêmes choses qu’eux, et que pourtant, cela leur est imposé, jusque dans de nouvelles Lois.

      Et il en est ainsi pour les deux autres maximes qui sont le symbole et soi-disant le gain de la Révolution Française.

      La Liberté – (j’en ai parlé)

      L’Égalité ? Jusqu’à quel point ? Que nous soyons tous identiques comme une armée de robots dupliqués et calqués, sans tenir compte de certaines particularités individuelles ?

      Cela devient de l’Égalitarisme et nous voilà partis pour être égaux, en nivelant tout le monde par le bas. – Jusqu’à cette farce qu’est la Théorie du Genre, qui veut aller jusqu’à nous rendre tous asexués. Et d’autres joyeuseté égalitaristes de ce style.

      La Fraternité ? Là aussi jusqu’à quel point, dans un monde où près de chez soi, on sait que des personnes seules peuvent être mortes depuis des mois, sans que personne de l’immeuble ou autre s’en aperçoive, et il faudrait que l’on soit attentif à ce qui se passe à l’autre bout de la Planète ?

      Tout le monde en aurait envie…Mais la possibilité, les moyens et le temps, ne sont pas là, ce n’est pas vrai, c’est de la pure utopie.

      Que déjà l’on soit attentifs à nos vieux parents, qu’on abandonne dans des hôpitaux ou des mouroirs, à nos voisins, aux SDF que nous rencontrons tous les jours…Si déjà, nous arrivions à « pouvoir » montrer notre fraternité à ceux qui sont à notre portée…

      Et que les autres au loin qui seraient plus favorisés que d’autres le fassent pour ceux qui sont à leur portée à eux.

      Ce n’est pas du racisme, ce n’est pas de l’égoïsme, c’est seulement éloigné de l’Utopie. Car si on peut aisément se vanter de vouloir faire (paroles, paroles,) dans la réalité, l’éloignement rend les choses beaucoup plus difficiles.

      Et il serait complètement anachronique de se préoccuper plus de ce qui est au loin que de la misère, là sous nos yeux. Il faudrait avoir un cœur de pierre, pour ne pas voir celle qui est proche de nous, d’abord !

      Alors il suffit du cinéma et de la démagogie gauchiste. Chacun fait ce qu’il peut en son âme et conscience. Déjà ne pas faire du mal aux autres serait une grande victoire.

      Lol, que chacun garde bien ses vaches…Et elles seront toutes bien gardées.

      Mais il est vrai que ces Étudiants, sont déjà des privilégiés et qu’ils ne connaissent que des privilégiés, les réalités sont éloignées d’eux.

    6. Jacques B.

      Parfaitement d’accord avec vous, Aline. Vous avez écrit en entier la définition de la vraie liberté, à laquelle je pensais en écrivant mon commentaire, à savoir qu’elle s’arrête où commence celle d’autrui.

      Car paradoxalement (ou pas), je me considère comme un libéral dans l’âme ! A savoir, quelqu’un qui est viscéralement attaché à la liberté – mais à la vraie liberté, celle qui ne nuit pas à autrui. C’est dans ce sens que je suis libéral au plan économique, et conservateur au plan sociétal (par opposition aux « libéraux », que l’on retrouve par exemple encore rassemblés sous cette bannière politique au Canada).

      Pour ce qui est de cette utopie qui anime beaucoup de gens « de gauche » et dont vous parlez très bien, je crois, au moins pour certains d’entre eux, que cet « amour » pour des gens qui souffrent au loin, et leur militantisme consistant à exiger de la société, c’est à dire des autres (il ne faut quand même pas pousser), de les secourir et de pourvoir à tous leurs besoins, est une façon de se donner bonne conscience à bon compte.
      Certains auteurs ont très bien décrit ce phénomène psychologique (G.-W. Goldnadel par exemple) consistant à s’ériger en gardiens de la Morale, du Bien et à fustiger quiconque n’en respecte pas les standards, alors que dans le même temps, leur vie personnelle est très souvent à l’opposé… Ce que l’on appelle couramment de l’hypocrisie, en fait.

      Cordialement,

    7. Aline1

      Jacques B,

      En effet, cette période préparée insidieusement depuis un bon moment déjà, par ces « internationalistes bienfaiteurs », aura réussie, à nous mener à cette « ère de bisounours » en s’étant infiltrés, insidieusement un peu partout dans toutes les sphères de la Société, et dans beaucoup de Pays.

      Ils ont eu le temps de formater pas mal de cerveaux.

      Mais je pense que vu les résultats déjà fortement apparents, l’Utopie en prend pour son grade…Il faudra encore le temps pour ces gens là de reconnaître leurs erreurs…Ce qui risque d’être long, car il semble, qu’ils auraient beaucoup à perdre du fait qu’ils se sont forgés en une Nomenklature qui s’est auto-privilégiée, paradoxalement avec leur idée initiale.

      Mais ce paradoxe ne les dérange pas. Ce qui les gêneraient davantage à reconnaître leurs erreurs, ce serait de perdre les privilèges qu’ils se sont octroyés.

      Et ils s’y accrochent de toute force, en perdant toute logique, toute crédibilité. Mais qu’importe, « nos privilèges, d’abord ».

      C’est pour cela qu’il ne faut pas attendre qu’ils se réveillent seuls – Ils ne le feront pas. Au contraire, ils vont redoubler de mauvaise foi.

      Il nous faut donc un Sauveur pour nettoyer tout ça.

      Désolée du… »tout ça » qui peut sonner péjoratif…Mais comment les définir sans entrer dans l’insulte, la colère ou l’outrance ?

      Bonne journée.

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